vendredi 9 avril 2010

Lectures bordelaises

Bon, le week-end dernier, c’était Bordeaux. Donc week-end bien cool, jeu (cf. le blog jeu avec le bon dungeon lords), junk-food, film et un aprem binouze. Mais à côté de cela, il faut supporter le long voyage en train. Donc ça a été films (pendant le week-end je me suis enchainé la vague, dead snow, kiss kiss bang bang, baby sittor, gladiator, crazy kung fu et le patriote: que du bon quoi) et surtout bandes dessinées ! Sur eux par contre, je vais m’attarder. Cinq titres au programme : Notes, Blacksad, Walking Dead, The Boys et Hellboy.

Donc Notes 4 : Songe est mensonge tout d’abord. Tout le monde connaît déjà et a déjà lu les trois premiers volumes je présume. Et bien là, c’est la même chose : le blog de Boulet (cf. liens) mis sur papier avec des inédits qui portent, comme l’indique le titre du volume, sur les rêves et ce que l’auteur en pense. Très onirique, tordu, avec de la réflexion quand même et toujours aussi geek !



Blacksad 3 : Âme rouge maintenant. Donc c’est l’histoire d’un privé qui enquête sur diverses affaires dérangeantes. Tous les personnages sont représentés par des animaux correspondant à leur caractère/job. Que pourrait donc être le fin limier héros de toutes ces aventures si ce n’est un chat noir ? Après un premier album d’introduction (2000) déjà très bon mais assez classique reprenant tous les codes du roman noir, un second (2003) qui prend pour cadre une communauté minée par le racisme opposant animaux noirs et animaux blancs, en 2006 est sorti le troisième, encore meilleur que ses prédécesseurs. Cette fois-ci, on tombe en pleine chasse aux sorcières pendant la monté du communisme. On a donc à une nouvelle approche de trois ambiances différentes mais toujours aussi sombres. Et à chaque fois, c’est très bon, en mariant les très beaux dessins Juanjo Guarnido (c’est juste superbe…) et le talent de Juan Diaz Canales au scénario. Pour le Tome 4, il est annoncé depuis un bon moment mais ça semble durer…

On va passer aux comics maintenant. Il faut dire que je suis vachement tourné vers cet univers
en ce moment et que c’est une superbe découverte. Après les films du super (et en attendant Iron Man 2 !!!!!) et avoir lu pas mal de Moore, Miller et Gaiman, j’ai décidé de me lancer dans trois séries à succès.

Walking Dead (volume 1): alors, là c’est du zombi classique avec tout ce qu’il faut pour faire un bon film : des personnages fouillés avec leurs caractères bien à eux, du drame, du sentiment et des assauts de morts vivants. Bref, pas forcément original mais cela se lit très bien et on est quand même dans le haut du panier des histoires de zombis. En tout cas, c’est clair, je me prendrais la suite.



The Boyz (volume 1 et 2): du comics gras qui tache. On part d’un constat assez mode sur le risque de dérapage des super-héros. Lorsque le président des USA en prend conscience, il monte une équipe de brutes dopée chargé de les surveiller, de les gérer et, si besoin, de les remettre dans le droit chemin par tout les moyens. Donc on assiste aux dérapages de tous ces surhommes et à leur punition. Et on peut dire qu’Ennis et Robertson (deux grands noms parait-il, ce qui semble être le cas vu sur quoi ils ont bossé avant) envoient du lourd. Pas de politiquement correct et du bon gros fight de partout. Le 1 est vraiment terrible et le 2 bon (même si un cran en dessous). Et puis ya Simon Pegg qui joue dedans alors bon… On note au passage que certains fils commencent à se tisser pour l’avenir et ça promet du bon… Donc ça aussi, je pense me prendre la suite.


Et enfin, Hellboy (volume 1 et 2). Alors là, je suis fan des films, j’apprécie beaucoup le perso principal et j’ai envie d’y récupérer plein de choses pour du jdr. Donc les comics, c’était un chemin obligé. Et perso, je ne crache pas sur les dessins qui, s’ils sont assez particuliers ne me gênent pas du tout, bien au contraire, et permettent de mettre en avant le personnage central. Et pour ce qui est du scénar, j’accroche un max, du pulp, du pulp et encore du pulp. Avec tout ce que j’aime dans ce genre. Dans les deux premiers volumes, on a une team de super-héros cool qui rencontre pêle-mêle du nazi, du vampire, du monstre grand ancien style, Raspoutine, la Baba Yaga et sa maison, de l’homme serpent, un marcheur de combat, Hécate,… Pour vous donner une idée, les dédicaces vont à Dracula et à H.P.Lovecraft. Bref, on n’a vraiment pas le temps de s’ennuyer. Et comment ils s’occupent de ça ? Bah Hellboy fait le show, autant avec son gun et ses poings qu’avec ses mots… Donc un pur kif… Je ne peux m’empêcher de vous recopier ici la fin de l’intro du volume 2 écrite par Monsieur Alan Moore : « Hellboy est l’une de ces potions, forte et effervescente, servie dans une coupe fumante sortie du donjon ou du laboratoire d’un archétype de savant fou. L’album que vous tenez distille le meilleur de la bande dessinée en un vin enivrant d’un sombre éclat rubis. Asseyez-vous et buvez-le d’un trait, puis attendez que votre expérience de lecteur subisse une transformation confondante et inquiétante. Hellboy est un passeport pour un coin de paradis de la bande dessinée que vous ne voudrez peut-être plus quitter. Entrez-y et savourez. » Comment le critiquer ? Déjà, c’est Moore, ensuite il a totalement raison… Hellboy, c’est excellent, mangez-en ! Inutile de vous dire ce que je pense faire de la suite…

Berezina, l'avis du juge

Je me contente de le copier coller. Ma réaction plus tard dans un autre article (et pour ceux qui veulent lire le jeu en lui même, vous pouvez toujours me contacter. Pour savoir de quoi ça parle, jetez un oeil à cet article, dernière idée):


Critères éliminatoires :

Est-ce que le jeu respecte le règlement du concours ? (nb de signes, confidentialité, format, etc.)
Oui
Est-ce que le jeu intègre le thème du concours et ses contraintes ?
Oui

-Thème
Utilisation du thème : De quelle manière le jeu met-il en valeur le thème du concours ? 9/10: Le thème histoire/histoire secrète est très bien représenté, prenant de plus appuis sur une situation historique intéressante.

Univers et thématiques : l'univers est-il cohérent, riche et intéressant ? Les thématiques sont-elles dignes d'intérêt et bien mises en valeur dedans ? 8/10 Le thème est à la fois original est intéressant, bénéficiant d’un traitement fort bien documenté.

Potentiel de l'univers en terme de jeu : les descriptions invitent-elles le lecteur à mener/concevoir des scénarios intéressants ? Les thèmes recelés par l'univers sont-ils illustrés par le scénario proposé ou par d’autres moyens ? Le scénario et le genre de scénario proposés offrent-ils suffisamment de rythme pour plaire aux joueurs ? 7/10 L’auteur sait nous plonger dans son univers, l’ensemble est assez captivant.

-Mécanique:
Jouabilité : la partie simulation/ règles est-elle digeste ? Facile à prendre en main ? 6/10 Certes les règles sont faciles à prendre en main, trop peut-être…

Adéquation : les règles reflètent-elles les thèmes majeurs ? Parviennent-elles à simuler les situations de jeu proposées ? Sont-elles au diapason des intentions présentées dans l’accroche essentielle ? 3/10 C’est là ma grande déception. Quand on propose un cadre captivant, de plus élégamment maîtrisé par l’auteur, pourquoi ne pas fournir un système de jeu vraiment en adéquation avec l’ambiance. C’est un peu la partie bâclée, c’est vraiment dommage.

Innovation : la partie simulation/ règles propose-t-elle de nouvelles expériences de jeu ? Des parties innovantes et originales ? 3/10 idem

Expérience de jeu : la partie simulation/ règle est-elle facile à appréhender par les joueurs ? Influence-t-elle vraiment l'expérience ludique qu'ils vont vivre ? 5/10La nouveauté ludique tient essentiellement du contexte de jeu

Rejouabilité : le jeu invite-t-il à être rejoué (en campagne ou non), son potentiel est-il suffisant pour lui garantir une certaine espérance de vie ? 5/10 Cet univers est clairement destiné à une campagne unique type « burst », je doute de sa rejouabilité sur le long terme.

Ton : est-ce que la façon de présenter le jeu (ton employé, façon de décrire le monde) est en adéquation avec ses thèmes, avec son genre exposé dans l’accroche essentielle ? 8/10 Le ton est bien ajustée, le lecteur s’immisce aisément dans l’ambiance.

Expression : est ce que le candidat est clair dans ses explications, agréable à lire, respectueux des règles élémentaires d'expression écrite ? 8/10 La prose est très agréable

Potentiel global: Évaluation en termes de potentiel ludique et commercial. 6/10 Bien que basé sur un thème de niche, le thème à un je ne sais quoi d’à la fois captivant et « mystique », qui pourrait effectivement intéresser un public.

Efficacité : est ce que les enjeux, thèmes ou objectifs, les informations essentielles sont-ils clairement lisibles et non noyés dans le reste des renseignements ? 4/10 Oui, l’ensemble est bien structuré.




Clairement l’un de mes favoris, Bérézina n’a pas été qualifié, car comme dans tout concours il a fallu faire un choix… Le jeu comporte peu de défauts mais ils sont malheureusement un peu rédhibitoires. Avec un travail de réflexion sur une mécanique ludique en adéquation, et un développement dans la lignée de ce qui a déjà été fait, le jeu possède un bon potentiel

jeudi 11 mars 2010

Un point sur le blog

Juste un petit post pour faire un état des lieux.
Tout d'abord la saison 3 d'Another World ne sera pas tapée avant un moment et même probablement jamais sauf si la motivation revient. J’avoue que le format me botte un peu moins qu’au début (c’est trop court et on ne peut donc pas suffisamment développer) et que je n’ai pas envie d’écrire sur les zombis. Ni sur les vampires d’ailleurs. J’en ai pas mal bouffé depuis un an (Le Brooks, La Horde, Zombiland, La Lignée, Buffy que j’ai lu ou vu, les discussions avec pas mal de monde, Berezina et pas mal d’articles que j’ai écrit). Donc on va diminuer. Je vais continuer Buffy, attendre la suite de Léviathan avec envie et peut-être jeter un œil à Walking Dead mais je n’ai plus envie d’écrire là-dessus. Et puis, j’ai encore 15000 projets en tête alors que le stage me bouffe pas mal de temps et d'énergie. Celui qui me trotte le plus en tête est évidemment Dukreben (jeu de rôle où l’on joue des pirates roms sur les côtes européennes face à plein de mythes et légendes) mais j’en ai pas mal d’autres qui prennent du temps :
-finir de lire Nobiliis
-mon ile avec un pénitencier/asile pour Hellywood
-un reboot de la ligue des gentlemans extraordinaires en campagne/scénar jdr contemporain
-un scénario avec des mondes parallèles explorés par les services secrets franco-allemands. Ca je vais essayer d’en faire un texte plus qu’une campagne de jeu de rôle…
-corriger Berezina
-construire un échiquier de Machiavel
Ca fait donc énormément de choses à faire et j’ai envie de lire et de regarder plein de trucs en ce moment… Donc j’abandonne Another World et quelques autres projets que j’avais en tête (Highlander en jdr, freaks squeel en jdr, un script de série médiévale/politique, un projet de jds, une campagne GorkaMorka,…).

mercredi 3 mars 2010

Iouqruop erircé ne zorglangue ?


Ej sias, eédi’l tse ediputs. Elle a été eécnal snad enu noitasrevnoc euqinsm à al noc ceva enitsenre iuq a’m sruellia’d nu uep ivius snad ettec eédi. Siam etsuj à etitep esod. Eédi’l tiaté ed ressap enu eniames à reuqinummoc aiv tenretni te otxet tnemelleitnesse snad ettec eugnal. Ruop el tnemom ej ne’m erit sap port lam emêm is ia’j ud eriaf seuqleuq snoitpecxe.
Te ua egassap, no ne etiforp ruop relrap ed uorips. Uorips iuq tse’n nu’uq liavart imrap ertua’d ed niuqnarf, enu sed sednegél ed nom ecnafne. Siam, emêm is aç a illieiv, tse’c enu eirés iuq es til sruojuot issua neib. Is el egannosrep lapicnirp tse setrec essil, siam el les tse étroppa rap sel sertua, sli’uq tneios slitneg emmoc oisatnaf, enitocces, pips, el usram uo cangipmahc uo stnahcém à egami’l ed xuerffa’l nisuoc atnaz uo ud ruelliem ertne’d xue, Bulgroz. Ecrap euq iul, tse’c nu olagém ediva ed riovuop emmoc li ne etsixe tnat sertua’d. Tnemelues iul li a issuér. Te li a étnevni enu eugnal. Sel sertua sruetatcid ne sebreh tneiarved ne erdnerp ed al eniarg, sunim, xetroc, ipuop, el emong, tse’c ed suov euq ej elrap ! Cnod àliov, uorips, tse’c sruojuot apmys à eril nifne(, sel sneicna …nieh sel tuot sreinred tnessap )issua. Zetej ne reilucitrap nu puoc liœ’d à nrq rus gulbnezterb, nom puoc ed ruœc ud tnemom.
Te, ne reilucitrap ruop sel sneg sregna’d te xela, li y a enu etitep eriotsih iuq tuav el puoc à al nif ud ruegayov ud euqïozosém euq no’l tiarruop remusér rap: "te iom ej suov tid tuz !"



Aliov. Nonis, niuqnarf, ec tse’n sap euq uorips, tse’c issua notsag, el usram siam tuotrus sel seédi serion. Srola, aç tse’c à eril. Sulp euq tuot. Nu titep uojib, truoc, elôrd te erbmos emmoc no sel emia … ruop erulcnoc :

tnemellennoitutitsnocitna
eviv bulgroz!
vive zorglub!

vendredi 26 février 2010

Adapter Shutter Island en Jdr, comment faire ?

Le but de cet article, qui me trotte dans la tête depuis que j'ai vu la BA du film, est de regrouper mes idées sur cette possible adaptation, les inspi ainsi que tout ce qui me passe par la tête qui pourrait servir à quelqu’un qui voudrait se lancer dans ce projet. J’envisage pour le moment trois solutions :

Solution 1 : en faire un jeu à part entière

L’univers :
On part de Shutter Island et on garde la prison/asile avec les criminels les plus ingérables du pays. Et on balance des flics là dedans. Ensuite, pour le cadre, je dirais après guerre en Angleterre mais ça reste à poser/détailler. Là dedans, on case des individus sombres, torturés et l’ambiance qui va avec. Du thriller donc. Pas de vrais bons gentils, même du côté des PJs (on garde des personnages proche du film donc). Pas de fantastique, il y a bien assez à faire sans avoir à s’engager là dedans.
Pour ce qui est de l’intrigue, on la retravaille totalement pour surprendre ceux qui ont vu le film et surtout jouer à plusieurs PJs. On ne conserve que le début en fait. Jusqu’à l’entrée dans l’asile. Ensuite, on ne fait que reprendre certains éléments, lieux ou personnages.

Le format :
Assez proche d’un burst à la Notre Tombeau (en gros, une campagne clef en main et autosuffisante notamment niveau univers avec système intégré). L’huis-clos se prête plutôt pas mal à ce genre de format vu les limites qu’il amène. Donc une adaptation de Shutter Island doit comprendre un système + une description du lieu (avec carte et personnages principaux) + le déroulement de quelques événements. La différence avec un vrai burst, c’est qu’il n’y a pas une véritable trame prévue ; plusieurs possibilités sont envisagées et c’est au MJ de faire selon les choix des joueurs.

On joue quoi ?
Au départ des flics envoyés là dedans pour résoudre une affaire. Je partirai plus sur des prétirés au passage. Et vu que la mortalité devrait être relativement élevée, certains PNJ peut-être moins importants pourraient passer PJ par la suite.

Le contrat social :
Les PJs sont des humains, un peu supérieurs physiquement et intellectuellement à la moyenne mais pas héroïques. Ce ne sont pas des vrais gentils et ils ont des parts d’ombre. Ils peuvent crever sans que le MJ ait à avoir de remords. Pas de coups bas gratuits entre eux par contre. Il doit y avoir assez à faire sans.

Quelques inspirations :
• Shutter Island, évidemment, livre, BD et film
• 10 petits nègres
• Oz
• L’asile d’Arkham dans Batman
• L’ambiance HPL sans l’aspect grand ancien/fantastique
• Vol au dessus d’un nid de coucou
• The Shield
• Monk
• Dans la brume électrique
• En jeu de rôle, je jeterai en priorité un oeil sur Patient 13, Hellywood voir un peu de keutulu.
Bon, les inspis sont très variées pour le coup et absolument pas exhaustives. Le but est de regrouper des huis-clos (je ne trouve pas grand-chose en milieu carcéral), des flics névrosés, de l’ambiance flippante ou au moins perturbante ainsi que des histoires se passant dans des prisons ou des asiles…

Le système :
Adaptation d’un système libre je pense. Et forcément un système simple. Pas plus d’idée pour le moment (Dk2 ?).

Autres idées :
Pour la présentation des personnages, je partirai bien sur une enveloppe A4 marron sur laquelle est présente une petite description du type. A l’intérieur, on case la feuille de perso, un historique plus détaillé et un résumé du système. Et on met plus de personnages que de joueurs pour laisser le choix.

Solution 2 : un supplément pour un autre jeu.
En casant ça dans l’univers d’Hellywood, ça ne devrait pas être mal. Le jeu est bon, le système aussi. Donc on reprend ce que j’ai proposé en 1 en modifiant quelques aspects (présence du fantastique, système et époque) et on adapte ça pour Hellywood. Si je devais m’y atteler, c’est probablement cette méthode que je choisirai.

Solution 3 : le one shot
On reprend tout du film : ambiance, lieu, perso, héros et scénario. Et on fait jouer la même histoire à un seul joueur qui n’a pas vu le film… Ça peut-être extra mais le MJ doit être excellentissime. Et niveau système, je n'ai pas lu Patient 13 mais ça peut-être une idée...

Voilà, c'est tout pour l'instant. Je verrai ce que j'en fais une fois Berezina repris et Dukreben suffisamment avancé. Si d'ici là, vous avez des idées ou des inspis, je suis preneur.

jeudi 25 février 2010

Shutter Island

On continue sur les scéances de cinéma avec le nouveau Scorcese, Shutter Island:





Du très très lourd cette fois-ci. Les critiques sont presque partout élogieuses et je suis d'accord avec elles. Di Caprio joue à merveille et sort un très très grand numéro. Les autres acteurs sont bons mais forcément un peu éclipsés. Le scénario est vraiment bon (malgré un ou deux clichés) sans être trop prévisible et donne envie de lire le bouquin (ça ne saurait tarder d'ailleurs). La fin est juste terrible mais je ne préfère pas en dire plus, ça vaut le coup de la découvrir. Et tout au long du film, il y a énormément de clins d'oeils et d'indices sur ce qu'il se passe. Pour ce qui est de la réalisation de Scorcese, elle est soignée, sombre et angoissante. Pile ce qu'il faut...

Un travail de maître.

Deux petits bémols:

-les sous-titres sont pas toujours bien fichus (justesse/blanc sur blanc/passages non traduits) sans que cela gène la compréhension.
-la musique n'a pas convaincu Alex avec qui j'étais ce soir là. Moi ça ne m'a pas posé de problèmes.

Donc, encore un film très convaincant. A aller voir d'urgence. Et même s'il dure plus de 2 heures, ça ne se voit pas.

Prochain article: Comment adapter Shutter Island en Jdr?

samedi 13 février 2010

La Horde

Hier, à nouveau un ciné (suis en manque, je commence à craquer) pour aller voir la Horde.


Après un film que la presse encense et que le public n'apprécie guère, on passe à l'inverse: des critique de presse catastrophiques mais un public apparemment conquis (allez faire un tour sur allociné c'est flagrant).

Premier truc: l'avant film. Le public n'est plus du tout le même. On passe d'un public âgé et mixte à plein de jeunes geeks (deuxième fois que je vais dans ce ciné, deuxième fois que ça me fait ça. Mais bon, la première, c'était district 9 alors bon...). Les bandes annonces sont bien ciblées au départ puis ils nous présentent des films pour nana... Zarb quand même comme choix. Mais bon, la dernière BA vaut le coup à elle seule: Iron Man 2! Purée, sur une toile ça claque encore plus... Et moi qui aime me mettre devant pour ce genre de film, j'en prend plein la tête. Je veux le voir purée...
Voilà, c'était la minute Iron Man, on peut revenir à La Horde.
Entendu parlé par le gros cinéphile de la promo (merci à toi Simon) qui avait su me le vendre. La BA et les critiques ont aidé à faire le reste. Parce que bon, un film français avec des zombis, je voulais pas louper ça.

Le scénario est vide, une fois de plus (après Agora, Avatar et A serious man, ça commence à faire quand même). Une tour d'immeuble en haut de laquelle se retrouvent des flics et des truands. Et ya les zombis qui débarquent. Un prétexte pour réunir les deux bandes, pas de raison pour expliquer pourquoi les morts se transforment en zombis. Ils sont là et c'est tout. D'ailleurs, je trouve que ce n'est pas plus mal, je trouve la plupart du temps les raisons trouvées complètement idiotes. Autant ne rien dire, c'est plus simple. Et puis les gens qui se retrouvent au plein milieu des zombis ne le savent pas et ont autre chose à faire. Alors pourquoi on aurait à savoir? Donc le scénario, c'est Flics vs gangsters vs zombis. Fin, délicat et savoureux. Bon, les flics et les gangsters sont obligés de s'allier et ça fait une source de tension mais ça va pas plus loin.

Le casting: que des inconnus pour moi. Mais ils se débrouillent bien. Les truands sont bons, le papi qu'ils croisent apporte beaucoup je trouve. Les flics sont pas tous top mais ça va. Pour les zombis, pas de problème pour moi. Pas les plus flippant que j'ai vu mais ça va.
Pour ce qui est des personnages, ils sont plutôt bien fouillés et ont une personnalité qui va s'affirmer tout au long du film. Pas de manichéisme et ça c'est toujours cool.
La réa. Très bien géré. Ça part comme un film d'Olivier Marchal (du tout bon pour moi) avant de dégénérer. C'est rythmé tout du long et bien filmé. Nickel. Ya bien quelques défauts mais on leur pardonnera. Idem pour les dialogues. Tout à fait ce qu'on attend d'un film de genre.

L'action. Bah oui, on est là pour ça. Pas pour la philo ou la rigolade. Et là c'est du tout bon. Ça charcute de partout, ça taille, ça explose, ça cogne, ça ventile, ça défonce... On a le droit à notre dose de barback plus ou moins fraîche tout du long. Et ça envoie du lourd...
Donc au final, j'ai pris mon pied. Si vous êtes des geeks, que vous aimez bien les trucs de zombis et que les films où l'action prime (mais ya pas que ça hein), allez y les yeux fermé. Ca fait du bien et ça détend un bon coup. Du bon film de genre.

PS: d'ailleurs, j'y pense. Ce que je dis là rejoint un peu mon article sur les BDs de label 619: ce qui a influencé le gars qui a fait ça, c'est des trucs que je connais et que j'aime. Ce sont des oeuvres faites pour moi et mes semblables par d'autres geeks.
PPS (et edit): au passage, le film a un tout petit budget et a aussi du sa survie/sa réalisation grace aux fans... Comme quoi. Pas besoin d'une masse hallucinante de fric hein...

jeudi 11 février 2010

A serious man

Ce soir, deuxième cinéma de l'année (je sais, deux, c'est peu mais c'est dire si j'ai pas le temps)... Après Agora, c'est donc A serious man que j'ai décidé d'aller voir.



Je pars avec un très bon à priori. Les critiques sont bonnes, les Cohens, je connais et j'ai jamais été déçu et la BA m'avait bien tenté. Donc je me dis que je vais passer un bon moment.

Et effectivement, je passe un très bon moment.

Le casting: vide, personne de connu à l'horizon. Ha si! On retrouve Howard Wolowitz (enfin l'acteur) dans un tout petit rôle. Un jeune rabbin. Ça lui change de l'obsédé. Et ce changement, pour les fans, c'est l'éclate. Vraiment. Pour le reste des acteurs, on trouve surtout des inconnus, habitués à des petits rôles dans des séries TV (le frère a joué dans scrubs, presque sûr). Mais qu'est ce que ça joue bien... Ya pas à dire, niveau direction d'acteurs, ils assurent. Déjà dans Burn after reading, ils avaient pris une pléiade de stars pour leur faire jouer -à merveille- des rôles complètement différents de d'habitude (comme pour Javier Bardem dans No Country au passage). Ici, ils prennent des acteurs peu connus et les font jouer comme des dieux. L'acteur principal en particulier est bluffant.

Niveau scénario, c'est l'histoire d'un mec. D'un juif. Il voit sa vie s'écrouler tout au long du film. Point. Bon, j'exagère un peu mais pas beaucoup. Tout tourne autour de lui et on le voit petit à petit perdre pied et essayer de trouver le réconfort dans la religion. La fin peut sembler tomber un peu à plat. Mais finalement, c'est pas mal du tout. Ouverte, triste et touchante à la fois.

La musique. Elle gère. Un mariage/alternance entre des chants traditionnels et musique de Jefferson Airplane. Woodstock!!! (et un poil de Hendrix en plus) Le mélange est étonnant mais ça passe vraiment pas mal. Et puis j'accroche vraiment pas mal à Jefferson Airplane. Leur Somebody to Love qui passe à plusieurs reprise est toujours aussi bon et s'inscrit ainsi en filigrane dans le film.

La réalisation. Une fois de plus, c'est là que les Cohens tuent tout. Ils assurent vraiment. Entre scène touchante et situation hilarantes malgré le sujet. En 1h45, on ne s'ennuie pas, c'est clair. On retrouve d'ailleurs un humour plutôt proche de celui de Burn After Reading et c'est le pied. Certains leur reproche un humour "juif" impossible à comprendre pour les goï. Je ne trouve pas. C'est sombre, grinçant et noir. Mais vraiment bon. Une nouvelle fois, les deux frères marient film dramatique dans son ensemble et situations comiques.


Donc, je me suis régalé. C'est pas The Big Lebowsky (rien ne s'en approche) mais je pense que j'ai préféré ça aux autres Cohen que j'ai pu voir (et que j'ai apprécié aussi d'ailleurs). Je ne peux donc que vous conseiller d'y aller...

Allez, le prochain, c'est dans un an, en janvier. Et on y retrouve Jeff Bridges...

mercredi 10 février 2010

Je rêve toujours!!!

J'avais posté, il y a quelques temps déjà, cet article. J'avais dit que j'y reviendrais suite aux commentaires. M'y revoici donc après un certain temps (et j'ai plein de projets à la bourre. Another World par exemple).

Ainsi, les commentaires avaient posé quelques débats essentiels je pense:

-le public visé. En d'autres termes, les geeks. Je suis d'accord avec l'idée de départ: le geek, c'est un passionné. Point. On est d'accord. Mais bon, ce terme a quand même beaucoup évolué non? Un passionné de foot, qui le qualifierai vraiment de geek? Maintenant, un geek pur, c'est informatique, SF, fantastique, science et jeux. Avec un bagage culturel qui lui est propre. Il y a après beaucoup de geeks partiels (j'en suis un: la programmation et moi, par exemple...) mais les points communs existent bel et bien. Et un geek n'est pas un no-life. Un no-life est un geek, ok mais pas dans l'autre sens. Ya quelques bons exemples qui passent parfois par ici d'ailleurs: geeks mais pas no-life.

-pourquoi pas de rolothèque: 1) pas viable 2) ça ne m'intéresse pas du tout. Ce qui me plait là dedans (et dans les geeks d'ailleurs), c'est ce mélange des genres et des supports. 3) je ne conçois pas les jeux de rôle sans littérature, séries ou films. Tout cela va ensemble pour moi.

-pourquoi viendrait-il? Parce qu'on lui propose quelque chose qui lui est destiné. Tout simplement. Le geek aime sortir et rencontrer ses semblables. J'y crois. Regardez les librairies BDs ou de genre, les magasins de jeux ou les conventions qui vont bien. Elles sont pleines de geeks. Si tu lui fait une offre qui le cible et qui lui parle, le geek viendra. Pour les geeks qui passent: on ouvre une "geekothèque" à côté de chez vous ou pas loin, y allez-vous au moins pour voir? Moi oui. Le faire venir, ça va, je pense. Ensuite il faut le faire REvenir. Et là, ça peut-être plus dur, le geek étant assez souvent exigeant. Et là, trois gros arguments: un fonds adapté et de qualité, un personnel compétent et connaisseur et surtout un programme d'animation qui va bien avec projection de films, tournois de jeux, conférences, dédicaces... En travaillant ces trois points, je pense que l'on a des armes pour conserver notre public.

-ce que l'on propose au public: ce qu'il a du mal à trouver ailleurs en bonne quantité. Donc prêt de jeux vidéos, de gros jeux, de jeu de rôle, de littérature et films de genre, des séries TV adaptées et des BD/comics/manga pour geek (on exclu donc ce qui est trop grand public ou les BD qui se veulent "intelligentes" -Larcenet Retour à la Terre et Combat ordinaire inside. Cette remarque étant pour Romain-.

PS: les commentateurs du premier article: Sardine=Alex et anonyme 1/2=Romain?

mardi 9 février 2010

humour noir : Why so serious ?

Cet article vous est proposé par Hélène,

J'avoue, je suis pas inspirée en ce moment, entre les fiches et les trucs pour le moins pas fun du master, mon mojo se fait souvent la malle. Alors de quoi parler ? Hum, voyons... Pourquoi pas du Joker ? En spécial dédicace à Mr M. Directeur départementalement national de je ne sais quel dépôt d'archives. Il porte fièrement la veste verte de notre cher ami au sourire d'ange. Selon les littérateurs, dont je fais partie, le Joker est inspiré en partie de la nouvelle de Victor Hugo, L'homme qui rit. C'est un chien fou qui court après les voitures, comme il se définit lui même, un personnage tellement borderline qu'on se doute bien que le séjour en prison ou hôpital psychiatrique est aussi utile qu'un maillot de bain en plein hiver. Mais alors pourquoi est-il aussi drôle ou jubilatoire, au choix ? Son côté au-delà toute contenance, toute convention, tout cliché de folie joue beaucoup. Je ne me rappelle pas avoir vu de méchant qui s'en prend autant aux mafieux (bien pâles à côté de lui) qu'au héros de la cité. C'est un je-m-en-foutiste incroyable, aucune culture de la mafia, aucun respect pour personne, tout le monde y passe, de l'hôpital aux prisonniers du super procureur. Il pervertit tous ceux qu'il approche et n'échoue que face à Batman, qui faut bien le dire, a déjà des soucis de santé mentale à gérer. De là à dire que c'est un nihiliste, pourquoi pas. Il n'aime pas l'argent, il brûle la moitié de toute la fortune de la mafia, il tue pour le fun, il ment sans arrêt. Un peu plus et on pourrait se demander si il n'est pas Lulu en chair et en os. Il représente le mal absolu, abyssal et irrécupérable. Alors pourquoi est-il si drôle ? Peut être bien parce qu'il est toujours à l'extérieur de la société qu'il tourmente. Personne ne le connait au départ, comme je l'ai dit, il n'a du respect pour personne et détruit les biens des mauvais comme des gentils. Il ne peut être rattaché à aucun camp précis. Il regarde tout le monde de loin et se moque d'eux, faisant ressortir leurs travers grossiers et stupides. Alors le rire qu'il provoque est-il un rire de peur ? On rit comme une défense face à tant de sadisme, on rit pour ne pas trembler. Ou on rit parce qu'on le comprend, un peu, finalement. Notre société est tellement pourrie qu'un coup de pied dans la fourmillière est le bienvenu, tous ces gens sont si ridicules que l'on est heureux que quelqu'un partage notre point de vue et fasse ce dont on rêve sans vouloir l'admettre : aller squatter une super fête de richoux et les faire pisser dans leur frocs avec un couteau et une histoire de cicatrices.