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vendredi 22 juin 2012

Changement de genre...

Hier soir, j'ai vu Red State...

Qu'est ce que c'est que Red State?
C'est le dernier film en date de Kevin Smith.

Qu'est ce que c'est que Kevin Smith?
C'est un gros geek.
Mais aussi un des cinéastes qui m'a le plus fait marrer ces derniers temps. Il est avant tout connu pour avoir créé un "univers", le View Askewniverse où se passent 6 de ces films. Et c'est une série de petits bijoux très drôles avec, au départ, peu de budget. Bref à voir.

En 2006, il décide de clore cet univers par un très bon Clerks 2 (le premier film de Smith s'appelle Clerks et date de 1994. La boucle est bouclée). Puis il profite de sa reconnaissance pour se diriger vers d'autres horizon et tourner deux films plus connus, Zach et Mirni font un porno et Top Cops. Je ne les ai pas vu mais ils valent apparemment beaucoup moins le coup.

Et ensuite, retour vers un cinéma indépendant avec le film dont j'ai envie de parler aujourd'hui, Red State avec un budget beaucoup plus light.

A noter que Kevin Smith c'est aussi le type qui a déclaré "Ce sont les films de Quentin Tarentino et des frères Coen qui me font triper. Mon porno à moi c'est ça!". On ne peut qu'aimer, non?
(cf. dernier numéro de Mad Movies sorti avec un très bon article au sujet de ce film).

Alors bon, Red State! Déjà, c'est une affiche superbe. Jugez plutôt:



Un film d'horreur? Ça commence comme ça puis ça dévie sur un film de siège où l'on sent bien l'influence de Waco sur les mémoires américaines presque 20 ans plus tard. Le nom n'est jamais prononcé mais on le sent tellement présent...

Le pitch du film est:

"Trois adolescents reçoivent une invitation en ligne pour du sexe, mais ils sont vite emprisonnés par des fondamentalistes religieux avec un programme beaucoup plus sinistre."

Si cela semble léger, il y a réellement beaucoup plus de profondeur derrière et une vrai évolution. On n'évite pas quelques clichés mais ça fait parti du genre pour le coup. Les acteurs sont très bon avec une mention particulière pour John Goodman comme d'habitude (la référence au Coen prend sens ici) et surtout Michael Parks que ne connaissais que vaguement avant. Et là il explose la pellicule et domine largement le film en prédicateur leader de sa secte. Il a d'ailleurs droit à un monologue magnifique dans la première partie du film. Ici, c'est la référence à Tarentino qui ressort, tant part l'acteur lui-même que par la tirade. Le reste du casting est plutôt homogène et ne démérite pas. La réa est au poil sans vraiment être fantastique. Du pur Kevin Smith quoi. Rien de fabuleux mais pas honteux non-plus.
Mais qu'a-t-il de si fabuleux ce film? Retour au sénario et à ce que le réa met derrière. C'est la dénonciation de tout un pan de la société américaine et à la façon de faire. Une partie de la jeunesse, les sectes extrémistes (d'autant plus lorsque l'on sait que Kevin Smith est lui-même croyant) et les débordements causés par le patriot act. Et on a le droit à la décharge d'action indispensable à ce genre de film.

Bref, une très bonne surprise que ce film qui a été une vraie claque et que je ne peux que vous conseiller fortement. Kevin Smith nous propose autre chose que ce qu'il avait l'habitude de nous offrir et la reconversion lui réussit bien.

mercredi 9 mars 2011

Quelques cinés...

Bon, la résolution de l’an dernier de critiquer tous les films que je vais voir au cinéma est bien mal partie pour celle-ci.
Quelque mots quand même pour ceux que j’ai été voir pour le moment (je mets l’échine du diable de côté, il est un peu plus ancien et mérite un article à lui seul) :

Black Swan : très bon ce film, bien réalisé, bien joué et assez traumatisant. Quelques défauts néanmoins. Un bon 5/6 sur l’échelle mad.

Largo Winch 2 : bahhhhhhhhhhhhhhhhhhh. J’avais plutôt apprécié le 1 mais là… Ils ne savent même pas filmer les scènes d’actions… Et ils ont osé massacrer Simon… 1,5/6 (1 pour la scène de chute libre, 0,5 pour leur Largo)

True Grit : un Coen… Je pars avec un à priori positif même si c’est pour un western (j’aime pas les westerns,…). Et comme prévu, c’est parfait sur tous les plans. Et la petite est juste fabuleuse (les autres aussi mais elle m’en a bouché un coin). 6/6

127 heures : encore du bon film. La musique et les paysages sont superbes, la réa au poil, James Franco joue vraiment bien et les actrices pleines de charme. Le scénar est bien sûr assez maigre mais cela était inévitable. Les comparaisons avec Into The Wild sont flatteuses et mérités. 5,5/6

mercredi 9 février 2011

Galère, galère, galère, galère,…

Une histoire de bateau où tout prend l’eau ? Un peu cela ces temps-ci en fait. Alors, on se repose sur les essentiels, les potes et le geek stuff. Au moins, ces choses ne lassent ni ne laissent tomber. Côté potes, c’est toujours aussi fourni même si certains commencent à sérieusement manquer (ils se reconnaitront). Coté geek stuff, il y a une production tellement énorme et j’ai tant de retard que j’en ai pour des années.
Alors quoi de beau dans mon monde imaginaire ?
Les premiers cinémas de l’année avec Green Hornet, Les Chemins de la liberté et Le Discours d’un roi.



On commence avec le dernier Gondry qui se met au super-héros. Alors, un bon petit film fun avec un duo d’acteurs qui font leur show et une bonne utilisation de la 3D tout au long du film (et du générique d’ailleurs). Mais qu’on ne s’attende pas à du bon super-héros. On est bien loin de ce qui se fait de mieux en la matière (vous devez déjà connaitre mon goût pour les personnes masqués en collant) et même les super « déjantés » de ces dernières années (Kick-Ass) sont beaucoup plus marrant. En fait, on assiste plus à une comédie à l’américaine assez classique dans un univers à la mode. Et on regarde deux types faire leurs pitreries. Alors un film qui se laisse regarder sans être inoubliable. Ce film vaut aussi pour deux seconds rôles vu que l’on retrouve l’acteur jouant Adama dans Battlestar Galactica (et il a toujours la classe !) et ce bon vieux Christopher Waltz toujours aussi fun et bon (il a réussi à me faire éclater de rire quand même ce con).



Second film de l’année : Les Chemins de la liberté. Et là, c’est une sacrée claque et une véritable bonne surprise que je trouve peu mis en avant. Parce que pour le coup, on est face à quelque chose de vraiment bien qui vaut largement sa place de cinéma. Arriver à rendre ce genre de périple intéressant ce n’est vraiment pas facile mais le réalisateur y arrive bien, en grande partie grâce à un casting réussi et des acteurs ayant à la fois la gueule de l’emploi ainsi qu’une qualité de jeu indiscutable. Et Colin Farrell confirme tout le bien que je peux penser de lui depuis quelques temps (et pas que pour Crazy Hearth). Ajoutez à cela un scénario qui arrive à retenir notre attention ainsi que des paysages somptueux (comment ne pas avoir envie de grands espaces en regardant cela ?) et on se retrouve face à un vrai bon film que je ne peux que conseiller !




Enfin, je vais devoir encore plus élogieux avec le somptueux Le Discours d’un roi parce que là, on n’est pas loin du chef d’œuvre tant tout est soigné et au poil. Rien à redire, si ce n’est le côté parfois « académique » du film : tout y est millimétré, classique et prévisible. Cela n’empêche cependant pas le film de fonctionner à merveille et de nous époustoufler par le talent des trois acteurs principaux véritablement excellents. Et voir madame Burton dans un film autre qu’un de ceux réalisés par son époux permet de se rendre compte de ses véritables qualités de jeu. Idem pour ce cher Barbosa ! Je ne peux que vous recommander d’aller voir absolument ce film et je crains que ce ne soit pas la dernières fois cette année tant le planning est alléchant ! il suffit de regarder les nominés aux oscars pour se rendre compte de ce qui nous attend dans le prochain mois…

Bon, finalement, ces derniers cinémas sont bien peu geeks mais cela devrait s’arranger avec les prochains puisque demain, ya L’Echine du diable de Del Toro qui passe aux Carmes et que samedi je devrais aller voir Tron 2. Un peu mieux non ? J’aurai aimé vous parler de BD (enfin, plus de comics), de séries TV et même de Gaiman mais cela serait pour une autre fois. Et peut-être aussi de jeu de rôle si je rejoue un jour !
PS : un article par mois, vraiment pas terrible…

samedi 1 janvier 2011

Une bonne année,... de cinéma

Bon, une année se termine, une nouvelle commence et c’est le moment de remplir plein de traditions plus ou moins agréables. Si je vous épargne les bonnes résolutions que je ne tiendrais pas, un nouvel article consacré au cyclisme et que j’ai évité les texto de minuit, je ne peux pas déroger à une courte récapitulation de cette année 2010 en matière de cinéma. Je vais donc vous proposer ici mon top 10 parmi les films que j'ai vus au cinéma et non grâce à d’autres moyens ce qui élimine d’emblée certains candidats sérieux (Invictus et Fantastic Mr Fox par exemple).

1) 8th Wonderland : Pas un grand film mais une telle claque. Quel OVNI !
2) A serious man : Un grand film. Comme d’habitude avec les Coen
3) Crazy heart : Deux oscars pleinement mérités mais pas que. Superbe !
4) Kick Ass : Du fun, du fun, du fun, et que du fun.
5) Rubber : Un autre OVNI plein de fun mais pas que…
6) Shutter Island : Du Scorsese bien noir au meilleur de sa forme
7) Scott Pilgrim versus the World : Du fun et des trouvailles à tout va ! Jouissif.
8) Soul Kitchen : Enorme surprise qui apporte plein de bonheur… et de couleurs !
9) My own love song : Un superbe cast qui rend ce film beau et touchant !
10) The Social Network : Pour le cast et la réalisation essentiellement

Un top 10 finalement assez varié, entre OVNIs, films pour geeks et grands films, on a un peu de tout pour une très bonne cuvée à mon goût. A noter que les 8 premiers sont largement au dessus du reste et ont été assez difficiles à départager les uns des autres.

Quelques mentions spéciales:
-Déceptions de l'année pour Iron Man 2 (j'ai bien aimé mais franchement, à comparer au 1, c'est décevant) et Inception (de telles possibilités finalement bien peu utilisées,... grrr)
-Acteur de l'année: Jeff, of course, parce qu'il choppe un oscar qu'il mérite tout en dominant le beau casting des chevres du pentagone haut la main (et donnant un petit intéret au film)
-Le film que je n'aurais pas du aller voir: Adèle Blanc Sec
-Regret de l'année: ne pas avoir vu des hommes et des dieux...

Pour l'année qui arrive, j'attends beaucoup de quelques films, en particulier du prochain Coen, True Grit qui s'annonce encore comme un très grand et une probable machine à récompenses.

Mais, d'un autre côté, ya pas mal de trucs tentant: Paul, Pirate des Caraibes 4, Tron 2, Largo Winch 2, Very Bad Trip 2, Sherlock Holmes 2, Somewhere, Au-Delà, Black Swan, 127 heures, Tree of Life, les chemins de la liberté, Route Irish, Burke and Hare, The Invention of Hugo Cabret, A Dangerous Method, The Goon, Thor, Green Hornet, Sucker Punch, Captain America, Conan, Hobo With a shotgun. Bon, je reconnais que ça fait beaucoup et que je me suis peut-être laissé emporté mais cette nouvelle année me semble vraiment bonne...

En espérant qu'elle le soit effectivement! Et pour vous tous d'ailleurs!
Bonne année à toi qui me lis donc!

mardi 7 décembre 2010

Scott Pilgrim vs. The World

Dur, dur d’élaborer une vraie critique de ce film…
L’idée de départ est simpliste : un jeune musicien tombe amoureux d’une nana et doit combattre ses sept ex-maléfiques pour la séduire. Le tout sur un fond de référence à la pop culture, essentiellement jeux vidéo.

Et elle est plutôt bien traitée, la réalisation passe plutôt bien, sans moments d’ennuis et toujours aussi fun. Avec Edgar Wright, on sait à quoi s’en tenir tant Shawn et Hot Fuzz sont extraordinaires. Et là, on s’éclate tout autant. Mené par un bon Michael Cera et une Mary Elizabeth Winstead qui joue pas mal, le casting se démène bien, en particulier certains seconds rôles très important dans le manga (Knives Chau et Wallace). Mention toute particulière pour Jason Schwartzman qui monopolise l’écran lorsqu’il apparait. Tout cela doit vous décider à aller voir ce film malgré les quelques reproches qui vont suivre d’ici peu. En effet, pour son humour et pour toutes les petites trouvailles dans la réalisation (en particulier les scènes de combat), il vaut vraiment le coup.
Néanmoins, ce film n’est pas exempt de toutes critiques. Son scénario est évidement faiblard mais cela vient du matériel de base et est pleinement assumé. Cependant si dans la BD, les intrigues secondaires fourmillent et partent dans tous les sens, c’est beaucoup moins le cas ici et les personnages secondaires sont sous exploités malgré un potentiel certains (Knives, Kim, Wallace,…). Leur absence révèle aussi un gros défaut du film, celui qui me semble le plus rédhibitoire : on ne croit absolument pas à l’histoire d’amour entre Scott et Ramona. Je ne sais si cela est du à un véritable choix du réalisateur ou au jeu des acteurs… Si ma première hypothèse est la bonne, je pense que Wright a fait le mauvais choix et qu’il aurait du tourner cela autrement. Si c’est la seconde, cela est un peu plus inquiétant en ce qui concerne Cera que j’adore par ailleurs. Mais il faut dire que ses précédents rôles n’étaient guère convaincant sur ce point (alors que j’adore sa façon de jouer pour le reste). Bref, un gros bémol et une évolution à surveiller…



Alors, Scott Pilgrim, il faut le lire ou il faut le voir ? Les deux, clairement ! On a d’un côté une version complète, permettant de bien voir tout cet univers et la richesse qu’il développe alors que de l’autre, on a un concentré de fun, porté par le support idéal pour l’utilisation des codes du jeu vidéo. Finalement, je me demande si l’idéal ne serait pas une adaptation en série télévisé. On aurait la richesse du format papier avec les possibilités techniques du cinéma.

vendredi 22 octobre 2010

Un petit bijou...

Bon, hier c'était retour au ciné pour le dernier film de Guillaume Canet Les Petits Mouchoirs.


Je partais avec un à priori assez mitigé, n'étant pas fan de Canet et encore moins de l'affiche que je trouve particulièrement laide. Mais si le film est relativement prévisible et n'évite pas certains clichés quasi obligatoires, on nous livre ici une petite merveille. Le casting est irréprochable, chacun jouant juste et étant idéal dans son rôle. Cluzet, Cotillard et Magimel portent les autres vers le haut et arrivent à ne pas les éclipser malgré trois performances de toute beauté (d'ailleurs, ils arrivent à toucher tous les trois à une palette de jeu impressionnante. On retrouve même par instants la Cotillard de Dikkenek). Une mention spéciale au passage pour Joel Dulpuch, véritable inconnu, dans le rôle de Jean Louis. Tout ce merveilleux casting (c'est vrai que c'est plus aisé avec d'aussi talentueux acteurs mais il faut encore arriver à obtenir ce que l'on veut) se retrouve dans une tragique histoire de potes qui va voir se défiler toutes les émotions possibles et inimaginables dans un scénario solide ne laissant ni incohérence ni temps mort (2h30 de film, pas un regard sur la montre, ce qui est rare même pour un très bon film, qui plus est commencé à 22h50). Du côté de la réalisation, c'est soigné, c'est nickel, rien à redire. Rien que pour certaines vues aériennes, ça vaut le coup de profiter de l'écran de cinéma. Si l'on ajoute à tout cela, des dialogues percutants et une bande originale soignée, bien pensée et en adéquation avec les scènes que chaque morceau accompagne, on finit par obtenir un film où tout semble aller de soit. Pas une fausse note, pas une impression que Canet aurait pu faire autrement/mieux pour tout ces aspects.
Un seul regret en fin de compte, deux abrutis qui se sont marrés pendant une bonne partie de la séance et qui ont redoublé tout cela pendant la scène la plus dramatique du film... Bref, des baffes qui se perdent mais rien qui ne doit vous empêcher d'aller le voir!

dimanche 22 août 2010

Rêve et testostérone


Deux films cette fois-ci. Je commencerai avec Inception vu il y a un peu plus d’une semaine.
Pour ce film, je partais avec un à priori assez neutre. D’un côté je ne suis pas fan du tout de Nolan. Avant de me faire tomber dessus, je préfère signaler que je n’ai pas vu tout ce qu’il a réalisé. Mais ses Batman sont sympa mais sans plus. Et le Prestige, je ne préfère pas en parler, sinon, ça va fâcher… Faudra quand même que je regarde Memento un jour. De l’autre, toute la promo est super accrocheuse et les critiques assez élogieuses avec beaucoup de fanboy.




Finalement, j’ai eu le droit à, grosso modo ce que j’attendais. C’est un film assez bon sans être aussi transcendant que certain veulent bien le faire entendre.
Le casting est clairement un vrai point fort :
-Di Caprio est bon sans être exceptionnel. Il joue juste mais ce n’est pas aussi énorme que dans d’autres films.
-Joseph Gordon-Levitt m’a clairement bluffé. Je ne reviendrais pas sur ses rôles dans That 70’s show et 10 bonnes raisons de te larguer où je l’ai vu pour les premières fois mais que de chemin parcouru depuis ce temps… Pour arriver à bien jouer dans 500 jours ensembles puis embrayer avec une telle performance dans Inception. A surveiller cet acteur.
-Ellen Page change finalement peu son registre et reste dans ce qu’elle sait faire. Mais elle le fait bien… Faudra quand même un jour qu’elle varie un peu.
-Marion Cotillard a un rôle super évanescent qui lui colle à merveille et qu’elle campe bien.
-Le reste du casting passe bien (Watanabe, Caine,…)
-Ya pas Christian Bale et ça, j’avoue que c’est un super bon point pour du Nolan.
A part ça la BO est bien (d’autres vous diraient exceptionnelle), le scénario assez béton et la réalisation au poil. En particulier les scènes d’action qui sont bien fichues (même celle à la Matrix qui se justifie pleinement.


Donc plein de bons points qui justifient pleinement la place de ciné. Franchement, il ne faut pas hésiter à aller voir ce film, il vaut vraiment le coup.
Cependant, il reste quelques points noirs qui me gâchent un peu le film m’empêchant de le classer dans mes vrais gros plaisirs ciné de l’année.

Tout d’abord le monde du rêve est vraiment sous-exploité. On en profite presque plus dans la seule banda annonce que dans l’ensemble du film. Il y a juste la scène où Ariane se lâche mais ils auraient pu en faire tellement plus… Lorsque tu as de telles possibilités, il ne faut pas hésiter à les exploiter à fond : ici l’univers est complètement adaptable, modelable et déformable. Je trouve que là-dessus, le film a été beaucoup trop sage et petit joueur. Dommage.

Ensuite, le cliffhanger final. Celui dont le monde parle. Qui fait débat à partout, qui serait tellement génial, tellement énorme. Et bah franchement, quelle déception ! Déjà, on le sent arriver à des kilomètres à la ronde tant il est téléphoné. Ensuite, qu’apporte-t-il au film ? Pas grand-chose franchement, ni effet de surprise, ni réflexion vraiment intéressante, ni scène géniale… Bref, un cliffhanger totalement inutile dont je me serais bien passé. La comparaison avec celui de Shutter Island ici se justifie pleinement (pour plein de choses d’ailleurs : la réa, le niveau de jeu de Di Caprio, le scénar ; et SI gagne toujours) : dans les deux cas, on a un cliffhanger que l’on sent assez vite (dès la lecture du résumé ou dès la BA) mais dans l’SI, on arrive à nous faire douter et l’on joue dessus pendant tout le film alors que Inception, il arrive finalement sans que cela ne soit vraiment travaillé et tombe totalement à plat.

Je dirai donc que Inception est un vrai bon film avec un potentiel énorme (peut-être un des plus gros de l’année) mais que c’est finalement assez sous exploité par le réalisateur. Mais bon, Nolan n’est pas Scorcèse…


A côté de cela, on a été voir The Expendables hier soir. J’y allais en connaissance de cause, pour voir un film d’action avec un scénario faiblard mais plein de stars du genre.


Et finalement, j’ai adoré. Les scènes d’actions sont certes excellentes mais ce n’est pas tout ! Il n’y a finalement que deux grosses scènes regroupant tout le groupe et quelques autres scènes avec juste certains acteurs mais les scènes de dialogues sont bien senties (en particulier la discussion à trois Willis + Swarzy + Stallone qui est juste savoureuse), l’ensemble du scénario se tient bien (un petit oubli concernant le retour sur l’île mais c’est peut être juste occulté) et la réalisation est pas mal du tout (un peu de fouillis dans certaines scènes d’action mais on peut leur pardonner). Bien entendu, c’est le cast qui donne tout son charme à l’ensemble :
-Stallone est égal à lui-même, en grande forme mais il ne masque pas le reste des acteurs.
-Statham passe lui aussi très bien dans le rôle du jeune second. Leur passage en duo sur l’île est vraiment un bon moment. Juste son idylle qui est un peu inutile permettant juste d’amener une bagarre de rue et un personnage féminin. Et aussi de le montrer en « gentil ».
-Jet Li sert à rien. Son personnage est ridicule et complètement gâché. Le principal point noir du film niveau cast je pense.
-Dolph Lungren est un bon géant bourrin. Il joue bien son rôle de timbré et a le droit à une belle scène de course poursuite puis de bagarre. J’aurai bien aimé le voir en face à face avec Austin. Ou en clin d’œil face à Stallone.
-Steve Austin. On a une grosse masse physiquement impressionnante et dans un rôle qui lui va comme un gant. Il sert essentiellement à intimider les gens mais une fois qu’il se met à combattre (un duel avec Stallone puis un autre avec Couture) on sent bien l’ancien catcheur puisqu’il reprend des prises typiques et que ses adversaires en utilisent aussi. Bref un personnage bien sympa.
-Charisma Carpenter. Il fallait une nana dans le film. Et j’avoue que le choix n’est pas pour me déplaire. Outre les bons souvenirs qu’elle réveille, ce n’est pas la première venue quand même…
-Willis et Swarzy ne font qu’une seule apparition, dans une scène commune. Ils ne se battent pas mais leur dialogue est réellement excellent et ils assurent.
-Mickey Rourke. C’est la classe. Je suis fan donc bien peu honnête avec cet acteur, je le sais mais waouh… Il éclipse réellement tous les autres acteurs tant qu’il dégouline de charisme. Même Stallone disparaît en sa présence. Il n’a le droit qu’à trois scènes dont deux avec de jolis monologues. Pas de baston mais il n’en a absolument pas besoin. La classe, en toute simplicité.
-Les autres (Couture, Roberts,…) assurent aussi.

Donc finalement pas un chef d’œuvre mais un film véritablement jouissif, drôle et au cours duquel on n’a pas le temps de s’ennuyer (on a l’impression qu’il ne dure qu’une quarantaine de minute). Que du bonheur…

lundi 14 juin 2010

The crazies vs Infectés

J'avais déjà parlé du second il y a peu. Depuis, j'ai été voir le premier. Voici donc un petit article pour les comparer et nuancer un peu mes propos dans l'autre article.


Bon, à la base, The crazies me bottait plus , la BA étant assez motivante alors que l'affiche est une véritable réussite (dans le métro, ça claque). Et un remake d'un Romero qu'il produit lui-même, c'est plutôt bon signe non?

Finalement, le film est assez moyen. Il y a bien quelques moments de gloire qui marquent l'esprit mais trop de défauts gâchent l'ensemble : invraisemblances, moments prévisibles, stupidité récurrente des deux héros,... Il y avait pourtant matière de faire quelque chose de sympa. Et bah non...

Les deux grands thèmes (la folie contagieuse et la réaction gouvernementale) sont sous-exploités. Et le petit truc cool qui va bien (la bande de chasseurs) est trop vite expédié. Tout cela donne une histoire plate et manquant singulièrement d'originalité se concentrant sur deux personnages sans charisme ni personnalité. Les scènes de combat ne sauvent pas plus le film.

Côté points positifs, on retiendra quand même le parafilm (affiche et BA donc), ces trois idées qui peuvent être reprises et ré-exploitées correctement et quelques scènes marquantes:
-Le coup de la moissonneuse batteuse (cf. la BA,... mais on n'en fait bien peu de choses finalement)
-Un outil de découpage de corps électrique de légiste devenu fou furieux (peu réaliste mais tellement fun. Un de mes plus gros fou rire en pleine séance. Communicatif en plus)
-Une scène de passage au lavomatic excellente
-Une bien flippante (la seule d'ailleurs) dans l'hôpital avec un hommage toujours efficace à Freddy et des rires de timbrés.

Pour ce qui est d'Infectés, on oublie toute originalité dans les idées de base. On reste dans un road movie face à une invasion de zombis. On retrouve bien d'autres idées trouvées ailleurs (les règles énoncées à la Zombiland, des idées de La Route...). De même, rien de nouveau dans la réalisation, l'opposition rencontrée ni rien de bien flippant. Mais là où le film arrive à surprendre -et à séduire- son public c'est dans le traitement même des personnages. Les six protagonistes centraux ont tous une personnalité cohérente, assez fouillée et qui évolue face au nouveau monde qu'il découvre. Et le final est une véritable réussite. Là où The Crazies se plante totalement en enchaînant une pseudo chasse à l'homme mal traitée et une conclusion qui n'aurait pas pu être plus cliché (attention, spoil: une grosse explosion nucléaire en fond alors que le couple et son futur enfant s'en tire finalement. Puis une image signifiant aux spectateurs que l'épidémie touche maintenant la ville où les deux survivants arrivent), Infectés propose quelques surprises et une véritable conclusion adaptée à ce genre de film (spoil again: les deux survivants, choqués par la mort des autres arrivent enfin à leur but. Il va maintenant leur falloir continuer à vivre seuls alors qu'ils ont tout perdu et n'ont plus rien à se dire...).

Donc, Infectés est un vrai film d'assez bonne qualité alors que les vraies bonnes idées de The Crazies mériteraient assez d'être retravaillées une nouvelle fois.
Je terminerai cet article par la conclusion de J.F. à ce The Crazies: "Ils vécurent heureux et eurent de nombreuses tumeurs"

mercredi 2 juin 2010

Viva la cinema!

Bon, encore un petit article ciné vu que je continue à écumer les salles. Je ne vais pas à encore parler de Hit Girl mais des petits nouveaux.

Alors, on commence avec un film français: Imogène Mccarthery, vu avec ze Daudey.




Alors, Catherine Frot qui joue une écossaise au caractère et aux goûts pour le moins,... écossais. Elle se retrouve à devoir trimballer des documents tops secrets jusqu'à son village natal où elle retrouve son amour d'enfance joué par Lambert Wilson. Donc un film très drôle (je crois qu'Audrey a jamais autant entendu mon rire), bien réalisé mais surtout portant par deux excellents acteurs au mieux de leur forme.

On enchaîne maintenant avec ze gros blockbuster du moment (enfin, un peu à la bourre): Robin des Bois.



Je ne reviendrais pas sur l'aspect non-historique, ce n'est pas ce qui m'intéresse. Première chose, c'est pas Robin des Bois mais plus une sorte d'introduction à un Robin classique. Donc pas de scène de mort de Marianne qui en a fait chialer tant dans le livre (enfin au moins moi). Pas non plus de scène de combat dans la forêt. Donc ça risque de décevoir les gens qui veulent voir du Robin "traditionnel".
Voilà, ça c'est dit? Mais que voit on si on arrive à se détacher de cela? Bah une très belle relecture du mythe. Les acteurs sont bien choisi et jouent bien. En particulier Robin (forcément, Russell Crowe, ça tenait du pari gagné d'avance) et Marianne (là par contre, je suis moins fan de l'actrice à la base mais ici elle est excellente). Un bémol pour Léa Seydoux (je ne suis pas fan du tout) et Mark Strong (là, c'est le rôle et peut être la lassitude, à force de le voir partout). La réa est impeccable, le scénario idéal pour ce genre de film... Juste une chose: la VF c'est le mal. Et là plus encore. Certaines voix m'ont fait bondir, en particulier celle du prince Jean (et j'avais déjà eu la même réaction épidermique dans Agora).
Donc oui, j'ai bien aimé Robin. Il succède à merveille à Gladiator. Je ne peux d'ailleurs pas dire lequel je préfère... Et j'ai envie de relire le bouquin...

Retour au cinéma français avec 8th Wonderland.


Bon, la réa est très moyenne, les acteurs sont potables, la musique inexistante et le scénario comporte quelques faiblesses. Mais purée,... L'idée de base et la trame globale sont tellement bonnes que cela gomme tous les défauts du monde. Je crois que la dernière fois qu'un film m'avait fait un tel effet (sans les défauts), ça devait être Fight Club. C'est dire... Donc un film à ne pas rater. Il passe dans très peu de salle alors vos chances de pouvoir y arriver son maigre mais il vaut largement son DVD.



Enfin, le film d'épidémie du moment: Infectés


Alors, rien de bien neuf dans ce film. Quatre jeunes qui fuient une épidémie et tentent de survivre malgré les risques d'infection. Et le reste est tout aussi banal. Succession de scène, personnages principaux et secondaires, rebondissements, musique, cas de conscience, façon de filmer et même (surtout?) la fin. Mais il se dégage de tout cela un charme indéniable. Donc pas un film indispensable mais si vous avez l'occasion de le voir, ne crachez pas dessus, c'est sympa. Si on aime le genre. Et d'ici peu The Crazies devrait sortir. Et ça sera sûrement la même chose (à suivre...)

Enfin, comment faire un article ciné aujourd'hui sans évoquer Dennis Hopper?

Hopper, c'est un artiste complet, photographe, poète mais surtout acteur qui a commencé par jouer dans la fureur de vivre avec James Dean avant de jouer dans énormément de films (du Romero, du David Lynch, du Coppola, du Wells mais aussi le premier film de Sean Penn,...) Mais easy rider restera son chef d'oeuvre. LE film hippie par excellence. Et un de mes films favoris. Pour la musique (Born to be Wild, Ballad of easy rider, The Pusher, If You Want to Be a Bird , Wasn't Born to Follow,...), pour l'ambiance sous acide unique,... Donc, si vous ne l'avez pas vu, courez le regarder. Et si c'est déjà fait, faites vous plaisir, recommencez!



Bonne route l'artiste!

mardi 4 mai 2010

Un peu de super dans le reservoir...

Bon, ces temps-ci, c'est mode cinéma enclenché... Et ça fait un sacré bail que je n'en ai pas parlé ici. Alors, un petit article pour parler des trois films que j'ai pu voir après la déception Adèle Blanc Sec...




On commence donc par Hit-Girl, le nom qu'aurait du porter Kick Ass tellement ce personnage est énorme. C'est l'histoire d'un ado lambda, looser avec des potes bien mal barré eux aussi. Ca part comme un film d'ado, pour ado... Pas trop bien donc. Et là il décide de devenir un super-héros pour ne plus se laisser marcher sur les pieds et faire régner le bien. Mais il n'a toujours pas de super pouvoirs... On ajoute à cela, un parrain de la pègre, son fils chéri seul et mal aimé, les pégreux et surtout un duo de super-héros avec le père à la Batman qui tatane bien accompagné de sa fille de 11 ans qui est juste énormissime, une vraie tueuse à la langue bien pendue. Et le film marche très très bien. En partie à l'aide de ce personnage qui surnage mais pas seulement. Le scénar est loin d'être baclé et finalement très sympa. Les personnages sont tous réussis et bien joués (même Nicolas Cage est bon, un exploit!). La réa est bien fichue avec des scènes d'actions qui déchirent. La musique est choisie au poil, entrainante, motivante et correspond toujours à la scène qui va avec. Et c'est fun, fun, fun. On a passé toute la scéance à se marrer...
Donc allez voir ce film, c'est trash, c'est dérangeant, c'est violent mais c'est surtout du bonheur en barre, du début à la fin! En plus ya des références de partout, que cela soit cinématographique (de l'évident spiderman à taxi driver) ou comics (rahhhhhhhhh, les affiches Hellboy).

Et maintenant Iron Man 2. Bon, lui, je l'attendais depuis bien longtemps, depuis le premier en gros que j'avais vu par hasard et qui avait été une sacré claque. Je ne le résumerai pas, pour ce faire, consultez le blog d'Ernestine situé à gauche qui le fait très bien dans son article du 30 avril dernier. Bah au final, je me suis éclaté. C'est bien la suite du premier avec les mêmes ingrédients et le même plaisir. On a donc une musique géniale, un casting de malade, peu d'action mais toujours bien fichu et Robert Downey Jr. fait le show. Mais il n'est pas tout seul, on conserve Samuel L Jackson en lui donnant un peu plus de temps à l'écran, on garde Gwyneth Paltrow dans le rôle de Pepper Potts (je suis pas fan de cette actrice mais dans ce rôle, elle me fait craquer, je ne sais pas pourquoi...), on ajoute Scarlett (rahhhhhhhhhhh) et Mickey Rourke qui joue toujours aussi bien et s'éclate dans ce rôle...

Donc au final, c'est un panard monstre, que du bonheur du début à la fin... Et les clins d'oeil à Thor, Captain America et aux vengeurs donnent envie de voir arriver ces projets au plus vite (et Iron Man 3)... Alors bon, Batman , il peut retourner se rabiller.

Et pour finir Mammuth, un film français avec un très beau casting emmené par un Depardieu des grands jours. Donc, c'est un retraité qui part en moto à la recherche de ses anciennes feuilles de salaire. On l'a comparé à du Cohen, à The Wrestler et à Crazy Hearth. La comparaison peut se comprendre mais on en est loin. On prend effectivement des éléments venant de là et de Easy Rider. Ce n'est pas aussi bon mais ça reste très chouette. Les acteurs sont parfait, la réa très bonne, la musique aussi. Ca c'est pour les points positifs. Côté moyen, le côté totalement psychédélique et les personnages tous aussi hauts en couleur et timbrés les uns que les autres (pour moi, c'est plutôt positif). Par contre, je trouve le scénario très light et surtout beaucoup trop badant... Peu de lumière et d'espoir dans ce film... La vie est merdique. Point. On est dans la critique sociale, je suis bien d'accord mais il y en a à la fois trop (que du triste et du pathétique soulagé par bien peu de rires, souvent forcés) et pas assez (pas de thèse clair ni même de véritable dénonciation, on se contente d'une simple description).

Mais bon, si je ne l'achèterai pas à sa sortie mais je suis bien content de l'avoir vu et pense qu'il vaut le coup. Comme quoi, le cinéma français...




Et sinon, on m'a enfin fait regarder Nemo et je me suis bien marré.

vendredi 26 février 2010

Adapter Shutter Island en Jdr, comment faire ?

Le but de cet article, qui me trotte dans la tête depuis que j'ai vu la BA du film, est de regrouper mes idées sur cette possible adaptation, les inspi ainsi que tout ce qui me passe par la tête qui pourrait servir à quelqu’un qui voudrait se lancer dans ce projet. J’envisage pour le moment trois solutions :

Solution 1 : en faire un jeu à part entière

L’univers :
On part de Shutter Island et on garde la prison/asile avec les criminels les plus ingérables du pays. Et on balance des flics là dedans. Ensuite, pour le cadre, je dirais après guerre en Angleterre mais ça reste à poser/détailler. Là dedans, on case des individus sombres, torturés et l’ambiance qui va avec. Du thriller donc. Pas de vrais bons gentils, même du côté des PJs (on garde des personnages proche du film donc). Pas de fantastique, il y a bien assez à faire sans avoir à s’engager là dedans.
Pour ce qui est de l’intrigue, on la retravaille totalement pour surprendre ceux qui ont vu le film et surtout jouer à plusieurs PJs. On ne conserve que le début en fait. Jusqu’à l’entrée dans l’asile. Ensuite, on ne fait que reprendre certains éléments, lieux ou personnages.

Le format :
Assez proche d’un burst à la Notre Tombeau (en gros, une campagne clef en main et autosuffisante notamment niveau univers avec système intégré). L’huis-clos se prête plutôt pas mal à ce genre de format vu les limites qu’il amène. Donc une adaptation de Shutter Island doit comprendre un système + une description du lieu (avec carte et personnages principaux) + le déroulement de quelques événements. La différence avec un vrai burst, c’est qu’il n’y a pas une véritable trame prévue ; plusieurs possibilités sont envisagées et c’est au MJ de faire selon les choix des joueurs.

On joue quoi ?
Au départ des flics envoyés là dedans pour résoudre une affaire. Je partirai plus sur des prétirés au passage. Et vu que la mortalité devrait être relativement élevée, certains PNJ peut-être moins importants pourraient passer PJ par la suite.

Le contrat social :
Les PJs sont des humains, un peu supérieurs physiquement et intellectuellement à la moyenne mais pas héroïques. Ce ne sont pas des vrais gentils et ils ont des parts d’ombre. Ils peuvent crever sans que le MJ ait à avoir de remords. Pas de coups bas gratuits entre eux par contre. Il doit y avoir assez à faire sans.

Quelques inspirations :
• Shutter Island, évidemment, livre, BD et film
• 10 petits nègres
• Oz
• L’asile d’Arkham dans Batman
• L’ambiance HPL sans l’aspect grand ancien/fantastique
• Vol au dessus d’un nid de coucou
• The Shield
• Monk
• Dans la brume électrique
• En jeu de rôle, je jeterai en priorité un oeil sur Patient 13, Hellywood voir un peu de keutulu.
Bon, les inspis sont très variées pour le coup et absolument pas exhaustives. Le but est de regrouper des huis-clos (je ne trouve pas grand-chose en milieu carcéral), des flics névrosés, de l’ambiance flippante ou au moins perturbante ainsi que des histoires se passant dans des prisons ou des asiles…

Le système :
Adaptation d’un système libre je pense. Et forcément un système simple. Pas plus d’idée pour le moment (Dk2 ?).

Autres idées :
Pour la présentation des personnages, je partirai bien sur une enveloppe A4 marron sur laquelle est présente une petite description du type. A l’intérieur, on case la feuille de perso, un historique plus détaillé et un résumé du système. Et on met plus de personnages que de joueurs pour laisser le choix.

Solution 2 : un supplément pour un autre jeu.
En casant ça dans l’univers d’Hellywood, ça ne devrait pas être mal. Le jeu est bon, le système aussi. Donc on reprend ce que j’ai proposé en 1 en modifiant quelques aspects (présence du fantastique, système et époque) et on adapte ça pour Hellywood. Si je devais m’y atteler, c’est probablement cette méthode que je choisirai.

Solution 3 : le one shot
On reprend tout du film : ambiance, lieu, perso, héros et scénario. Et on fait jouer la même histoire à un seul joueur qui n’a pas vu le film… Ça peut-être extra mais le MJ doit être excellentissime. Et niveau système, je n'ai pas lu Patient 13 mais ça peut-être une idée...

Voilà, c'est tout pour l'instant. Je verrai ce que j'en fais une fois Berezina repris et Dukreben suffisamment avancé. Si d'ici là, vous avez des idées ou des inspis, je suis preneur.

jeudi 25 février 2010

Shutter Island

On continue sur les scéances de cinéma avec le nouveau Scorcese, Shutter Island:





Du très très lourd cette fois-ci. Les critiques sont presque partout élogieuses et je suis d'accord avec elles. Di Caprio joue à merveille et sort un très très grand numéro. Les autres acteurs sont bons mais forcément un peu éclipsés. Le scénario est vraiment bon (malgré un ou deux clichés) sans être trop prévisible et donne envie de lire le bouquin (ça ne saurait tarder d'ailleurs). La fin est juste terrible mais je ne préfère pas en dire plus, ça vaut le coup de la découvrir. Et tout au long du film, il y a énormément de clins d'oeils et d'indices sur ce qu'il se passe. Pour ce qui est de la réalisation de Scorcese, elle est soignée, sombre et angoissante. Pile ce qu'il faut...

Un travail de maître.

Deux petits bémols:

-les sous-titres sont pas toujours bien fichus (justesse/blanc sur blanc/passages non traduits) sans que cela gène la compréhension.
-la musique n'a pas convaincu Alex avec qui j'étais ce soir là. Moi ça ne m'a pas posé de problèmes.

Donc, encore un film très convaincant. A aller voir d'urgence. Et même s'il dure plus de 2 heures, ça ne se voit pas.

Prochain article: Comment adapter Shutter Island en Jdr?

samedi 13 février 2010

La Horde

Hier, à nouveau un ciné (suis en manque, je commence à craquer) pour aller voir la Horde.


Après un film que la presse encense et que le public n'apprécie guère, on passe à l'inverse: des critique de presse catastrophiques mais un public apparemment conquis (allez faire un tour sur allociné c'est flagrant).

Premier truc: l'avant film. Le public n'est plus du tout le même. On passe d'un public âgé et mixte à plein de jeunes geeks (deuxième fois que je vais dans ce ciné, deuxième fois que ça me fait ça. Mais bon, la première, c'était district 9 alors bon...). Les bandes annonces sont bien ciblées au départ puis ils nous présentent des films pour nana... Zarb quand même comme choix. Mais bon, la dernière BA vaut le coup à elle seule: Iron Man 2! Purée, sur une toile ça claque encore plus... Et moi qui aime me mettre devant pour ce genre de film, j'en prend plein la tête. Je veux le voir purée...
Voilà, c'était la minute Iron Man, on peut revenir à La Horde.
Entendu parlé par le gros cinéphile de la promo (merci à toi Simon) qui avait su me le vendre. La BA et les critiques ont aidé à faire le reste. Parce que bon, un film français avec des zombis, je voulais pas louper ça.

Le scénario est vide, une fois de plus (après Agora, Avatar et A serious man, ça commence à faire quand même). Une tour d'immeuble en haut de laquelle se retrouvent des flics et des truands. Et ya les zombis qui débarquent. Un prétexte pour réunir les deux bandes, pas de raison pour expliquer pourquoi les morts se transforment en zombis. Ils sont là et c'est tout. D'ailleurs, je trouve que ce n'est pas plus mal, je trouve la plupart du temps les raisons trouvées complètement idiotes. Autant ne rien dire, c'est plus simple. Et puis les gens qui se retrouvent au plein milieu des zombis ne le savent pas et ont autre chose à faire. Alors pourquoi on aurait à savoir? Donc le scénario, c'est Flics vs gangsters vs zombis. Fin, délicat et savoureux. Bon, les flics et les gangsters sont obligés de s'allier et ça fait une source de tension mais ça va pas plus loin.

Le casting: que des inconnus pour moi. Mais ils se débrouillent bien. Les truands sont bons, le papi qu'ils croisent apporte beaucoup je trouve. Les flics sont pas tous top mais ça va. Pour les zombis, pas de problème pour moi. Pas les plus flippant que j'ai vu mais ça va.
Pour ce qui est des personnages, ils sont plutôt bien fouillés et ont une personnalité qui va s'affirmer tout au long du film. Pas de manichéisme et ça c'est toujours cool.
La réa. Très bien géré. Ça part comme un film d'Olivier Marchal (du tout bon pour moi) avant de dégénérer. C'est rythmé tout du long et bien filmé. Nickel. Ya bien quelques défauts mais on leur pardonnera. Idem pour les dialogues. Tout à fait ce qu'on attend d'un film de genre.

L'action. Bah oui, on est là pour ça. Pas pour la philo ou la rigolade. Et là c'est du tout bon. Ça charcute de partout, ça taille, ça explose, ça cogne, ça ventile, ça défonce... On a le droit à notre dose de barback plus ou moins fraîche tout du long. Et ça envoie du lourd...
Donc au final, j'ai pris mon pied. Si vous êtes des geeks, que vous aimez bien les trucs de zombis et que les films où l'action prime (mais ya pas que ça hein), allez y les yeux fermé. Ca fait du bien et ça détend un bon coup. Du bon film de genre.

PS: d'ailleurs, j'y pense. Ce que je dis là rejoint un peu mon article sur les BDs de label 619: ce qui a influencé le gars qui a fait ça, c'est des trucs que je connais et que j'aime. Ce sont des oeuvres faites pour moi et mes semblables par d'autres geeks.
PPS (et edit): au passage, le film a un tout petit budget et a aussi du sa survie/sa réalisation grace aux fans... Comme quoi. Pas besoin d'une masse hallucinante de fric hein...

jeudi 11 février 2010

A serious man

Ce soir, deuxième cinéma de l'année (je sais, deux, c'est peu mais c'est dire si j'ai pas le temps)... Après Agora, c'est donc A serious man que j'ai décidé d'aller voir.



Je pars avec un très bon à priori. Les critiques sont bonnes, les Cohens, je connais et j'ai jamais été déçu et la BA m'avait bien tenté. Donc je me dis que je vais passer un bon moment.

Et effectivement, je passe un très bon moment.

Le casting: vide, personne de connu à l'horizon. Ha si! On retrouve Howard Wolowitz (enfin l'acteur) dans un tout petit rôle. Un jeune rabbin. Ça lui change de l'obsédé. Et ce changement, pour les fans, c'est l'éclate. Vraiment. Pour le reste des acteurs, on trouve surtout des inconnus, habitués à des petits rôles dans des séries TV (le frère a joué dans scrubs, presque sûr). Mais qu'est ce que ça joue bien... Ya pas à dire, niveau direction d'acteurs, ils assurent. Déjà dans Burn after reading, ils avaient pris une pléiade de stars pour leur faire jouer -à merveille- des rôles complètement différents de d'habitude (comme pour Javier Bardem dans No Country au passage). Ici, ils prennent des acteurs peu connus et les font jouer comme des dieux. L'acteur principal en particulier est bluffant.

Niveau scénario, c'est l'histoire d'un mec. D'un juif. Il voit sa vie s'écrouler tout au long du film. Point. Bon, j'exagère un peu mais pas beaucoup. Tout tourne autour de lui et on le voit petit à petit perdre pied et essayer de trouver le réconfort dans la religion. La fin peut sembler tomber un peu à plat. Mais finalement, c'est pas mal du tout. Ouverte, triste et touchante à la fois.

La musique. Elle gère. Un mariage/alternance entre des chants traditionnels et musique de Jefferson Airplane. Woodstock!!! (et un poil de Hendrix en plus) Le mélange est étonnant mais ça passe vraiment pas mal. Et puis j'accroche vraiment pas mal à Jefferson Airplane. Leur Somebody to Love qui passe à plusieurs reprise est toujours aussi bon et s'inscrit ainsi en filigrane dans le film.

La réalisation. Une fois de plus, c'est là que les Cohens tuent tout. Ils assurent vraiment. Entre scène touchante et situation hilarantes malgré le sujet. En 1h45, on ne s'ennuie pas, c'est clair. On retrouve d'ailleurs un humour plutôt proche de celui de Burn After Reading et c'est le pied. Certains leur reproche un humour "juif" impossible à comprendre pour les goï. Je ne trouve pas. C'est sombre, grinçant et noir. Mais vraiment bon. Une nouvelle fois, les deux frères marient film dramatique dans son ensemble et situations comiques.


Donc, je me suis régalé. C'est pas The Big Lebowsky (rien ne s'en approche) mais je pense que j'ai préféré ça aux autres Cohen que j'ai pu voir (et que j'ai apprécié aussi d'ailleurs). Je ne peux donc que vous conseiller d'y aller...

Allez, le prochain, c'est dans un an, en janvier. Et on y retrouve Jeff Bridges...

mardi 3 novembre 2009

J'aime pas les western...

Bon, le titre est un brin provocateur et exagéré mais il y a derrière cela un fait incontestables. J'ai vraiment du mal à apprécier un western traditionnel à sa juste valeur... Et ce quel qu'il soit. Western classique, spaghetti, Eastwoodien ou western plus récent, le constat est le même... Je peux aimer, trouver ça très bon (Les grands classiques que sont Il était une fois dans l'Ouest et Le bon, la brute et le truand ou autre comme L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford m'ont fait passer de bons moments) mais jamais, je ne suis sorti d'un vrai western en me disant un bon gros "waouh! Purée mais ça déboîte...". Jamais... Et pourtant, j'adore l'époque, les Bd dans un univers similaire et j'ai envie de tester les grands jeux de rôle western... Je suis donc plutôt bien disposé mais non, non, non, mille fois non.
Mais bon, je sais ce qu'il y a: c'est trop mou. L'ambiance est certes géniale mais dans un film avec des cow-boy, des indiens, des trains, des flingues, ça doit envoyer, ça doit claquer... Je veux que ça pète... C'est, en effet en totale inadéquation avec les règles du genre... Donc, un western peut être aussi génial que possible, je ne suis pas dans l'état d'esprit qui va bien quand j'en regarde un...

Passons maintenant au film qui m'a fait faire cet article: Le Bon, la Brute et le Cinglé!



Donc, ceux qui ont vu la bande annonce et le début de l'article ont compris: ça bouge sans cesse et ya des scènes qui sont justes énormes (une course poursuite hallucinante, des fight qui claquent bien,...). Le scénario est bien aussi même si plus léger que dans un western traditionnel, les acteurs ont la gueule de l'emploi et le talent qui va avec... Bon, l'ambiance est complétement différente,...
Ne vous attendez pas à voir un western tradionnel et vous devriez au minimum passer un bon moment... Et si tout ce passe bien et que vous avez du gout, ça sera mieux encore...

PS: Mais quel branleur!
PPS: Idée de Jeu de rôle tiens...
PPPS (je sais ça fait beaucoup): pour ceux qui ont vu le film et qui ont pas la vraie fin: voilà

jeudi 17 septembre 2009

Un peu de culture, geek of course

Il y a peu, je rentrais dans ma nouvelle BU, je jette un œil, de loin, sur les DVDs et que vois-je ?

CECI :

http://www.lalunemauve.fr/cinema/chroniques-films/le-cas-lovecraft-de-patrick-mario-bernard-et-pierre-trividic/

C’est un signe non ? Moi qui suis en pleine réflexion lovecraftienne, avec envie d’en lire, d’en voir, de jouer (jdr comme Horreur à Arkham qui est toujours aussi génial). Donc je prends ce DVD et je le regarde.
C’est un très bon documentaire sur HP Lovecraft, cet écrivain méconnu mais devenu légendaire. Finalement que connaît le geek lambda de lui ? Pas grand-chose en fait. Pour moi c’est un génie littéraire, méconnu et unique en son genre. C’est LE maître de l’horreur (quand on me parle d’horreur, les trois mots qui me viennent en tête sont Lovecraft, Maupassant et Shining, édifiant non ?). Je sais aussi qu’il a eu une vie difficile, perturbée et torturée qui c’est fini trop tôt. Ensuite, je connais une partie de ces écrits. Et puis, c’est à peu prêt tout. Finalement bien peu non ?
Et donc ce DVD est très bon et comble ces trous. On sait maintenant pas mal de choses sur sa vie, sur l’influence que celle-ci a eu sur ce qu’il a écrit ainsi que sur les méthodes qu’il emploi pour arriver à faire monter la terreur chez le lecteur. Les choix des méthodes sont assez originales, voir étonnantes mais le DVD fourni un bonus qui vaut le coup avec l’interview d’un des membres de l’équipe qui explique justement ces choix ainsi que quelques éléments supplémentaires sur Lovecraft. Donc finalement je ne peux que conseiller ce DVD à tout le monde, les littéreux qui voudraient découvrir un écrivain génial sous-connu, les geeks qui veulent découvrir un de leur maîtres, les fans qui veulent perfectionner leurs connaissances sur une de leurs idoles ou juste mes amis qui savent que j’ai des goûts géniaux et incontestables, en toute modestie. Donc regardez-le. Vraiment.

Very bad trip là haut dans le district 9

Pour ma part, j'ai profité de la rentrée du cinéma pour rattraper mon retard de l'été et aller voir une nouveauté.

J'ai donc vu:

-Very bad trip La grosse comédie de l'été, drôle et qui reste dans la tête. On en sort avec une vrai pêche qui reste toute la journée et se répercute sur toute la semaine qui suit.

-La haut Du très bon film d'animation qui arrive à mettre au bord des larmes et à faire vraiment rire en 30 secondes. Une salle pleine qui m'a permis de vivre un instant particulièrement marquant: Lorsque l'on voit les travaux qui débutent autour de la maison, moment particulièrement triste, le film est plongé dans le silence et c'est dans ce style de moment que l'on se rend compte du bruit dans la salle. Et là, rien, un superbe moment de silence.

-District 9 Cela aurait pu être un film pour geek, un film de gros gun ou un blockbuster. Mais finalement, ils ont réussi à en faire un très très bon film. Avec des thématiques marquantes, une vrai pensée. Dans la salle, certain n'ont visiblement pas aimé (3 départs en cours de film), cela ne répondant visiblement pas à leur attente mais au silence de fin de film puis aux commentaires qui ont suivi, j'ai eu l'impression que beaucoup avaient le souffle coupé et ont vraiment apprécié.

Donc 3 bons films.

PS: pour ceux qui veulent des disserts sur le ciné, allez voir les blogs de mes amis Ernest et alex, trouvables à gauche, ils ont tout les deux fait un article sympa il y a quelques jours... (Le mien viendra en temps et en heure, promis).

mardi 2 juin 2009

Retour à Orléans, morne, morne, morne

Bon, de retour en France dimanche aprés quelques jours en Grèce. Superbe voyage avec pleins de trucs extra! Par contre, je ne sais pas encore quoi mettre comme photos donc on verra dans quelques temps...



Retour en France ça veut dire quoi? Retour au ciné!

donc deux films:

-un hier soir: Looking for Eric (avec chacha). Du Ken Loach, ça attire déjà, par contre canto pas forcément (le footeux était génial mais l'acteur ???). Par contre la BA me tentais bien donc plutôt motivé. Au final bon film assez sympa. Plutôt classique dans le scénario qui rappelle des films comme Ladybird du même réalisateur par sa façon de montrer la vie du peuple mais ça n'a pas la même force de dénonciation ou la même valeur documentaire. Heureusement qu'il y a Canto (et pas findus) qui apporte beaucoup au film que cela soit par ces phrases mythiques, par la redif d'image de match ou par le final qu'il permet. Ca vaut le coup de le voir.



-un aujourd'hui: Ange et Démon (avec juju). Pas lu le livre. J'y vais moyennement enthousiasmé. Grosso modo c'est ce à quoi je m'attendais: un scénario plein de faille quand on cherche, un brin tarabiscotés avec des acteurs et une réa plutôt quelquonque. Par contre, ça va vite, on ne s'ennuie pas et on ne voit pas le temps passer. Pas indispensable loin de là mais ça n'est pas un film horrible.



Prochain film: Terminator 4, ça va être fin et délicat, je crois que je vais aimer. Et bientôt Inglorious Bastard, Public enemies et Blood me bottent bien et je ne pense pas passer à côté. Pour les autres (le almodovar, Coraline, l'age de glace 3 voir le prochain film avec Jack Black et peut être encore d'autres) on verra bien...

jeudi 7 mai 2009

Bonjour l'Angleterre

Donc hier soir, petit ciné avec Charlotte et Charles. Au programme: Good Morning England.
Bon, à priori plutôt positif même si je n'en attend pas grand chose. Le thème est tentant et me rappelle quelques bons souvenirs (un épisode de Malcolm et une idée de scénario pour Cyberpunk 2020), le titre semble sympa (qui rappelle un autre film sympa: Good Morning Vietnam) et les critiques semblent bonnes. Et au final un super film bien plaisant et bien drôle (avis commun pour nous trois je pense).

Point négatif:
-scénario super-light
-pas une originalité folle
-l'humour pas toujours très fin
-j'accroche pas à la tronche d'un des personnages centraux (le jeune gars qui débarque, je sais pas, ça rentre pas)

Points positif
-tous les autres persos ou presque (le niais, le ricain, le proprio du bateau, bob, l'animateur qui revient des states, le bellâtre, le ministre et troudballe à la minus et cortex style)...)
-les acteurs qui gèrent bien et qui ont l'air de s'éclater en jouant (en plus il y a Philippe seymour offman et deux acteurs que l'on retrouve aussi dans Hot Fuzz/Shawn of the dead)
-la BO bien rock (je ne détaille pas plus, je laisse ça à d'autres,... Charles?)
-l'humour d'ensemble (je plains le type devant nous, on a pas arrêté de rire à pleine gorge. Je ne m'étais pas marré autant au ciné depuis quelques mois avec Bon Baiser de Bruge). Le film est long (plus de deux heures) mais on ne s'ennuie pas un instant ou presque (final un peu long peut-être)
-l'histoire qui est bien plaisante malgré le peu d'originalité et puis c'est quand même tiré d'une histoire vraie (Radio Caroline, moi ça me dis rien mais immédiatement que je donne ce nom, ça fait tilt dans le cerveau de mon père)
-On voit des jeux de partout! (oui, je sais mais c'est pas une bonne raison pour vous mais moi ça m'a fait marrer) Il y a du Times Up like (moment extraordinaire avec le niais au centre de tout cela qui est superbe), du Monopoly, du Scrabble, du Cluedo, du Privacy like et un jeu de foot (pas réussi à voir ce que c'est mais bon)

Donc au final, très bon film que je vous conseille très chaudement. Allez-y ça vaut le coup. D'ailleurs, j'y retournerai bien...

lundi 20 avril 2009

Dans la brume un peu brumeuse

Bon, ce soir ciné à 3 avec chacha, qui c'est terminé à deux avec que Charlotte quand Charles a préféré se barrer.
Le film du soir c'était Dans la brume électrique. Trois verdicts assez variés pour nous trois. Je vais donner juste le mien:
Bah film très sympa, avec plein de points positifs:
-le scénar est assez sympa, du bon thriller qui tient en haleine. Il y a même des choses à conserver et à reprendre pour un jeu de rôle.
-les acteurs sont bons et justes (En même temps, un acteur qui a joué dans The Big L+un dans No Country, ça peut pas être mauvais)
-les personnages sont eux aussi très sympa et quelques uns marquent et peuvent être ressortis à l'occasion

Un seul point noir pour moi:
-un aspect du film un peu bizarre qui n'a rien à faire ici selon moi (little spoiler: les passages avec les confédérés qui reviennent tout au long du films, franchement je vois pas là...).

Donc au final, un film très sympa.

Sinon hier, c'était rererevisionnage d'Into The Wild et c'est toujours aussi bien, il aura le droit à son article un de ces quatre je pense. Et dans deux jours scénar de jeu de rôle où, pour une fois, je vais jouer et pas masteriser. Mon personnage? Un certain Jean-Eude...