vendredi 12 novembre 2010
Monster in ze blog
Mais là je dois répondre à un article paru chez une amie alors je vous en fait profiter puisque ça peut interesser certains d'entre vous et que c'est trop long pour faire un simple commentaire.
Bon, tu rentres dans le débat hyper classique de l'adaptation et surtout celui, peut-être un peu moins présent, de la reprise.
C'est un phénomène peut-être finalement moins européen qu'américain où la reprise de personnages est beaucoup plus aisé (l'industrie des comics par exemple). Pour ce qui est de l'adaptation, c'est assez souvent la même chose: c'est mauvais ou c'est pas mal mais il manque quelque chose. Pour Black et Mortimer, on est dans le second cas. Et comme tu l'as dit dans ton article, c'est ce cher Olrik qui trinque. Un manque de classe certain. Pourtant l'adaptation est plutôt réussie. Mais il y a d'autres exemples où cela marche aussi: Fight Club, Shutter Island et Watchmen sont par exemple adapté très fidèlement en film et gardent toute la saveur du livre originel.
On entre ensuite dans le domaine de la création originale à partir d'une oeuvre existante. Cette fois-ci, il faut s'approprier l'essence même de l'original et y apporter sa propre touche. Et c'est particulièrement difficile. Pour continuer sur les passages au cinéma, je vais continuer sur les super-héros et te parler de Hellboy. Del Toro a repris le personnage de Mignola, il a compris ce qu’il fallait comprendre mais a préféré écrire sa propre histoire, gardant ce qui l’intéresse (les personnages, l’histoire même du héros, son origine et une bonne part du style), en coupant une partie (atténuation de l’importance des légendes traditionnelles européennes) et ajoutant sa touche perso tout aussi retrouvable dans le reste de sa production (le bestiaire, le rythme et l’humour). Bref, une adaptation/re-création réussie. Et la même réflexion peut être faite sur le Dark-Knight originel. Et aussi, il est vrai, de son adaptation cinématographique.
Revenons maintenant à notre sujet de départ, Black et Mortimer. Cette fois-ci, je n’accroche pas à ce qui a été fait après Jacobs, que cela soit en BD ou en DA. Pour moi, l’essence même de l’œuvre originelle n’est plus là et il manque ce qui fait tout son intérêt. Je suis donc bien d’accord avec tout ce que tu as dit. Black et Mortimer, c’est un savant mélange. Il faut : de l’humour, de la SF (finalement, ce n’est que cela dans beaucoup d’épisodes, de la bonne vieille SF bien pensée. D'ailleurs, cette fois-ci c'en est, non Ernest?), un méchant classe, de l’aventure, nos deux héros et surtout un superbe style d’écriture. Il n’y a donc pas de place pour le fantastique pur ce qui est le principal souci des épisodes créés juste pour les DA. Ces épisodes peuvent être agréables, bien écrits et haletants, ce ne sera jamais du Black et Mortimer. Qu’ils laissent ça à Luc Orient !
Voilà, en gros ce qu’il y avait à dire sur cet article. Un dernier ajout quand même, qui s’en éloigne un peu pour parler d’Edgar P. Jacobs. Il a finalement fait bien peu de chose créé par lui-même mais je ne peux que vous conseiller de lire Le Rayon U. Pour moi, c’est une véritable introduction à Black et Mortimer. En effet, on y retrouve tout : le même style (ça reste brouillon mais on sent que ça vient), un duo aventurier/chercheur, un serviteur indien, un grand méchant classe, un monde secret avec d’autres humains et des animaux merveilleux. Et là dedans, on met de l’enquête, de l’aventure, de l’espionnage et de la « politique locale ». Et ce ne sont là que quelques uns des éléments de ressemblance : on a sous les yeux une première mouture de ce qui donnera plus tard L’Enigme de l’Atlantide ! Donc, pour les fanatiques de B&M, allez jeter un œil à cette BD : Le Rayon U.
Autres séries (un peu plus récentes, 70’s pour la plupart), vous pouvez jeter un œil à Bernard Prince (un marin aventurier), Luc Orient (SF contemporaine mettant en jeu un commando de barbouzes), Valerian (du space opéra extraordinaire), Simon du Fleuve (post-apo) et Bruno Brazil (SF contemporaine alternant entre E.T. et explication logique). Pour moi toutes ces séries font parties des héritières de Black et Mortimer.
PS: désolé pour le style et l'orthographe mais j'ai écrit cela comme ça venais et je n'ai pas le courage de me relire là maintenant tout de suite....
PPS: Pas envie de faire des articles dessus mais The Social Network, c'est très bien et L'Homme qui voulait vivre sa vie c'est plutôt moyen... Ha! Et ya Rubber qui vient de sortir et qui a l'air vachement bien, jugez plus tôt:
"Dans le désert californien, des spectateurs incrédules assistent aux aventures d'un pneu tueur et télépathe, mystérieusement attiré par une jolie jeune fille. Une enquête commence."
vendredi 22 octobre 2010
Un petit bijou...
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mardi 14 septembre 2010
Mon monde du jeu 2010
Une journée de la veille passée à jouer à Gosu qui est un très bon jeu même si à l’usage, on trouve une faille assez rédhibitoire à mon sens (gagner la première ronde, c’est plus de 90% de chance de perdre à la fin de la partie). Mais le principe est extra, tout comme le matériel (un vrai bijou). Cela reste un jeu d’initiation formidable et les extensions annoncées régleront peut-être le problème.
Arrivée un peu avant 10 heures pour faire l’ouverture. Malgré un léger retard, on a pu entrer assez vite et ainsi se trouver une table rapidement. On commence donc directement avec un petit Thunderstone . Dans ce jeu, chaque joueur dirige un groupe d’aventurier qui va tenter de massacrer un maximum de monstre dans un donjon pour s’accaparer la fameuse Thunderstone. Tous les tours, le joueur a le choix entre deux action : aller au village pour dépenser ses sous et acquérir de nouvelles cartes (on se constitue ainsi petit à petit son deck dans lequel on tire 6 nouvelles cartes à chaque tour, deck comprenant les aventuriers, leur équipement et les monstres déjà tués) ou aller tataner du monstre dans le donjon (toujours avec ces 6 fameuses cartes). Partie à 5 pour nous (où je me suis fait laminer mais là n’est pas le problème) pour un jeu finalement bien décevant. Du côté points positifs, on note la variété des parties puisque les cartes équipements, héros et monstres sont très nombreuses et qu’elles ne sont pas toutes disponibles à chaque partie. On ajoute le principe de la construction de deck qui est très bien fichue. Par contre, niveau interaction inter-joueur, c’est presque zéro. Et les annonces pour les prochaines extensions ne sont guères encourageantes je trouve. On déplore aussi la présence de la thunderstone qui apporte trois points de victoire à l’issue de la partie pour finalement pas grand-chose. Enfin, on s’est retrouvé bloqué en fin de partie et les tours se sont enchaînés avant qu’un d’entre nous (presque totalement au hasard) arrive à finir la partie et ainsi à l’emporter. Pendant ce temps là, deux d’entre nous ont été tester Bonda vs. Brakmar sur le stand Ankama. Un petit résumé (avec moult spoils) serait d’ailleurs une bonne idée les gars (ici ou sur le forum dfc d’ailleurs).
Après cette première partie de mise en bouche, retour dans le cœur du salon. Et là, le choc. Un monde énorme. Tant que l’on jouait, on ne s’était aperçu de rien mais en se relevant, ça a été impressionnant. Je pense qu’il y avait plus de monde que l’an passé. Un vrai bon signe de la vitalité du jeu de société en France (on y reviendra). Le souci, c’est qu’un salon plein, c’est encore plus de difficultés pour trouver une table libre. J’en ai alors profité pour me faire ma petit séance d’achat. Pas de jeu de société cette année. Que du jeu de rôle. Premier achat, Z-corp, avec en prime une dédicace par un des illustrateurs. Deux salons, deux jeux avec du zombi ou assimilé acheté chez 7ème cercle et dédicacé. J’en ai d’ailleurs profité pour leur prendre l’écran pour Sable rouge et leur dire tout le bien que je pensais de leurs T-shirts (Launest, si vous me lisais, je le portais). Passage ensuite pour prendre la campagne B.I.A.. Par contre, j’ai esquivé l’achat de deadline (pas pour moi), de la nouvelle édition de Te Deum (ça ne me tente pas mais mon dieu que ce produit est superbe) de la campagne Hellywood (pas encore sortie :() et de la campagne cyberpunk (alors qu’elle y était. Et en dédicace qui plus est :(. Mais ce n’est que partie remise). Enfin, coté magasine, pas de JdR mag cette année mais retour au nouveau Casus Belli ainsi que découverte du nouveau Di6dent qui frappe vraiment très fort avec un premier numéro excellent et gratuit. Et deux équipes sympas regroupées sur le même stand.
On se lance ensuite à la recherche de la table libre. Ce qui est toujours à ce moment là. Mais on tombe sur le bon plan : le CNJ qui propose les jeux de son concours en test. Ce sont des jeux pas très attirants visuellement (limite proto), donc souvent désertés par les visiteurs. Par contre, les jeux sont en général assez sympas, l’équipe explique pas mal et les auteurs sont présents sur le stand. Donc un premier test à deux d’un jeu de bataille médiévales avec dés (et quelques cartes stratégique). Un jeu finalement assez sympathique qui, malgré un hasard assez présent reste bien tactique. Après une petite pause repas, on retourne chercher une table de jeu à trois, en essayant de voir sur le stand du grog pour réserver une table de jdr pour la fin de journée. Avant d’avoir pu atteindre les inscriptions, on se fait embarquer par un MJ pour du Loup-Garou. Une partie à 5 d’une heure et demi censé se passer en Irlande. Partie assez décevante mais je pense que ça a été assez dur pour le MJ de gérer 3 débutants (dont deux jeunes) en jdr sur un jeu pas forcément adapté pour ça avec un scénario assez moyen j’ai trouvé. Un léger regret cette partie.
Arrive ensuite l’heure du moment tant attendu par le Docteur Hareng avec l’heure du débat sur les jeux de sociétés. Cependant, les conférences étaient en retard et on a assisté à celle d’avant avec l’interview de Joe Dever et Russ Nicholson . Quelques bonnes nouvelles annoncés, en particulier la parution de certains livres dont vous êtes le héros en format livre électronique (mon côté bibliothécaire est d’ailleurs ressorti à ce moment là). Puis sont arrivé Monsieur Phal (the boss de TricTrac) avec ses invités de différentes maisons d’éditions (Istari, Asmodé, Edge et le jeune éditeur de Gosu). Un débat très agréable à regarder où les nouveautés ont été très vite évacués pour se consacrer à une question de fond : « le nombre toujours grandissant de sorties n’est-il pas un risque pour l’univers du jeu de société ? ». Au menu, une bonne impression confirmé avec une véritable progression de l’intérêt porté à l’univers ludique (hausse des ventes, tric trac de plus en plus consulté), plein de vannes gentillettes sur scène, des explications sur « comment ça marche le milieu de l’édition du jds ? », un constat plaisant sur le nombre de nouveautés qui augmentent avec une vraie qualité du produit mais aussi un parallèle avec les univers du livre et de la bande dessiné qui ont vu ce que ces bonnes nouvelles amenaient de néfaste en particulier en ce qui concerne un risque de saturation du marché et d’impossibilité pour de nouveaux éditeurs de percer. Au final un très bon débat malheureusement trop court (45 minutes alors qu’il aurait pu durer des heures).
Retour ensuite sur le stand du CNJ avec un jeu en bois véritablement excellent (on a du s’enchainer une dizaine de partie interrompues seulement par une courte et plaisante discussion avec l’auteur du jeu). S’il avait été en vente, je pense qu’on serait reparti avec un ou deux exemplaires. Il était alors environ 17h30 et le salon commençait à se vider un peu. C’était donc le moment idéal pour se relancer dans la bataille et chercher une nouvelle table pour finir la journée. On a pu s’installer à celle de Cyclades , un jeu de stratégie où il faut se battre pour la reconnaissance des dieux grecs (et de différents monstres mythologiques) et ainsi développer sa civilisation au milieu des îles occupées par les autres. On n’a pas eu le temps de finir notre partie mais le jeu a été très bien accueilli et aurait pu finir dans les mains de l’un ou l’autre d’entre nous. Et pour le coup, je n’étais pas trop mal parti (domination à la fois militaire et maritime soutenue par une économie solide).
Voilà donc un monde du jeu très plaisant. Je retiendrais donc quelques points négatifs (Thunderstone décevant, la partie de jdr pas terrible ainsi que la foule), beaucoup de bonnes choses (la foule présente en nombre, les nouveautés jdr, les mag jdr, l’ambiance, Cyclades sympa, le stand du CNJ et le débat jeu de société) mais plein de plaisir et une furieuse envie d’y retourner l’an prochain (y compris le vendredi pour profiter un peu d’un calme relatif).
dimanche 22 août 2010
Rêve et testostérone
Deux films cette fois-ci. Je commencerai avec Inception vu il y a un peu plus d’une semaine.
Pour ce film, je partais avec un à priori assez neutre. D’un côté je ne suis pas fan du tout de Nolan. Avant de me faire tomber dessus, je préfère signaler que je n’ai pas vu tout ce qu’il a réalisé. Mais ses Batman sont sympa mais sans plus. Et le Prestige, je ne préfère pas en parler, sinon, ça va fâcher… Faudra quand même que je regarde Memento un jour. De l’autre, toute la promo est super accrocheuse et les critiques assez élogieuses avec beaucoup de fanboy.

Finalement, j’ai eu le droit à, grosso modo ce que j’attendais. C’est un film assez bon sans être aussi transcendant que certain veulent bien le faire entendre.
Le casting est clairement un vrai point fort :
-Di Caprio est bon sans être exceptionnel. Il joue juste mais ce n’est pas aussi énorme que dans d’autres films.
-Joseph Gordon-Levitt m’a clairement bluffé. Je ne reviendrais pas sur ses rôles dans That 70’s show et 10 bonnes raisons de te larguer où je l’ai vu pour les premières fois mais que de chemin parcouru depuis ce temps… Pour arriver à bien jouer dans 500 jours ensembles puis embrayer avec une telle performance dans Inception. A surveiller cet acteur.
-Ellen Page change finalement peu son registre et reste dans ce qu’elle sait faire. Mais elle le fait bien… Faudra quand même un jour qu’elle varie un peu.
-Marion Cotillard a un rôle super évanescent qui lui colle à merveille et qu’elle campe bien.
-Le reste du casting passe bien (Watanabe, Caine,…)
-Ya pas Christian Bale et ça, j’avoue que c’est un super bon point pour du Nolan.
A part ça la BO est bien (d’autres vous diraient exceptionnelle), le scénario assez béton et la réalisation au poil. En particulier les scènes d’action qui sont bien fichues (même celle à la Matrix qui se justifie pleinement.
Donc plein de bons points qui justifient pleinement la place de ciné. Franchement, il ne faut pas hésiter à aller voir ce film, il vaut vraiment le coup.

Et finalement, j’ai adoré. Les scènes d’actions sont certes excellentes mais ce n’est pas tout ! Il n’y a finalement que deux grosses scènes regroupant tout le groupe et quelques autres scènes avec juste certains acteurs mais les scènes de dialogues sont bien senties (en particulier la discussion à trois Willis + Swarzy + Stallone qui est juste savoureuse), l’ensemble du scénario se tient bien (un petit oubli concernant le retour sur l’île mais c’est peut être juste occulté) et la réalisation est pas mal du tout (un peu de fouillis dans certaines scènes d’action mais on peut leur pardonner). Bien entendu, c’est le cast qui donne tout son charme à l’ensemble :
-Stallone est égal à lui-même, en grande forme mais il ne masque pas le reste des acteurs.
-Statham passe lui aussi très bien dans le rôle du jeune second. Leur passage en duo sur l’île est vraiment un bon moment. Juste son idylle qui est un peu inutile permettant juste d’amener une bagarre de rue et un personnage féminin. Et aussi de le montrer en « gentil ».
-Jet Li sert à rien. Son personnage est ridicule et complètement gâché. Le principal point noir du film niveau cast je pense.
-Dolph Lungren est un bon géant bourrin. Il joue bien son rôle de timbré et a le droit à une belle scène de course poursuite puis de bagarre. J’aurai bien aimé le voir en face à face avec Austin. Ou en clin d’œil face à Stallone.
-Steve Austin. On a une grosse masse physiquement impressionnante et dans un rôle qui lui va comme un gant. Il sert essentiellement à intimider les gens mais une fois qu’il se met à combattre (un duel avec Stallone puis un autre avec Couture) on sent bien l’ancien catcheur puisqu’il reprend des prises typiques et que ses adversaires en utilisent aussi. Bref un personnage bien sympa.
-Charisma Carpenter. Il fallait une nana dans le film. Et j’avoue que le choix n’est pas pour me déplaire. Outre les bons souvenirs qu’elle réveille, ce n’est pas la première venue quand même…
-Willis et Swarzy ne font qu’une seule apparition, dans une scène commune. Ils ne se battent pas mais leur dialogue est réellement excellent et ils assurent.
-Mickey Rourke. C’est la classe. Je suis fan donc bien peu honnête avec cet acteur, je le sais mais waouh… Il éclipse réellement tous les autres acteurs tant qu’il dégouline de charisme. Même Stallone disparaît en sa présence. Il n’a le droit qu’à trois scènes dont deux avec de jolis monologues. Pas de baston mais il n’en a absolument pas besoin. La classe, en toute simplicité.
-Les autres (Couture, Roberts,…) assurent aussi.
Donc finalement pas un chef d’œuvre mais un film véritablement jouissif, drôle et au cours duquel on n’a pas le temps de s’ennuyer (on a l’impression qu’il ne dure qu’une quarantaine de minute). Que du bonheur…
jeudi 29 juillet 2010
Battement de coeur bloguesque et rolistique
Aujourd’hui, un petit article pour causer de jeu de rôle. J’ai passé un début juillet sans en lire ni trop y réfléchir mais quelques volumes d’Hellboy accompagné des derniers épisodes de Buffy (enfin), ça m’a redonné envie de m’y mettre.
Pour quoi faire donc ?
Déjà, il faut que je me monte une ou deux tables sur Tours. Que je masterise. Et si j’en trouve une pour jouer, je ne cracherai pas dessus non plus. Et puis sur Chartres ya une campagne Patient 13 qui m’attend (Brice, Yann, si vous me lisez…). Donc, je ne monte pas de tables sur Chartres. A la rigueur du one shot. Ou un peu de FRAPPE (cf. plus loin)
Ensuite, je sèche toujours sur les règles de Berezina (quoique, depuis ce matin, ya quelques idées qui montent…). Mais la question fondamentale reste «que vais-je masteriser sur Tours ? »
-Première solution : du one shot d’un jeu que j’ai déjà… Pourquoi pas, mais ce n’est pas du tout ce que je privilégie (quoique le huis-clos Qin, je l’ai toujours dans un coin de la tête ou du Hellywood).
-Seconde solution qui est une de mes grosses envies du moment mais aussi un fantasme qui commence à dater. Faire jouer une campagne solo à quelqu’un qui n’a pas lu le cycle des Princes d’Ambre en reprenant l’univers et une partie de l’intrigue. Quasiment sans système vu que l’univers d’Ambre et le jeu solo sont idéaux pour ça. Là on est dans de la grosse campagne accès diplomatie, traitrise et découverte d’un univers extraordinaire.
-Troisième solution que je vais un peu plus développer ici : le projet FRAPPE. C’est ce que je privilégie si j’arrive à réunir une table.
Donc, FRAPPE, où ça en est ? Bah, c’est prêt à être joué en fait. J’ai même un premier scénario à la Hellboy couché sur le papier et quelques idées d’autres notées quelque part. Pour ce qui est du jeu en lui-même, j’avais envie d’un univers contemporain où le fantastique est omniprésent. Le tout dans un jeu à mission avec des parties très accès pulp. Rien de très original là dedans mais je ne trouvais pas de jeu déjà existant qui arrivait à me satisfaire. J’ai donc réfléchi à ce que j’avais envie de voir pour ces parties et j’ai tout assemblé dans un seul jeu. Si au départ, la ligue des gentlemans extraordinaire était une de mes grosses références, j’ai fini par m’en éloigner un peu et je dirai que ce sont essentiellement Buffy et Hellboy qui vont m’avoir marqué. Après, on saupoudre de pas mal d’autres trucs selon l’envie (La ligue, tout l’univers du mythe et en particulier Delta Green, les brigades chimériques, un peu de Metafulaz, de Bob Morane, du Doctor…) et on sert bien chaud.
Si j’avais à donner un court pitch de cet univers cela serait probablement assez semblable à :
« Les créatures et événements surnaturels existent depuis la nuit des temps et menacent sans cesse. Heureusement, des hommes sont habitués à lutter contre eux et contre ceux qui pourraient décider de s’en servir à de bien tristes desseins. Aujourd’hui, le surnaturel est une donnée indispensable pour tout gouvernement. Il s’agit d’une arme militaire et diplomatique extraordinairement efficace tout en restant un terrible danger. C’est pour cela que l’Union Européenne a décidé en 1995 d‘unir ses efforts de créer une toute nouvelle agence intergouvernementale : la F.R.A.P.P.E. Vous êtes une de ces toutes premières équipes… »
Donc, voici un pitch qui rentre dans mon cahier des charges : surnaturel, contemporain (le choix de la date n’est pas innocent, on y reviendra en jeu), jeu à mission (pour créer plus facilement une équipe soudée et donner un organisme auquel il faut rendre des comptes) et qui laisse une grande liberté d’action au MJ dans ses scénars (on peut faire de l’horreur, du pulp, du zombi, de l’espionnage,…). Pour le moment, mon envie c’est de me baser sur les légendes, des mythes, des lieux et des personnages plus ou moins connus et de leur donner corps dans mes scénarios. Je n’exclu pas non plus des adaptations de scénarios venu d’ailleurs mais ça ne sera pas majoritaire, loin de là. Et ça sera essentiellement accès pulp : oui, ya de l’enquête mais si il y a un grand méchant, ça va se terminer par une bonne grosse baston. Et les héros vont gagner. Pour ce qui est des personnages, on reste sur des héros « gentils » mais de préférence avec une histoire et des traits de personnalités bien marqué. La caricature ne gêne pas. Bien au contraire.
Après cette courte présentation, je crois que c’est clair : on est dans Hellboy, ou alors, dans Buffy.
Pour ce qui est des règles, je voulais un truc qui permette une grande liberté dans la création des personnages et qui permette de faire du pulp. Et franchement, le Dk2 est parfait pour cela. En plus son côté boite à outil permet d’avoir exactement le système qui nous convient en utilisant quelques modifications proposées ou en ajoutant les siennes. Et l’utilisation des aspects permet de bien gérer tout ce qui est surnaturel (races non humaines, magie, super-pouvoir,…). Et niveau système, cela roule tout seul et l’utilisation des dk permet de donner cette indispensable touche d’héroïsme.
Avec tout ça, FRAPPE est donc prêt à jouer, avec quelques scénarios disponibles et pas mal d’autres idées pour la suite. Et évidemment des possibilités de campagnes ou de grands secrets.
lundi 14 juin 2010
The crazies vs Infectés

Donc, Infectés est un vrai film d'assez bonne qualité alors que les vraies bonnes idées de The Crazies mériteraient assez d'être retravaillées une nouvelle fois.
mercredi 2 juin 2010
Viva la cinema!
Alors, on commence avec un film français: Imogène Mccarthery, vu avec ze Daudey.

Alors, Catherine Frot qui joue une écossaise au caractère et aux goûts pour le moins,... écossais. Elle se retrouve à devoir trimballer des documents tops secrets jusqu'à son village natal où elle retrouve son amour d'enfance joué par Lambert Wilson. Donc un film très drôle (je crois qu'Audrey a jamais autant entendu mon rire), bien réalisé mais surtout portant par deux excellents acteurs au mieux de leur forme.
On enchaîne maintenant avec ze gros blockbuster du moment (enfin, un peu à la bourre): Robin des Bois.

Je ne reviendrais pas sur l'aspect non-historique, ce n'est pas ce qui m'intéresse. Première chose, c'est pas Robin des Bois mais plus une sorte d'introduction à un Robin classique. Donc pas de scène de mort de Marianne qui en a fait chialer tant dans le livre (enfin au moins moi). Pas non plus de scène de combat dans la forêt. Donc ça risque de décevoir les gens qui veulent voir du Robin "traditionnel".
Voilà, ça c'est dit? Mais que voit on si on arrive à se détacher de cela? Bah une très belle relecture du mythe. Les acteurs sont bien choisi et jouent bien. En particulier Robin (forcément, Russell Crowe, ça tenait du pari gagné d'avance) et Marianne (là par contre, je suis moins fan de l'actrice à la base mais ici elle est excellente). Un bémol pour Léa Seydoux (je ne suis pas fan du tout) et Mark Strong (là, c'est le rôle et peut être la lassitude, à force de le voir partout). La réa est impeccable, le scénario idéal pour ce genre de film... Juste une chose: la VF c'est le mal. Et là plus encore. Certaines voix m'ont fait bondir, en particulier celle du prince Jean (et j'avais déjà eu la même réaction épidermique dans Agora).
Donc oui, j'ai bien aimé Robin. Il succède à merveille à Gladiator. Je ne peux d'ailleurs pas dire lequel je préfère... Et j'ai envie de relire le bouquin...
Retour au cinéma français avec 8th Wonderland.

Bon, la réa est très moyenne, les acteurs sont potables, la musique inexistante et le scénario comporte quelques faiblesses. Mais purée,... L'idée de base et la trame globale sont tellement bonnes que cela gomme tous les défauts du monde. Je crois que la dernière fois qu'un film m'avait fait un tel effet (sans les défauts), ça devait être Fight Club. C'est dire... Donc un film à ne pas rater. Il passe dans très peu de salle alors vos chances de pouvoir y arriver son maigre mais il vaut largement son DVD.
Enfin, le film d'épidémie du moment: Infectés

Alors, rien de bien neuf dans ce film. Quatre jeunes qui fuient une épidémie et tentent de survivre malgré les risques d'infection. Et le reste est tout aussi banal. Succession de scène, personnages principaux et secondaires, rebondissements, musique, cas de conscience, façon de filmer et même (surtout?) la fin. Mais il se dégage de tout cela un charme indéniable. Donc pas un film indispensable mais si vous avez l'occasion de le voir, ne crachez pas dessus, c'est sympa. Si on aime le genre. Et d'ici peu The Crazies devrait sortir. Et ça sera sûrement la même chose (à suivre...)
Enfin, comment faire un article ciné aujourd'hui sans évoquer Dennis Hopper?
Hopper, c'est un artiste complet, photographe, poète mais surtout acteur qui a commencé par jouer dans la fureur de vivre avec James Dean avant de jouer dans énormément de films (du Romero, du David Lynch, du Coppola, du Wells mais aussi le premier film de Sean Penn,...) Mais easy rider restera son chef d'oeuvre. LE film hippie par excellence. Et un de mes films favoris. Pour la musique (Born to be Wild, Ballad of easy rider, The Pusher, If You Want to Be a Bird , Wasn't Born to Follow,...), pour l'ambiance sous acide unique,... Donc, si vous ne l'avez pas vu, courez le regarder. Et si c'est déjà fait, faites vous plaisir, recommencez!
Bonne route l'artiste!
mardi 1 juin 2010
Paris c'est fini
Allez, un petit bonus vu que cet article est bien bien court, je vous offre donc quelques citations tirées de lettres et d'un journal intime écrits par la personne sur qui je travaillais (le tout a été écrit entre 1900 et 1905 alors qu'elle est née en 1881).
« Il n’y a que deux choses qu’il ne faut jamais faire : se tuer et se marier ; parce que, une fois que l’on est mort, on ne peut se redonner la vie, et que, si à la longue, on la trouve par trop insupportable, on est toujours à temps de se l’ôter. De même pour l’institution de haine et de chicane appelé mariage. »
« Tu vois que trois femmes peuvent être discrètes et se taire. C’est là un bel exemple pour notre sexe et qui me rend fière pour lui. »
« Mufle ! Idiot, imbécile ! C’est comme ça que tu es venu me voir samedi ? Attend un peu ami sans cœur, ni rate qui laisse droguer une vieille fille de sa connaissance comme moi ! puissent les dieux te confondre et te fondre … sous l’ardeur des rayons du blond Phébus. J’ai pris du sale papier pour te prouver mon indignation et de dire que j’ai honneur … de t’inviter à déjeuner […] Je t’envoie ma malédiction la plus amicale. »
« Rapporte moi la maison du péché, ou sans quoi je te fiche où tu sais … ma malédiction »
« Vive les lapins, il n’y a qu’eux pour faire de la bonne besogne. Quand je pense qu’il y a des hommes aujourd’hui qui se trouvent bien malins parce que leurs femmes ont deux ou trois malheureux mioches qui se courent après ! »
« J’ai toujours été élevé avec l’idée que j’étais très laide. J’avais els cheveux blonds, les yeux noirs ou, pour mieux dire, bruns foncés très veloutés qui paraissaient trop grand à cause de leurs longs cils retroussés. Joignez à cela une bouche trop grande et très-rose, un nez en pied de marmite, un visage pâle, jaune et allongé, un grand front bien suffisamment bombé, & vous aurez l’idée de la tête d’un vrai gamin de Paris, hardi, effronté, que rien n’intimide ».
«J’avais peu d’amis aux champs Elysées parce que j’étais méchante comme la peste ; écrasant les pâtés des autres enfants, leur donnant des coups de pieds, les bourrant de coups de poings lorsqu’ils m’ennuyaient. J’ai toujours eu la compagnie des femmes en horreur, dés l’âge de six ans je ne voulais jouer qu’avec les petits garçons. Ils étaient tous aussi diables, aussi enfant terrible que moi, seul René Julien était doux et complaisant. Qu’est il devenu à présent ? Je n’en sais rien. Ce que je sais, c’est qu’il était très beau, avec des yeux et des cheveux noirs superbes, des boucles épaisses, un bon & naïf sourire ? Je lui faisais faire tout ce que je voulais, il m’obéissait au doigt et à l’œil. Celui là, je l’aimais beaucoup & ne le battais pas. »
« Un apétit formidable qui me faisait presque tous les jours manger à mon gouter de quatre heures : des blancs de poulet froid avec du jambon, de la langue fumée et du pain beurré recouvert d’une épaisse couche de foie gras, puis de la crème au chocolat sur laquelle flottaient des œufs à la neige, des biscuits à la cuillère, des bouchées de chocolat énormes de chez Pihan, le tout arrosé d’un verre d’eau fortement teinté d’anisette ou de cognac ; je buvais à midi et le soir, mes 2 litres de bière de la Comete, et dévorais à mes deux repas plus encore qu’au gouter ! Heureux temps ! Fugit irreparabile tempus ! »
Voilà, un bel article de feignasse mais j'avoue que ces citations m'ont bien fait marrer et qu'il fallait que je les partage avec vous...
samedi 15 mai 2010
Lectures diverses
Pour revenir à ce dont j'avais parlé dans un billet précédent, j'ai continué Walking Dead (v. 2), The Boyz (v. 2) et Hellboy (v. 2 et 3). Le premier, ça bouge pas. Toujours très classique et assez lassant. On attend du neuf et ça vient pas. J'ai un poil décroché mais la dernière page du volume 2 laisse présager du bon. Le second propose un second volume beaucoup plus faible que le premier. Et ce n'est pas seulement du à la perte de l'avantage "découverte". Apparemment ça remonte ensuite, je verrai bien. Hellboy par contre, ça reste une tuerie. Je suis toujours fan de ce mélange entre perso fun, super héroïsme, espionnage et mythes divers et variés. Vraiment indispensable.
Bon, maintenant, les nouvelles lectures que l'on commence avec un classique de la science fiction: Fondation d'Isaac Asimov. L'Empire humain devient décadent et s'effondre petit à petit, revenant des millénaires en arrière. Seulement, un homme avait prévu cela grâce à sa science, la psycho-histoire (visant à connaître à l'avance l'avenir et ses grands mouvements). Sachant qu'il ne pourrait lutter contre cela, il a créer Fondation, une organisation visant à accélérer le retour vers une unité humaine (planifiant ainsi tout un millénaire). Le premier livre montre les étapes qui démarrent ce processus en suivant des personnages majeures de diverses époques. Donc, c'est un très bon bouquin, où le terme de science-fiction a tout son sens (toutes les nouvelles technologies sont expliquées et ont un sens) et où tout s'enchaîne à merveille. C'est d'ailleurs là aussi le principal reproche que je ferai à cet ouvrage : il est finalement assez prévisible une fois que l'on a saisi la mécanique utilisé par Asimov. Mais cela ne gâche guère le plaisir d'un ouvrage au style irréprochable et qui n'a pas vieilli. Donc un auteur incontournable mais j'ai pris plus de plaisir à lire Les Robots ou Flûtes, flûtes et flûtes !
On passe maintenant à une autre oeuvre référence avec Initiation à la littérature fantastique de Todorov. Bon, là c'est de la théorie littéraire. Un brin rébarbatif parfois, il ne faut pas se le bouffer en une seule fois je pense. Et il faut avoir le temps de bien le digérer après. Mais une fois que l'on a réussi, c'est très intéressant. Une analyse poussée de ce type de littérature, ses fondements, ses utilisations, ses thèmes et une explication de ce qui n'est pas du fantastique (merveilleux, féerique,...). A noter une bibliographie complète et qui donne pas mal de bonnes pistes de lecture. Si l'étude porte uniquement sur la littérature, elle reste utilisable pour des films, des séries TV (y compris le Doctor), la bande dessinée et même le jeu de rôle (j'en doutais un peu jusqu'à la partie de Patient 13 d'hier qui m'a prouvé que c'était bien possible). Donc, si l'on est bien motivé et que l'on s'intéresse au fantastique (attention, je ne parle pas de fantasy là), ce livre est juste indispensable.
On continue avec un second ouvrage théorique, L'Uchronie d'Eric B. Henriet, un des spécialistes de cette question. Pour ceux qui ne savent pas ce qu'est l'uchronie, je vous conseille l'article wikipedia sur le sujet qui est plutôt pas mal fichu et qui donne quelques pistes de lectures. En ce qui concerne l'ouvrage d'Henriet, on est face à une étude très intéressante du sujet, abordant sa naissance, son évolution, ses utilisations et de nombreux exemples détaillés. A souligner, là aussi une très belle bibliographie qui ne se contente pas des livres sur le sujet ou rentrant dans le genre puisqu'il évoque d'autres supports (série TV, comics, manga, BD, films, jeux vidéos, jdr, jeux de plateau ou même musique). Cette biblio s'accompagne d'un dernier chapitre intitulé "Quelle est la bibliothèque idéale de l'amateur d'uchronie" avec des choix détaillés et expliqués. Bref, de bien belles pistes de lecture pour rester dans ce genre passionnant. Quelques regrets cependant. Tout d'abord, l'auteur a tendance à spoiler les oeuvres qu'il cite et diminue l'attrait que celles-ci peuvent avoir. Enfin, je trouve qu'il manque deux des oeuvres où l'uchronie joue un rôle important. En effet, il ne parle ni de Doctor Who ni de Valérian. Et c'est bien dommage. Malgré tout, sa bibliographie ne peut pas être exhaustive et on lui pardonnera bien ces travers. Donc, encore une fois, un bouquin à lire, si l'on est passionné par ce type de littérature ou que, plus simplement, on souhaite la découvrir.
Bon, ça suffit un peu pour les livres théoriques, on va un peu parler de bande dessiné. Et pour ce faire, on va commencer avec Adele Blanc Sec. Donc après avoir trouvé le film assez mauvais (en même temps Besson quoi...), j'ai eu envie de relire les bandes dessinées que j'avais bien aimé il y a quelques années. J'ai donc relu les trois premiers tomes. Et j'ai trouvé ça finalement moyen. De bonnes idées mais un style vieillot et des histoires plutôt classiques. Donc pas une perte de temps mais loin d'être indispensable. Je lirai probablement la suite un de ces jours mais c'est loin d'être une priorité.
Retour au comics et au zombis maintenant avec 28 jours plus tard, volume 1, Sélénée.

Alors, déjà, j'ai adoré les films, je partais donc avec un à priori positif. Et là aussi, j'ai bien aimé. Ce n'est pas aussi extra mais on reste dans le haut de gamme des histoires de morts-vivants. Walking Dead fait bien pale figure à côté. On suit là les pas de Sélénée, une des survivantes du premier film qui retourne en Angleterre pour accompagner une équipe de journalistes. On en apprend plus sur le personnage et l'on voit clairement son évolution suite à ce qui lui est arrivé. Pour ce qui est du style, il est finalement assez classique, ne reprenant que peu celui de la couverture que je trouve superbe. Donc une très bonne lecture pour les fans de 28 jours et de 28 semaines plus tard. Et un bon moyen d'attendre 28 mois plus tard.
On reste dans le comic avec Transmetropolitan de Warren Ellis.

Bon, c'est sale, c'est hard, c'est vulgaire. Mais qu'est ce que c'est bon! On retrouve un peu le même style que dans The Boys en pire. C'est d'ailleurs le même illustrateur. L'univers est très cyberpunk avec une énorme fracture sociale et de nombreuses altercultures toutes plus diversifiées et flippantes les unes que les autres. Et au milieu de tout cela navigue Spider Jerusalem, un journaliste reflet de son monde qui va à la recherche du scoop et de la merde pour faire triompher la vérité, quels qu'ils soient et quel que soient les méthodes qu'il doit employer pour y arriver. Son premier article, il le commence par un ""Le rythme de la jungle bat sous mes pieds ; c'est le son des matraques qui frappent les boucliers anti-émeutes, une tradition quand les rues s'embrasent. Je suis à Angels 8, observant ce qu'on appellera sans doute l'émeute des Transités. Les vainqueurs écrivent l'histoire, en effet, et si la police choisit de l'appeler l'Emeute des Transités, alors tels sera son nom. Car le sang des Transités va recouvrir tout le quartier. Et vous savez quoi? Il n'y sont pour rien." Voilà, le ton est donné. Transmetropolitan, c'est un héros dur, sans concession. Et pour le lecteur, c'est une véritable claque. Jetez vous dessus. Vous n'en ressortirez pas indemne.
On continue dans le comics avec les deux premiers volumes de Star Wars Legacy que m'a prêté Ernest. Donc, c'est l'univers de Star Wars bien plus tard alors que les siths sont revenu au pouvoir. Bah pour le fanboy ça doit être extra. Mais pour le lecteur lambda ça se laisse lire, la qualité du scénar n'est pas mauvaise, le dessin plutôt bon. Mais finalement rien de transcendant. Personnellement, je lirai probablement la suite mais ce n'est pas sur ma liste d'achat, essentiellement parce que je regrette la trop grande proximité des comics avec les films. On retrouve énormément d'éléments communs de l'un à l'autre. C'est probablement bien pour les fans (de tunning ou de Star Wars, c'est la même chose) qui y voient des clins d'oeil, des allusions et peut être même une logique d'ensemble. Mais pour moi, ça me gave... Mine de rien, ils arrivent à nous préparer un "Je suis ta mère"
Et l'on va terminer avec House of M qu'Ernest m'a aussi fait découvrir.

Donc, la fille de Magnéto envoie tous les supers dans un univers parallèle où chacun aura ce qu'il a toujours voulu en perdant la mémoire sur tous les événements réels à l'exception de Wolferine qui se souvient de tout et qui va mener la révolte...
Alors, là, c'est un peu spécial pour moi. C'est une de mes premières lectures de comics de super héros "traditionnel" et une véritable découverte de l'univers Marvel. Et j'ai pris une immense claque... Le scénario est extra (j'ai passé les dernières pages à gueuler tout seul d'excitation comme un môme), les personnages sont très charismatiques et marquant. Bref, pour une entrée dans cet univers, elle est réussie et je pense bien ne pas m'arrêter là et commencer à acheter du Marvel d'ici peu (en particulier civil war, histoire de savoir ce qui se passe après House of M).
jeudi 13 mai 2010
R.I.P.

15 mars 1937: H. P. Lovecraft
4 mars 2008: Gary Gygax
10 mai 2010: Frank Frazetta. Le dessinateur de référence en matière de fantastique, il a en particulier bossé sur Conan, Vampirella en passant par Flash Gordon. C'est aussi le créateur du personnage de Death Dealer qui connu une forte popularité auprès du public. Côté JdR la majorité des couvertures de Bloodlust et de ses suppléments ont été faites par Frazetta.
