samedi 1 janvier 2011

Une bonne année,... de cinéma

Bon, une année se termine, une nouvelle commence et c’est le moment de remplir plein de traditions plus ou moins agréables. Si je vous épargne les bonnes résolutions que je ne tiendrais pas, un nouvel article consacré au cyclisme et que j’ai évité les texto de minuit, je ne peux pas déroger à une courte récapitulation de cette année 2010 en matière de cinéma. Je vais donc vous proposer ici mon top 10 parmi les films que j'ai vus au cinéma et non grâce à d’autres moyens ce qui élimine d’emblée certains candidats sérieux (Invictus et Fantastic Mr Fox par exemple).

1) 8th Wonderland : Pas un grand film mais une telle claque. Quel OVNI !
2) A serious man : Un grand film. Comme d’habitude avec les Coen
3) Crazy heart : Deux oscars pleinement mérités mais pas que. Superbe !
4) Kick Ass : Du fun, du fun, du fun, et que du fun.
5) Rubber : Un autre OVNI plein de fun mais pas que…
6) Shutter Island : Du Scorsese bien noir au meilleur de sa forme
7) Scott Pilgrim versus the World : Du fun et des trouvailles à tout va ! Jouissif.
8) Soul Kitchen : Enorme surprise qui apporte plein de bonheur… et de couleurs !
9) My own love song : Un superbe cast qui rend ce film beau et touchant !
10) The Social Network : Pour le cast et la réalisation essentiellement

Un top 10 finalement assez varié, entre OVNIs, films pour geeks et grands films, on a un peu de tout pour une très bonne cuvée à mon goût. A noter que les 8 premiers sont largement au dessus du reste et ont été assez difficiles à départager les uns des autres.

Quelques mentions spéciales:
-Déceptions de l'année pour Iron Man 2 (j'ai bien aimé mais franchement, à comparer au 1, c'est décevant) et Inception (de telles possibilités finalement bien peu utilisées,... grrr)
-Acteur de l'année: Jeff, of course, parce qu'il choppe un oscar qu'il mérite tout en dominant le beau casting des chevres du pentagone haut la main (et donnant un petit intéret au film)
-Le film que je n'aurais pas du aller voir: Adèle Blanc Sec
-Regret de l'année: ne pas avoir vu des hommes et des dieux...

Pour l'année qui arrive, j'attends beaucoup de quelques films, en particulier du prochain Coen, True Grit qui s'annonce encore comme un très grand et une probable machine à récompenses.

Mais, d'un autre côté, ya pas mal de trucs tentant: Paul, Pirate des Caraibes 4, Tron 2, Largo Winch 2, Very Bad Trip 2, Sherlock Holmes 2, Somewhere, Au-Delà, Black Swan, 127 heures, Tree of Life, les chemins de la liberté, Route Irish, Burke and Hare, The Invention of Hugo Cabret, A Dangerous Method, The Goon, Thor, Green Hornet, Sucker Punch, Captain America, Conan, Hobo With a shotgun. Bon, je reconnais que ça fait beaucoup et que je me suis peut-être laissé emporté mais cette nouvelle année me semble vraiment bonne...

En espérant qu'elle le soit effectivement! Et pour vous tous d'ailleurs!
Bonne année à toi qui me lis donc!

mardi 7 décembre 2010

Scott Pilgrim vs. The World

Dur, dur d’élaborer une vraie critique de ce film…
L’idée de départ est simpliste : un jeune musicien tombe amoureux d’une nana et doit combattre ses sept ex-maléfiques pour la séduire. Le tout sur un fond de référence à la pop culture, essentiellement jeux vidéo.

Et elle est plutôt bien traitée, la réalisation passe plutôt bien, sans moments d’ennuis et toujours aussi fun. Avec Edgar Wright, on sait à quoi s’en tenir tant Shawn et Hot Fuzz sont extraordinaires. Et là, on s’éclate tout autant. Mené par un bon Michael Cera et une Mary Elizabeth Winstead qui joue pas mal, le casting se démène bien, en particulier certains seconds rôles très important dans le manga (Knives Chau et Wallace). Mention toute particulière pour Jason Schwartzman qui monopolise l’écran lorsqu’il apparait. Tout cela doit vous décider à aller voir ce film malgré les quelques reproches qui vont suivre d’ici peu. En effet, pour son humour et pour toutes les petites trouvailles dans la réalisation (en particulier les scènes de combat), il vaut vraiment le coup.
Néanmoins, ce film n’est pas exempt de toutes critiques. Son scénario est évidement faiblard mais cela vient du matériel de base et est pleinement assumé. Cependant si dans la BD, les intrigues secondaires fourmillent et partent dans tous les sens, c’est beaucoup moins le cas ici et les personnages secondaires sont sous exploités malgré un potentiel certains (Knives, Kim, Wallace,…). Leur absence révèle aussi un gros défaut du film, celui qui me semble le plus rédhibitoire : on ne croit absolument pas à l’histoire d’amour entre Scott et Ramona. Je ne sais si cela est du à un véritable choix du réalisateur ou au jeu des acteurs… Si ma première hypothèse est la bonne, je pense que Wright a fait le mauvais choix et qu’il aurait du tourner cela autrement. Si c’est la seconde, cela est un peu plus inquiétant en ce qui concerne Cera que j’adore par ailleurs. Mais il faut dire que ses précédents rôles n’étaient guère convaincant sur ce point (alors que j’adore sa façon de jouer pour le reste). Bref, un gros bémol et une évolution à surveiller…



Alors, Scott Pilgrim, il faut le lire ou il faut le voir ? Les deux, clairement ! On a d’un côté une version complète, permettant de bien voir tout cet univers et la richesse qu’il développe alors que de l’autre, on a un concentré de fun, porté par le support idéal pour l’utilisation des codes du jeu vidéo. Finalement, je me demande si l’idéal ne serait pas une adaptation en série télévisé. On aurait la richesse du format papier avec les possibilités techniques du cinéma.

mercredi 1 décembre 2010

D’écrire la ville


Tout est parti de quelques messages sur une de mes lectures du moment : DMZ. Et plus particulièrement son volume 4. Je parlais avec l’amie qui me l’avait prêté et regrettait la perte d’importance de la ville. Pour elle, c’était une sorte de bouffée d’air pur, une autre ambiance qui se dégageait alors que pour moi, cela manquait réellement. En effet, je considère que c’est elle le véritable personnage central de ce comics. Il reste très bon (allez y jeter un œil, ça vaut le coup) même malgré cela mais perd dans la continuité et aussi dans ce qui fait, pour moi, son principal intérêt : la description d’une cité et de la vie de ses habitants dans une situation de guerre civile.
Et je me suis rendu compte que c’était là une de mes marottes actuelles : comment arriver à décrire une ville, faire ressentir toute la vie de ses habitants, ses spécificités, ses souffrances, bref tout ce qui lui donne son intérêt. Évidemment, toutes ces questions se font avec des idées de rôlistes derrière la tête : comment arriver à retranscrire cette force dans une partie ou dans un jeu ?



Gotham, Manhattan, Laelith, Lankhmar, Imrryr, Heaven Harbor, La ville (Transmetropolitan), Sin city, Arkham, le Paris de Zola, Ankh-Morpock, les villes américaines du « Noir », le Londre de Jack London. Toutes ces cités sont particulièrement marquantes pour ceux qui ont pu un jour les visiter au cours de leurs lectures et donnent envie de jouer dans leur cadre à l’accroc que je suis. Une vraie bonne ville de littérature ne doit pas juste être un décor, c’est un personnage à part entière. Pour ce qui m’intéresse aujourd’hui c’est même généralement le point central de l’histoire, l’aspect le plus important. Plus encore que les personnages ou que tout autre élément de l’intrigue. Elle se doit d’être originale, fascinante mais aussi cohérente.
Mon principal sujet d’intérêt du moment (dans une perspective de rôliste, toujours), c’est cette fascinante ville d’Ambergis, décrite dans La cité des saints et des fous de Jeff Vandermeer. Je me doute bien que ça ne vous dit pas grand-chose alors je vais vous gratifier d’une petite explication. Étant de nature fainéante, je me contente d’aller lire l’article du cafard cosmique à ce sujet, article bien écrit et rendant honneur à ce petit bijou.
Maintenant, il va falloir relire ce bijou, trouver quelques idées pour adapter cela, coucher le tout par écrit. Et peut-être même faire jouer… Mais là, on est en pleine science fiction.
Pour le moment, je pars avec une ville médiévale fantastique assez sombre reprenant les codes du roman noir. Je pense la situer dans une jungle luxuriante en pleine colonisation. Ce qui explique la présence de nombreux marginaux et des personnages. Et puis, ya plein de choses qui donnent envie niveau lecture. Avec en plus, certains cours qui me rappellent ça. Et puis même les expos à Paris...



Une petite citation au passage pour clore le truc...
"Ma ville. Elle est toujours là pour moi. Chaque nuit de solitude, elle est là pour moi. Ce n’est pas une espèce de fausse nymphette maquillée au marqueur. Non, c’est une vieille ville, vieille et fière de ses moindres pustules, fissures et ridules. C’est ma chérie, mon joujou. Elle ne cache pas ce qu’elle est, ce dont elle est faite : de sueur, de muscle et du sang des générations successives. Elle sommeille. De minuit à l’aube, seul les ombres fendent le silence... Mince, j’ai pas que ça à faire. Ma ville hurle, elle a besoin de moi. Elle est mon amour, elle est ma vie. Et moi, je suis son esprit. "

PS : bien évidemment, cet article a été écrit à l’arrache, sans plan, en regardant Hot shot 2 (si, si), sans savoir où je voulais aller. Et bah, je ne sais pas où je suis, mais j’y suis arrivé. Au milieu de ces saints, de ces fous et de cette tentaculaire agglomération.
PPS : il semblerait que malgré mes nombreux efforts, ce blog ne soit pas encore mort… Un jour peut-être.
PPPS : oui, je sais, j’ai toujours 15000 idées et je ne les mène presque jamais à bien. Mais c’est mon blog alors je fais ce que je souhaite.
PPPPS : Faudrait pas abuser non plus…

vendredi 12 novembre 2010

Monster in ze blog

Bon, ce blog est un peu mort en ce moment et je ne sais pas si je le relancerai un jour...

Mais là je dois répondre à un article paru chez une amie alors je vous en fait profiter puisque ça peut interesser certains d'entre vous et que c'est trop long pour faire un simple commentaire.

Bon, tu rentres dans le débat hyper classique de l'adaptation et surtout celui, peut-être un peu moins présent, de la reprise.

C'est un phénomène peut-être finalement moins européen qu'américain où la reprise de personnages est beaucoup plus aisé (l'industrie des comics par exemple). Pour ce qui est de l'adaptation, c'est assez souvent la même chose: c'est mauvais ou c'est pas mal mais il manque quelque chose. Pour Black et Mortimer, on est dans le second cas. Et comme tu l'as dit dans ton article, c'est ce cher Olrik qui trinque. Un manque de classe certain. Pourtant l'adaptation est plutôt réussie. Mais il y a d'autres exemples où cela marche aussi: Fight Club, Shutter Island et Watchmen sont par exemple adapté très fidèlement en film et gardent toute la saveur du livre originel.

On entre ensuite dans le domaine de la création originale à partir d'une oeuvre existante. Cette fois-ci, il faut s'approprier l'essence même de l'original et y apporter sa propre touche. Et c'est particulièrement difficile. Pour continuer sur les passages au cinéma, je vais continuer sur les super-héros et te parler de Hellboy. Del Toro a repris le personnage de Mignola, il a compris ce qu’il fallait comprendre mais a préféré écrire sa propre histoire, gardant ce qui l’intéresse (les personnages, l’histoire même du héros, son origine et une bonne part du style), en coupant une partie (atténuation de l’importance des légendes traditionnelles européennes) et ajoutant sa touche perso tout aussi retrouvable dans le reste de sa production (le bestiaire, le rythme et l’humour). Bref, une adaptation/re-création réussie. Et la même réflexion peut être faite sur le Dark-Knight originel. Et aussi, il est vrai, de son adaptation cinématographique.

Revenons maintenant à notre sujet de départ, Black et Mortimer. Cette fois-ci, je n’accroche pas à ce qui a été fait après Jacobs, que cela soit en BD ou en DA. Pour moi, l’essence même de l’œuvre originelle n’est plus là et il manque ce qui fait tout son intérêt. Je suis donc bien d’accord avec tout ce que tu as dit. Black et Mortimer, c’est un savant mélange. Il faut : de l’humour, de la SF (finalement, ce n’est que cela dans beaucoup d’épisodes, de la bonne vieille SF bien pensée. D'ailleurs, cette fois-ci c'en est, non Ernest?), un méchant classe, de l’aventure, nos deux héros et surtout un superbe style d’écriture. Il n’y a donc pas de place pour le fantastique pur ce qui est le principal souci des épisodes créés juste pour les DA. Ces épisodes peuvent être agréables, bien écrits et haletants, ce ne sera jamais du Black et Mortimer. Qu’ils laissent ça à Luc Orient !


Voilà, en gros ce qu’il y avait à dire sur cet article. Un dernier ajout quand même, qui s’en éloigne un peu pour parler d’Edgar P. Jacobs. Il a finalement fait bien peu de chose créé par lui-même mais je ne peux que vous conseiller de lire Le Rayon U. Pour moi, c’est une véritable introduction à Black et Mortimer. En effet, on y retrouve tout : le même style (ça reste brouillon mais on sent que ça vient), un duo aventurier/chercheur, un serviteur indien, un grand méchant classe, un monde secret avec d’autres humains et des animaux merveilleux. Et là dedans, on met de l’enquête, de l’aventure, de l’espionnage et de la « politique locale ». Et ce ne sont là que quelques uns des éléments de ressemblance : on a sous les yeux une première mouture de ce qui donnera plus tard L’Enigme de l’Atlantide ! Donc, pour les fanatiques de B&M, allez jeter un œil à cette BD : Le Rayon U.

Autres séries (un peu plus récentes, 70’s pour la plupart), vous pouvez jeter un œil à Bernard Prince (un marin aventurier), Luc Orient (SF contemporaine mettant en jeu un commando de barbouzes), Valerian (du space opéra extraordinaire), Simon du Fleuve (post-apo) et Bruno Brazil (SF contemporaine alternant entre E.T. et explication logique). Pour moi toutes ces séries font parties des héritières de Black et Mortimer.

PS: désolé pour le style et l'orthographe mais j'ai écrit cela comme ça venais et je n'ai pas le courage de me relire là maintenant tout de suite....

PPS: Pas envie de faire des articles dessus mais The Social Network, c'est très bien et L'Homme qui voulait vivre sa vie c'est plutôt moyen... Ha! Et ya Rubber qui vient de sortir et qui a l'air vachement bien, jugez plus tôt:

"Dans le désert californien, des spectateurs incrédules assistent aux aventures d'un pneu tueur et télépathe, mystérieusement attiré par une jolie jeune fille. Une enquête commence."

vendredi 22 octobre 2010

Un petit bijou...

Bon, hier c'était retour au ciné pour le dernier film de Guillaume Canet Les Petits Mouchoirs.


Je partais avec un à priori assez mitigé, n'étant pas fan de Canet et encore moins de l'affiche que je trouve particulièrement laide. Mais si le film est relativement prévisible et n'évite pas certains clichés quasi obligatoires, on nous livre ici une petite merveille. Le casting est irréprochable, chacun jouant juste et étant idéal dans son rôle. Cluzet, Cotillard et Magimel portent les autres vers le haut et arrivent à ne pas les éclipser malgré trois performances de toute beauté (d'ailleurs, ils arrivent à toucher tous les trois à une palette de jeu impressionnante. On retrouve même par instants la Cotillard de Dikkenek). Une mention spéciale au passage pour Joel Dulpuch, véritable inconnu, dans le rôle de Jean Louis. Tout ce merveilleux casting (c'est vrai que c'est plus aisé avec d'aussi talentueux acteurs mais il faut encore arriver à obtenir ce que l'on veut) se retrouve dans une tragique histoire de potes qui va voir se défiler toutes les émotions possibles et inimaginables dans un scénario solide ne laissant ni incohérence ni temps mort (2h30 de film, pas un regard sur la montre, ce qui est rare même pour un très bon film, qui plus est commencé à 22h50). Du côté de la réalisation, c'est soigné, c'est nickel, rien à redire. Rien que pour certaines vues aériennes, ça vaut le coup de profiter de l'écran de cinéma. Si l'on ajoute à tout cela, des dialogues percutants et une bande originale soignée, bien pensée et en adéquation avec les scènes que chaque morceau accompagne, on finit par obtenir un film où tout semble aller de soit. Pas une fausse note, pas une impression que Canet aurait pu faire autrement/mieux pour tout ces aspects.
Un seul regret en fin de compte, deux abrutis qui se sont marrés pendant une bonne partie de la séance et qui ont redoublé tout cela pendant la scène la plus dramatique du film... Bref, des baffes qui se perdent mais rien qui ne doit vous empêcher d'aller le voir!

mardi 14 septembre 2010

Mon monde du jeu 2010

Le week-end dernier, c’était le monde du jeu . Du vendredi 10 au dimanche 12, exactement. Comme l’an passé, nous nous y nous y sommes rendus le samedi. Une journée de jeu et de plaisir donc.

Une journée de la veille passée à jouer à Gosu qui est un très bon jeu même si à l’usage, on trouve une faille assez rédhibitoire à mon sens (gagner la première ronde, c’est plus de 90% de chance de perdre à la fin de la partie). Mais le principe est extra, tout comme le matériel (un vrai bijou). Cela reste un jeu d’initiation formidable et les extensions annoncées régleront peut-être le problème.

Arrivée un peu avant 10 heures pour faire l’ouverture. Malgré un léger retard, on a pu entrer assez vite et ainsi se trouver une table rapidement. On commence donc directement avec un petit Thunderstone . Dans ce jeu, chaque joueur dirige un groupe d’aventurier qui va tenter de massacrer un maximum de monstre dans un donjon pour s’accaparer la fameuse Thunderstone. Tous les tours, le joueur a le choix entre deux action : aller au village pour dépenser ses sous et acquérir de nouvelles cartes (on se constitue ainsi petit à petit son deck dans lequel on tire 6 nouvelles cartes à chaque tour, deck comprenant les aventuriers, leur équipement et les monstres déjà tués) ou aller tataner du monstre dans le donjon (toujours avec ces 6 fameuses cartes). Partie à 5 pour nous (où je me suis fait laminer mais là n’est pas le problème) pour un jeu finalement bien décevant. Du côté points positifs, on note la variété des parties puisque les cartes équipements, héros et monstres sont très nombreuses et qu’elles ne sont pas toutes disponibles à chaque partie. On ajoute le principe de la construction de deck qui est très bien fichue. Par contre, niveau interaction inter-joueur, c’est presque zéro. Et les annonces pour les prochaines extensions ne sont guères encourageantes je trouve. On déplore aussi la présence de la thunderstone qui apporte trois points de victoire à l’issue de la partie pour finalement pas grand-chose. Enfin, on s’est retrouvé bloqué en fin de partie et les tours se sont enchaînés avant qu’un d’entre nous (presque totalement au hasard) arrive à finir la partie et ainsi à l’emporter. Pendant ce temps là, deux d’entre nous ont été tester Bonda vs. Brakmar sur le stand Ankama. Un petit résumé (avec moult spoils) serait d’ailleurs une bonne idée les gars (ici ou sur le forum dfc d’ailleurs).

Après cette première partie de mise en bouche, retour dans le cœur du salon. Et là, le choc. Un monde énorme. Tant que l’on jouait, on ne s’était aperçu de rien mais en se relevant, ça a été impressionnant. Je pense qu’il y avait plus de monde que l’an passé. Un vrai bon signe de la vitalité du jeu de société en France (on y reviendra). Le souci, c’est qu’un salon plein, c’est encore plus de difficultés pour trouver une table libre. J’en ai alors profité pour me faire ma petit séance d’achat. Pas de jeu de société cette année. Que du jeu de rôle. Premier achat, Z-corp, avec en prime une dédicace par un des illustrateurs. Deux salons, deux jeux avec du zombi ou assimilé acheté chez 7ème cercle et dédicacé. J’en ai d’ailleurs profité pour leur prendre l’écran pour Sable rouge et leur dire tout le bien que je pensais de leurs T-shirts (Launest, si vous me lisais, je le portais). Passage ensuite pour prendre la campagne B.I.A.. Par contre, j’ai esquivé l’achat de deadline (pas pour moi), de la nouvelle édition de Te Deum (ça ne me tente pas mais mon dieu que ce produit est superbe) de la campagne Hellywood (pas encore sortie :() et de la campagne cyberpunk (alors qu’elle y était. Et en dédicace qui plus est :(. Mais ce n’est que partie remise). Enfin, coté magasine, pas de JdR mag cette année mais retour au nouveau Casus Belli ainsi que découverte du nouveau Di6dent qui frappe vraiment très fort avec un premier numéro excellent et gratuit. Et deux équipes sympas regroupées sur le même stand.

On se lance ensuite à la recherche de la table libre. Ce qui est toujours à ce moment là. Mais on tombe sur le bon plan : le CNJ qui propose les jeux de son concours en test. Ce sont des jeux pas très attirants visuellement (limite proto), donc souvent désertés par les visiteurs. Par contre, les jeux sont en général assez sympas, l’équipe explique pas mal et les auteurs sont présents sur le stand. Donc un premier test à deux d’un jeu de bataille médiévales avec dés (et quelques cartes stratégique). Un jeu finalement assez sympathique qui, malgré un hasard assez présent reste bien tactique. Après une petite pause repas, on retourne chercher une table de jeu à trois, en essayant de voir sur le stand du grog pour réserver une table de jdr pour la fin de journée. Avant d’avoir pu atteindre les inscriptions, on se fait embarquer par un MJ pour du Loup-Garou. Une partie à 5 d’une heure et demi censé se passer en Irlande. Partie assez décevante mais je pense que ça a été assez dur pour le MJ de gérer 3 débutants (dont deux jeunes) en jdr sur un jeu pas forcément adapté pour ça avec un scénario assez moyen j’ai trouvé. Un léger regret cette partie.

Arrive ensuite l’heure du moment tant attendu par le Docteur Hareng avec l’heure du débat sur les jeux de sociétés. Cependant, les conférences étaient en retard et on a assisté à celle d’avant avec l’interview de Joe Dever et Russ Nicholson . Quelques bonnes nouvelles annoncés, en particulier la parution de certains livres dont vous êtes le héros en format livre électronique (mon côté bibliothécaire est d’ailleurs ressorti à ce moment là). Puis sont arrivé Monsieur Phal (the boss de TricTrac) avec ses invités de différentes maisons d’éditions (Istari, Asmodé, Edge et le jeune éditeur de Gosu). Un débat très agréable à regarder où les nouveautés ont été très vite évacués pour se consacrer à une question de fond : « le nombre toujours grandissant de sorties n’est-il pas un risque pour l’univers du jeu de société ? ». Au menu, une bonne impression confirmé avec une véritable progression de l’intérêt porté à l’univers ludique (hausse des ventes, tric trac de plus en plus consulté), plein de vannes gentillettes sur scène, des explications sur « comment ça marche le milieu de l’édition du jds ? », un constat plaisant sur le nombre de nouveautés qui augmentent avec une vraie qualité du produit mais aussi un parallèle avec les univers du livre et de la bande dessiné qui ont vu ce que ces bonnes nouvelles amenaient de néfaste en particulier en ce qui concerne un risque de saturation du marché et d’impossibilité pour de nouveaux éditeurs de percer. Au final un très bon débat malheureusement trop court (45 minutes alors qu’il aurait pu durer des heures).

Retour ensuite sur le stand du CNJ avec un jeu en bois véritablement excellent (on a du s’enchainer une dizaine de partie interrompues seulement par une courte et plaisante discussion avec l’auteur du jeu). S’il avait été en vente, je pense qu’on serait reparti avec un ou deux exemplaires. Il était alors environ 17h30 et le salon commençait à se vider un peu. C’était donc le moment idéal pour se relancer dans la bataille et chercher une nouvelle table pour finir la journée. On a pu s’installer à celle de Cyclades , un jeu de stratégie où il faut se battre pour la reconnaissance des dieux grecs (et de différents monstres mythologiques) et ainsi développer sa civilisation au milieu des îles occupées par les autres. On n’a pas eu le temps de finir notre partie mais le jeu a été très bien accueilli et aurait pu finir dans les mains de l’un ou l’autre d’entre nous. Et pour le coup, je n’étais pas trop mal parti (domination à la fois militaire et maritime soutenue par une économie solide).

Voilà donc un monde du jeu très plaisant. Je retiendrais donc quelques points négatifs (Thunderstone décevant, la partie de jdr pas terrible ainsi que la foule), beaucoup de bonnes choses (la foule présente en nombre, les nouveautés jdr, les mag jdr, l’ambiance, Cyclades sympa, le stand du CNJ et le débat jeu de société) mais plein de plaisir et une furieuse envie d’y retourner l’an prochain (y compris le vendredi pour profiter un peu d’un calme relatif).

dimanche 22 août 2010

Rêve et testostérone


Deux films cette fois-ci. Je commencerai avec Inception vu il y a un peu plus d’une semaine.
Pour ce film, je partais avec un à priori assez neutre. D’un côté je ne suis pas fan du tout de Nolan. Avant de me faire tomber dessus, je préfère signaler que je n’ai pas vu tout ce qu’il a réalisé. Mais ses Batman sont sympa mais sans plus. Et le Prestige, je ne préfère pas en parler, sinon, ça va fâcher… Faudra quand même que je regarde Memento un jour. De l’autre, toute la promo est super accrocheuse et les critiques assez élogieuses avec beaucoup de fanboy.




Finalement, j’ai eu le droit à, grosso modo ce que j’attendais. C’est un film assez bon sans être aussi transcendant que certain veulent bien le faire entendre.
Le casting est clairement un vrai point fort :
-Di Caprio est bon sans être exceptionnel. Il joue juste mais ce n’est pas aussi énorme que dans d’autres films.
-Joseph Gordon-Levitt m’a clairement bluffé. Je ne reviendrais pas sur ses rôles dans That 70’s show et 10 bonnes raisons de te larguer où je l’ai vu pour les premières fois mais que de chemin parcouru depuis ce temps… Pour arriver à bien jouer dans 500 jours ensembles puis embrayer avec une telle performance dans Inception. A surveiller cet acteur.
-Ellen Page change finalement peu son registre et reste dans ce qu’elle sait faire. Mais elle le fait bien… Faudra quand même un jour qu’elle varie un peu.
-Marion Cotillard a un rôle super évanescent qui lui colle à merveille et qu’elle campe bien.
-Le reste du casting passe bien (Watanabe, Caine,…)
-Ya pas Christian Bale et ça, j’avoue que c’est un super bon point pour du Nolan.
A part ça la BO est bien (d’autres vous diraient exceptionnelle), le scénario assez béton et la réalisation au poil. En particulier les scènes d’action qui sont bien fichues (même celle à la Matrix qui se justifie pleinement.


Donc plein de bons points qui justifient pleinement la place de ciné. Franchement, il ne faut pas hésiter à aller voir ce film, il vaut vraiment le coup.
Cependant, il reste quelques points noirs qui me gâchent un peu le film m’empêchant de le classer dans mes vrais gros plaisirs ciné de l’année.

Tout d’abord le monde du rêve est vraiment sous-exploité. On en profite presque plus dans la seule banda annonce que dans l’ensemble du film. Il y a juste la scène où Ariane se lâche mais ils auraient pu en faire tellement plus… Lorsque tu as de telles possibilités, il ne faut pas hésiter à les exploiter à fond : ici l’univers est complètement adaptable, modelable et déformable. Je trouve que là-dessus, le film a été beaucoup trop sage et petit joueur. Dommage.

Ensuite, le cliffhanger final. Celui dont le monde parle. Qui fait débat à partout, qui serait tellement génial, tellement énorme. Et bah franchement, quelle déception ! Déjà, on le sent arriver à des kilomètres à la ronde tant il est téléphoné. Ensuite, qu’apporte-t-il au film ? Pas grand-chose franchement, ni effet de surprise, ni réflexion vraiment intéressante, ni scène géniale… Bref, un cliffhanger totalement inutile dont je me serais bien passé. La comparaison avec celui de Shutter Island ici se justifie pleinement (pour plein de choses d’ailleurs : la réa, le niveau de jeu de Di Caprio, le scénar ; et SI gagne toujours) : dans les deux cas, on a un cliffhanger que l’on sent assez vite (dès la lecture du résumé ou dès la BA) mais dans l’SI, on arrive à nous faire douter et l’on joue dessus pendant tout le film alors que Inception, il arrive finalement sans que cela ne soit vraiment travaillé et tombe totalement à plat.

Je dirai donc que Inception est un vrai bon film avec un potentiel énorme (peut-être un des plus gros de l’année) mais que c’est finalement assez sous exploité par le réalisateur. Mais bon, Nolan n’est pas Scorcèse…


A côté de cela, on a été voir The Expendables hier soir. J’y allais en connaissance de cause, pour voir un film d’action avec un scénario faiblard mais plein de stars du genre.


Et finalement, j’ai adoré. Les scènes d’actions sont certes excellentes mais ce n’est pas tout ! Il n’y a finalement que deux grosses scènes regroupant tout le groupe et quelques autres scènes avec juste certains acteurs mais les scènes de dialogues sont bien senties (en particulier la discussion à trois Willis + Swarzy + Stallone qui est juste savoureuse), l’ensemble du scénario se tient bien (un petit oubli concernant le retour sur l’île mais c’est peut être juste occulté) et la réalisation est pas mal du tout (un peu de fouillis dans certaines scènes d’action mais on peut leur pardonner). Bien entendu, c’est le cast qui donne tout son charme à l’ensemble :
-Stallone est égal à lui-même, en grande forme mais il ne masque pas le reste des acteurs.
-Statham passe lui aussi très bien dans le rôle du jeune second. Leur passage en duo sur l’île est vraiment un bon moment. Juste son idylle qui est un peu inutile permettant juste d’amener une bagarre de rue et un personnage féminin. Et aussi de le montrer en « gentil ».
-Jet Li sert à rien. Son personnage est ridicule et complètement gâché. Le principal point noir du film niveau cast je pense.
-Dolph Lungren est un bon géant bourrin. Il joue bien son rôle de timbré et a le droit à une belle scène de course poursuite puis de bagarre. J’aurai bien aimé le voir en face à face avec Austin. Ou en clin d’œil face à Stallone.
-Steve Austin. On a une grosse masse physiquement impressionnante et dans un rôle qui lui va comme un gant. Il sert essentiellement à intimider les gens mais une fois qu’il se met à combattre (un duel avec Stallone puis un autre avec Couture) on sent bien l’ancien catcheur puisqu’il reprend des prises typiques et que ses adversaires en utilisent aussi. Bref un personnage bien sympa.
-Charisma Carpenter. Il fallait une nana dans le film. Et j’avoue que le choix n’est pas pour me déplaire. Outre les bons souvenirs qu’elle réveille, ce n’est pas la première venue quand même…
-Willis et Swarzy ne font qu’une seule apparition, dans une scène commune. Ils ne se battent pas mais leur dialogue est réellement excellent et ils assurent.
-Mickey Rourke. C’est la classe. Je suis fan donc bien peu honnête avec cet acteur, je le sais mais waouh… Il éclipse réellement tous les autres acteurs tant qu’il dégouline de charisme. Même Stallone disparaît en sa présence. Il n’a le droit qu’à trois scènes dont deux avec de jolis monologues. Pas de baston mais il n’en a absolument pas besoin. La classe, en toute simplicité.
-Les autres (Couture, Roberts,…) assurent aussi.

Donc finalement pas un chef d’œuvre mais un film véritablement jouissif, drôle et au cours duquel on n’a pas le temps de s’ennuyer (on a l’impression qu’il ne dure qu’une quarantaine de minute). Que du bonheur…

jeudi 29 juillet 2010

Battement de coeur bloguesque et rolistique

Bon, ce blog, à l’image de quelques un de ses petits cousins, est un peu à l’abandon ces temps-ci mais ça devrait se réveiller d’ici un mois… La faute à un été assez chargé et à un mois sans net. Et aussi un certain manque de motivation et d’idée d’article (déjà, je ne vais plus au ciné, ça en enlève une partie).

Aujourd’hui, un petit article pour causer de jeu de rôle. J’ai passé un début juillet sans en lire ni trop y réfléchir mais quelques volumes d’Hellboy accompagné des derniers épisodes de Buffy (enfin), ça m’a redonné envie de m’y mettre.
Pour quoi faire donc ?
Déjà, il faut que je me monte une ou deux tables sur Tours. Que je masterise. Et si j’en trouve une pour jouer, je ne cracherai pas dessus non plus. Et puis sur Chartres ya une campagne Patient 13 qui m’attend (Brice, Yann, si vous me lisez…). Donc, je ne monte pas de tables sur Chartres. A la rigueur du one shot. Ou un peu de FRAPPE (cf. plus loin)

Ensuite, je sèche toujours sur les règles de Berezina (quoique, depuis ce matin, ya quelques idées qui montent…). Mais la question fondamentale reste «que vais-je masteriser sur Tours ? »
-Première solution : du one shot d’un jeu que j’ai déjà… Pourquoi pas, mais ce n’est pas du tout ce que je privilégie (quoique le huis-clos Qin, je l’ai toujours dans un coin de la tête ou du Hellywood).
-Seconde solution qui est une de mes grosses envies du moment mais aussi un fantasme qui commence à dater. Faire jouer une campagne solo à quelqu’un qui n’a pas lu le cycle des Princes d’Ambre en reprenant l’univers et une partie de l’intrigue. Quasiment sans système vu que l’univers d’Ambre et le jeu solo sont idéaux pour ça. Là on est dans de la grosse campagne accès diplomatie, traitrise et découverte d’un univers extraordinaire.
-Troisième solution que je vais un peu plus développer ici : le projet FRAPPE. C’est ce que je privilégie si j’arrive à réunir une table.

Donc, FRAPPE, où ça en est ? Bah, c’est prêt à être joué en fait. J’ai même un premier scénario à la Hellboy couché sur le papier et quelques idées d’autres notées quelque part. Pour ce qui est du jeu en lui-même, j’avais envie d’un univers contemporain où le fantastique est omniprésent. Le tout dans un jeu à mission avec des parties très accès pulp. Rien de très original là dedans mais je ne trouvais pas de jeu déjà existant qui arrivait à me satisfaire. J’ai donc réfléchi à ce que j’avais envie de voir pour ces parties et j’ai tout assemblé dans un seul jeu. Si au départ, la ligue des gentlemans extraordinaire était une de mes grosses références, j’ai fini par m’en éloigner un peu et je dirai que ce sont essentiellement Buffy et Hellboy qui vont m’avoir marqué. Après, on saupoudre de pas mal d’autres trucs selon l’envie (La ligue, tout l’univers du mythe et en particulier Delta Green, les brigades chimériques, un peu de Metafulaz, de Bob Morane, du Doctor…) et on sert bien chaud.

Si j’avais à donner un court pitch de cet univers cela serait probablement assez semblable à :
« Les créatures et événements surnaturels existent depuis la nuit des temps et menacent sans cesse. Heureusement, des hommes sont habitués à lutter contre eux et contre ceux qui pourraient décider de s’en servir à de bien tristes desseins. Aujourd’hui, le surnaturel est une donnée indispensable pour tout gouvernement. Il s’agit d’une arme militaire et diplomatique extraordinairement efficace tout en restant un terrible danger. C’est pour cela que l’Union Européenne a décidé en 1995 d‘unir ses efforts de créer une toute nouvelle agence intergouvernementale : la F.R.A.P.P.E. Vous êtes une de ces toutes premières équipes… »

Donc, voici un pitch qui rentre dans mon cahier des charges : surnaturel, contemporain (le choix de la date n’est pas innocent, on y reviendra en jeu), jeu à mission (pour créer plus facilement une équipe soudée et donner un organisme auquel il faut rendre des comptes) et qui laisse une grande liberté d’action au MJ dans ses scénars (on peut faire de l’horreur, du pulp, du zombi, de l’espionnage,…). Pour le moment, mon envie c’est de me baser sur les légendes, des mythes, des lieux et des personnages plus ou moins connus et de leur donner corps dans mes scénarios. Je n’exclu pas non plus des adaptations de scénarios venu d’ailleurs mais ça ne sera pas majoritaire, loin de là. Et ça sera essentiellement accès pulp : oui, ya de l’enquête mais si il y a un grand méchant, ça va se terminer par une bonne grosse baston. Et les héros vont gagner. Pour ce qui est des personnages, on reste sur des héros « gentils » mais de préférence avec une histoire et des traits de personnalités bien marqué. La caricature ne gêne pas. Bien au contraire.
Après cette courte présentation, je crois que c’est clair : on est dans Hellboy, ou alors, dans Buffy.
Pour ce qui est des règles, je voulais un truc qui permette une grande liberté dans la création des personnages et qui permette de faire du pulp. Et franchement, le Dk2 est parfait pour cela. En plus son côté boite à outil permet d’avoir exactement le système qui nous convient en utilisant quelques modifications proposées ou en ajoutant les siennes. Et l’utilisation des aspects permet de bien gérer tout ce qui est surnaturel (races non humaines, magie, super-pouvoir,…). Et niveau système, cela roule tout seul et l’utilisation des dk permet de donner cette indispensable touche d’héroïsme.

Avec tout ça, FRAPPE est donc prêt à jouer, avec quelques scénarios disponibles et pas mal d’autres idées pour la suite. Et évidemment des possibilités de campagnes ou de grands secrets.

lundi 14 juin 2010

The crazies vs Infectés

J'avais déjà parlé du second il y a peu. Depuis, j'ai été voir le premier. Voici donc un petit article pour les comparer et nuancer un peu mes propos dans l'autre article.


Bon, à la base, The crazies me bottait plus , la BA étant assez motivante alors que l'affiche est une véritable réussite (dans le métro, ça claque). Et un remake d'un Romero qu'il produit lui-même, c'est plutôt bon signe non?

Finalement, le film est assez moyen. Il y a bien quelques moments de gloire qui marquent l'esprit mais trop de défauts gâchent l'ensemble : invraisemblances, moments prévisibles, stupidité récurrente des deux héros,... Il y avait pourtant matière de faire quelque chose de sympa. Et bah non...

Les deux grands thèmes (la folie contagieuse et la réaction gouvernementale) sont sous-exploités. Et le petit truc cool qui va bien (la bande de chasseurs) est trop vite expédié. Tout cela donne une histoire plate et manquant singulièrement d'originalité se concentrant sur deux personnages sans charisme ni personnalité. Les scènes de combat ne sauvent pas plus le film.

Côté points positifs, on retiendra quand même le parafilm (affiche et BA donc), ces trois idées qui peuvent être reprises et ré-exploitées correctement et quelques scènes marquantes:
-Le coup de la moissonneuse batteuse (cf. la BA,... mais on n'en fait bien peu de choses finalement)
-Un outil de découpage de corps électrique de légiste devenu fou furieux (peu réaliste mais tellement fun. Un de mes plus gros fou rire en pleine séance. Communicatif en plus)
-Une scène de passage au lavomatic excellente
-Une bien flippante (la seule d'ailleurs) dans l'hôpital avec un hommage toujours efficace à Freddy et des rires de timbrés.

Pour ce qui est d'Infectés, on oublie toute originalité dans les idées de base. On reste dans un road movie face à une invasion de zombis. On retrouve bien d'autres idées trouvées ailleurs (les règles énoncées à la Zombiland, des idées de La Route...). De même, rien de nouveau dans la réalisation, l'opposition rencontrée ni rien de bien flippant. Mais là où le film arrive à surprendre -et à séduire- son public c'est dans le traitement même des personnages. Les six protagonistes centraux ont tous une personnalité cohérente, assez fouillée et qui évolue face au nouveau monde qu'il découvre. Et le final est une véritable réussite. Là où The Crazies se plante totalement en enchaînant une pseudo chasse à l'homme mal traitée et une conclusion qui n'aurait pas pu être plus cliché (attention, spoil: une grosse explosion nucléaire en fond alors que le couple et son futur enfant s'en tire finalement. Puis une image signifiant aux spectateurs que l'épidémie touche maintenant la ville où les deux survivants arrivent), Infectés propose quelques surprises et une véritable conclusion adaptée à ce genre de film (spoil again: les deux survivants, choqués par la mort des autres arrivent enfin à leur but. Il va maintenant leur falloir continuer à vivre seuls alors qu'ils ont tout perdu et n'ont plus rien à se dire...).

Donc, Infectés est un vrai film d'assez bonne qualité alors que les vraies bonnes idées de The Crazies mériteraient assez d'être retravaillées une nouvelle fois.
Je terminerai cet article par la conclusion de J.F. à ce The Crazies: "Ils vécurent heureux et eurent de nombreuses tumeurs"

mercredi 2 juin 2010

Viva la cinema!

Bon, encore un petit article ciné vu que je continue à écumer les salles. Je ne vais pas à encore parler de Hit Girl mais des petits nouveaux.

Alors, on commence avec un film français: Imogène Mccarthery, vu avec ze Daudey.




Alors, Catherine Frot qui joue une écossaise au caractère et aux goûts pour le moins,... écossais. Elle se retrouve à devoir trimballer des documents tops secrets jusqu'à son village natal où elle retrouve son amour d'enfance joué par Lambert Wilson. Donc un film très drôle (je crois qu'Audrey a jamais autant entendu mon rire), bien réalisé mais surtout portant par deux excellents acteurs au mieux de leur forme.

On enchaîne maintenant avec ze gros blockbuster du moment (enfin, un peu à la bourre): Robin des Bois.



Je ne reviendrais pas sur l'aspect non-historique, ce n'est pas ce qui m'intéresse. Première chose, c'est pas Robin des Bois mais plus une sorte d'introduction à un Robin classique. Donc pas de scène de mort de Marianne qui en a fait chialer tant dans le livre (enfin au moins moi). Pas non plus de scène de combat dans la forêt. Donc ça risque de décevoir les gens qui veulent voir du Robin "traditionnel".
Voilà, ça c'est dit? Mais que voit on si on arrive à se détacher de cela? Bah une très belle relecture du mythe. Les acteurs sont bien choisi et jouent bien. En particulier Robin (forcément, Russell Crowe, ça tenait du pari gagné d'avance) et Marianne (là par contre, je suis moins fan de l'actrice à la base mais ici elle est excellente). Un bémol pour Léa Seydoux (je ne suis pas fan du tout) et Mark Strong (là, c'est le rôle et peut être la lassitude, à force de le voir partout). La réa est impeccable, le scénario idéal pour ce genre de film... Juste une chose: la VF c'est le mal. Et là plus encore. Certaines voix m'ont fait bondir, en particulier celle du prince Jean (et j'avais déjà eu la même réaction épidermique dans Agora).
Donc oui, j'ai bien aimé Robin. Il succède à merveille à Gladiator. Je ne peux d'ailleurs pas dire lequel je préfère... Et j'ai envie de relire le bouquin...

Retour au cinéma français avec 8th Wonderland.


Bon, la réa est très moyenne, les acteurs sont potables, la musique inexistante et le scénario comporte quelques faiblesses. Mais purée,... L'idée de base et la trame globale sont tellement bonnes que cela gomme tous les défauts du monde. Je crois que la dernière fois qu'un film m'avait fait un tel effet (sans les défauts), ça devait être Fight Club. C'est dire... Donc un film à ne pas rater. Il passe dans très peu de salle alors vos chances de pouvoir y arriver son maigre mais il vaut largement son DVD.



Enfin, le film d'épidémie du moment: Infectés


Alors, rien de bien neuf dans ce film. Quatre jeunes qui fuient une épidémie et tentent de survivre malgré les risques d'infection. Et le reste est tout aussi banal. Succession de scène, personnages principaux et secondaires, rebondissements, musique, cas de conscience, façon de filmer et même (surtout?) la fin. Mais il se dégage de tout cela un charme indéniable. Donc pas un film indispensable mais si vous avez l'occasion de le voir, ne crachez pas dessus, c'est sympa. Si on aime le genre. Et d'ici peu The Crazies devrait sortir. Et ça sera sûrement la même chose (à suivre...)

Enfin, comment faire un article ciné aujourd'hui sans évoquer Dennis Hopper?

Hopper, c'est un artiste complet, photographe, poète mais surtout acteur qui a commencé par jouer dans la fureur de vivre avec James Dean avant de jouer dans énormément de films (du Romero, du David Lynch, du Coppola, du Wells mais aussi le premier film de Sean Penn,...) Mais easy rider restera son chef d'oeuvre. LE film hippie par excellence. Et un de mes films favoris. Pour la musique (Born to be Wild, Ballad of easy rider, The Pusher, If You Want to Be a Bird , Wasn't Born to Follow,...), pour l'ambiance sous acide unique,... Donc, si vous ne l'avez pas vu, courez le regarder. Et si c'est déjà fait, faites vous plaisir, recommencez!



Bonne route l'artiste!