vendredi 22 juin 2012

Changement de genre...

Hier soir, j'ai vu Red State...

Qu'est ce que c'est que Red State?
C'est le dernier film en date de Kevin Smith.

Qu'est ce que c'est que Kevin Smith?
C'est un gros geek.
Mais aussi un des cinéastes qui m'a le plus fait marrer ces derniers temps. Il est avant tout connu pour avoir créé un "univers", le View Askewniverse où se passent 6 de ces films. Et c'est une série de petits bijoux très drôles avec, au départ, peu de budget. Bref à voir.

En 2006, il décide de clore cet univers par un très bon Clerks 2 (le premier film de Smith s'appelle Clerks et date de 1994. La boucle est bouclée). Puis il profite de sa reconnaissance pour se diriger vers d'autres horizon et tourner deux films plus connus, Zach et Mirni font un porno et Top Cops. Je ne les ai pas vu mais ils valent apparemment beaucoup moins le coup.

Et ensuite, retour vers un cinéma indépendant avec le film dont j'ai envie de parler aujourd'hui, Red State avec un budget beaucoup plus light.

A noter que Kevin Smith c'est aussi le type qui a déclaré "Ce sont les films de Quentin Tarentino et des frères Coen qui me font triper. Mon porno à moi c'est ça!". On ne peut qu'aimer, non?
(cf. dernier numéro de Mad Movies sorti avec un très bon article au sujet de ce film).

Alors bon, Red State! Déjà, c'est une affiche superbe. Jugez plutôt:



Un film d'horreur? Ça commence comme ça puis ça dévie sur un film de siège où l'on sent bien l'influence de Waco sur les mémoires américaines presque 20 ans plus tard. Le nom n'est jamais prononcé mais on le sent tellement présent...

Le pitch du film est:

"Trois adolescents reçoivent une invitation en ligne pour du sexe, mais ils sont vite emprisonnés par des fondamentalistes religieux avec un programme beaucoup plus sinistre."

Si cela semble léger, il y a réellement beaucoup plus de profondeur derrière et une vrai évolution. On n'évite pas quelques clichés mais ça fait parti du genre pour le coup. Les acteurs sont très bon avec une mention particulière pour John Goodman comme d'habitude (la référence au Coen prend sens ici) et surtout Michael Parks que ne connaissais que vaguement avant. Et là il explose la pellicule et domine largement le film en prédicateur leader de sa secte. Il a d'ailleurs droit à un monologue magnifique dans la première partie du film. Ici, c'est la référence à Tarentino qui ressort, tant part l'acteur lui-même que par la tirade. Le reste du casting est plutôt homogène et ne démérite pas. La réa est au poil sans vraiment être fantastique. Du pur Kevin Smith quoi. Rien de fabuleux mais pas honteux non-plus.
Mais qu'a-t-il de si fabuleux ce film? Retour au sénario et à ce que le réa met derrière. C'est la dénonciation de tout un pan de la société américaine et à la façon de faire. Une partie de la jeunesse, les sectes extrémistes (d'autant plus lorsque l'on sait que Kevin Smith est lui-même croyant) et les débordements causés par le patriot act. Et on a le droit à la décharge d'action indispensable à ce genre de film.

Bref, une très bonne surprise que ce film qui a été une vraie claque et que je ne peux que vous conseiller fortement. Kevin Smith nous propose autre chose que ce qu'il avait l'habitude de nous offrir et la reconversion lui réussit bien.

jeudi 31 mai 2012

Back

Bon, on va essayer de se remotiver et de faire quelques articles de façon un peu moins irrégulière.

Et il me semble que les astres sont alignés pour que cela puisse repartir:

-Ils arrivent. Qui ça ils? Bah eux! Les zombis! On ne parle que de ça depuis deux jours! (petit rappel)

-Je retourne au cinéma et j'ai envie de faire des articles sur certains films pour dire au combien ils sont grands (d'ailleurs, un article road movie serait une bonne chose)

-Je remeujeute. Ça faisait longtemps et ça fait du bien de faire du jeu de rôle non? Avec une équipe d'élite (Ernest, Quentin, Mika et JF qui a fait le guest en intro). Et c'est du noir dans une ville librement inspiré de la cité des saints et des fous. Parce que ce livre est vraiment trop cool. Et pour le système, du dk parce que ça fonctionne bien. Faudrait que je fasse un petit résumé des deux premiers sénar. Un jour peut-être. Ou au moins que je présente la ville vite fait.

Donc JDR, cinéma et zombis. Bref, les trois sujets centraux de ce blog. Alors, prenons ça comme un signe et c'est reparti!

D'ailleurs, j'ai un article presque fini sur mon disque dur. Je l'ai écrit il y a trois ans. Faudra que je le reprenne un jour.


Ha!!! Et sinon ma vie est plutôt cool en ce moment. :D

mercredi 30 novembre 2011

Un jour viendra,...

Allez, un nouvel article. Pour parler d’une sacré arlésienne me concernant : Dukreben.

Cela doit faire presque deux ans que j’ai ce projet en tête qui resurgit de temps à autre. Un jour, j’en verrai le bout, si, si.
Pour ceux qui auraient zappé ou qui n’ont pas suivi, Dukreben c’est un jeu de rôle se passant dans un univers perso. Le nom même de Dukreben signifierait « A l’aventure » en romani.

La base de l’univers est posée depuis le début ou presque, il a légèrement évolué mais ça semble plutôt carré :

Fin du XVIe siècle, votre peuple, le peuple Tsigane est persécuté en Europe depuis trop longtemps. Il est temps pour vous de fuir et de quitter la mère-terre européenne pour aller à l'aventure loin de ce continent. Voilà pourquoi beaucoup d'entre vous ont décidé de prendre les voiles et de se faire PIRATE...
Et finalement, vous vous avérez plutôt doué dans cette nouvelle fonction et vous finissez par vous apercevoir que votre musique traditionnelle a un effet assez étonnant sur la réalité et permet de la déformer!
Féroce boucanier, danseuse séduisante, roublard vide-gousset, diseuse de bonne aventure, habile vigie, vaillant capitaine ou musicien enchanteur, lancez vous à l'aventure!

Côté système, après pas mal d’atermoiements (systèmes perso, adaptation du dk2,…), j’ai fini par récupérer le système de Tranchons et Traquons qui a fait ses preuves à Angers et qui se prête très bien à de l’épique, idéal donc pour Dukreben. Après quelques menus ajustements, cette partie du jeu est prête à être utilisée.

Du côté du scénario, j’ai une déjà une campagne de côté, campagne dont je suis plutôt fier.

Tout semble donc prêt, non ?

Et bah non : il me reste à m’occuper des classes de perso. Celles-ci sont choisies (Baroudeur, Cantinier, Danseuse, Diseuse de bonne aventure, Mousse, Musicien, Pirate et Sage) mais il faut encore s’occuper des différents pouvoirs et équilibrer tout cela… Reste plus qu’à trouver le temps et la motivation…

Promis, un jour je ferai jouer Dukreben ;)

mardi 29 novembre 2011

Le catch, plaisir enfantin ou modèle de production sérielle ?

Allez, histoire de ne pas laisser mourir ce blog, un petit article (qui traîne sur mon PC depuis des mois) sur ce qui reste un de mes loisirs coupables, que je n’évoque finalement bien peu : le catch. En effet, alors que je parle régulièrement grand ancien tentaculaire, super-héros, zombi, SF et que je ne peux m’empêcher de pratiquer le prosélytisme rôliste, le catch reste quelque chose que je partage bien peu. Ce qui n’est guère étonnant au vu de sa réputation et de son image de loisir puéril où l’on voit des types en slip se tataner la gueule.

Certes, les combats eux-mêmes apportent une certaine forme de bonheur et certains mouvements sont superbes (le RKO on air de Randy Orton sur Evan Bourne ou certains combats de CM Punk sont quand même des souvenir magnifiques) mais limiter le catch à cela est fort réducteur et ce n’est d’ailleurs pas ce qui m’intéresse le plus dans ce divertissement (les sports de combat et moi cela a toujours fait deux). On ajoute généralement le scénario, la personnalité des « personnages » joués par les catcheurs aux grands intérêts du catch. On le compare d’ailleurs généralement au théâtre pour le double côté live et jeu d’acteur. J’ajouterai néanmoins un troisième élément au duo sport de combat/théâtre : les séries TV.

En effet, on retrouve dans les fédérations de catch la même notion de rythme présent dans les séries : on ne travaille pas que sur un seul objet (spectacle au théâtre et film au cinéma) mais sur un enchaînement de show assez proches des épisodes de série TV. Prenons le cas de la plus importante compagnie de catch US (et donc mondiale) : la WWE qui offre 3-4 show hebdomadaire ainsi qu’une douzaine d’événements exceptionnels par an (sans compter les tournées à l’étranger). Arriver à tenir un tel rythme, je trouve cela assez exceptionnel surtout en direct devant spectateurs. Se pose ensuite la question de la qualité de ces storyline, de leur répétition et du côté cliché de ces histoires. Et effectivement, le format affiché par le catch impose un côté assez prévisible sans toutefois l’être totalement. Le premier aspect de cette rengaine c’est le manichéisme de ce loisir (pour les rôlistes, ça rappelle étrangement donj’ d’ailleurs) : un catcheur est heel (mauvais) ou face (bon), jamais neutre et rarement très complexe ; il appartient à un camp ou à l’autre et tout changement (turn) se doit d’être impressionnant et radical. Tout ceci ajouté à une nécessité de travailler parfois dans l’urgence (pour s’adapter aux blessures et aux réactions du public) impose donc aux scénaristes une certaine façon de construire les scénarios que je trouve particulièrement intéressante. De même, la personnalité imposée à certains catcheurs est assez « folle » et apporte une autre raison de suivre cela (le Taker par exemple). J’ai par contre l’impression que ces catcheurs originaux ont tendance à être de moins en moins nombreux.

Alors, oui, je regarde le catch et j’aime ça. Peut-être que je ne cherche qu’à trouver une simple raison de justifier un plaisir coupable mais suivre les intrigues catchesque à long terme apporte une certaine satisfaction et quelques idées. C’est d’ailleurs amusant de le retrouver dans certains autres « médias » : films (The Wrestler, mouvement de SCSA dans The Expendables,…), série TV (ce vieil épisode de Malcolm) ou encore bande dessinée (Spider-Man,…). J’aimerai d’ailleurs en remettre une couche avec Mutafukaz à ce sujet : Run y tente un mélange entre popculture européenne et popculture made in América et parmi les éléments que l’on retrouve dans ce petit bijou, il y a une sacré bande de luchadores regroupés en une société secrète énigmatique. Et on retrouve régulièrement des discussions catchesques sur certains forums jdr ou des références dans des jeux eux-mêmes (sans parler de Luchadores).

PS : article tapé en regardant Underworld 3. Comme quoi, quand on parle de plaisirs honteux…

mercredi 9 mars 2011

Quelques cinés...

Bon, la résolution de l’an dernier de critiquer tous les films que je vais voir au cinéma est bien mal partie pour celle-ci.
Quelque mots quand même pour ceux que j’ai été voir pour le moment (je mets l’échine du diable de côté, il est un peu plus ancien et mérite un article à lui seul) :

Black Swan : très bon ce film, bien réalisé, bien joué et assez traumatisant. Quelques défauts néanmoins. Un bon 5/6 sur l’échelle mad.

Largo Winch 2 : bahhhhhhhhhhhhhhhhhhh. J’avais plutôt apprécié le 1 mais là… Ils ne savent même pas filmer les scènes d’actions… Et ils ont osé massacrer Simon… 1,5/6 (1 pour la scène de chute libre, 0,5 pour leur Largo)

True Grit : un Coen… Je pars avec un à priori positif même si c’est pour un western (j’aime pas les westerns,…). Et comme prévu, c’est parfait sur tous les plans. Et la petite est juste fabuleuse (les autres aussi mais elle m’en a bouché un coin). 6/6

127 heures : encore du bon film. La musique et les paysages sont superbes, la réa au poil, James Franco joue vraiment bien et les actrices pleines de charme. Le scénar est bien sûr assez maigre mais cela était inévitable. Les comparaisons avec Into The Wild sont flatteuses et mérités. 5,5/6

mercredi 9 février 2011

Galère, galère, galère, galère,…

Une histoire de bateau où tout prend l’eau ? Un peu cela ces temps-ci en fait. Alors, on se repose sur les essentiels, les potes et le geek stuff. Au moins, ces choses ne lassent ni ne laissent tomber. Côté potes, c’est toujours aussi fourni même si certains commencent à sérieusement manquer (ils se reconnaitront). Coté geek stuff, il y a une production tellement énorme et j’ai tant de retard que j’en ai pour des années.
Alors quoi de beau dans mon monde imaginaire ?
Les premiers cinémas de l’année avec Green Hornet, Les Chemins de la liberté et Le Discours d’un roi.



On commence avec le dernier Gondry qui se met au super-héros. Alors, un bon petit film fun avec un duo d’acteurs qui font leur show et une bonne utilisation de la 3D tout au long du film (et du générique d’ailleurs). Mais qu’on ne s’attende pas à du bon super-héros. On est bien loin de ce qui se fait de mieux en la matière (vous devez déjà connaitre mon goût pour les personnes masqués en collant) et même les super « déjantés » de ces dernières années (Kick-Ass) sont beaucoup plus marrant. En fait, on assiste plus à une comédie à l’américaine assez classique dans un univers à la mode. Et on regarde deux types faire leurs pitreries. Alors un film qui se laisse regarder sans être inoubliable. Ce film vaut aussi pour deux seconds rôles vu que l’on retrouve l’acteur jouant Adama dans Battlestar Galactica (et il a toujours la classe !) et ce bon vieux Christopher Waltz toujours aussi fun et bon (il a réussi à me faire éclater de rire quand même ce con).



Second film de l’année : Les Chemins de la liberté. Et là, c’est une sacrée claque et une véritable bonne surprise que je trouve peu mis en avant. Parce que pour le coup, on est face à quelque chose de vraiment bien qui vaut largement sa place de cinéma. Arriver à rendre ce genre de périple intéressant ce n’est vraiment pas facile mais le réalisateur y arrive bien, en grande partie grâce à un casting réussi et des acteurs ayant à la fois la gueule de l’emploi ainsi qu’une qualité de jeu indiscutable. Et Colin Farrell confirme tout le bien que je peux penser de lui depuis quelques temps (et pas que pour Crazy Hearth). Ajoutez à cela un scénario qui arrive à retenir notre attention ainsi que des paysages somptueux (comment ne pas avoir envie de grands espaces en regardant cela ?) et on se retrouve face à un vrai bon film que je ne peux que conseiller !




Enfin, je vais devoir encore plus élogieux avec le somptueux Le Discours d’un roi parce que là, on n’est pas loin du chef d’œuvre tant tout est soigné et au poil. Rien à redire, si ce n’est le côté parfois « académique » du film : tout y est millimétré, classique et prévisible. Cela n’empêche cependant pas le film de fonctionner à merveille et de nous époustoufler par le talent des trois acteurs principaux véritablement excellents. Et voir madame Burton dans un film autre qu’un de ceux réalisés par son époux permet de se rendre compte de ses véritables qualités de jeu. Idem pour ce cher Barbosa ! Je ne peux que vous recommander d’aller voir absolument ce film et je crains que ce ne soit pas la dernières fois cette année tant le planning est alléchant ! il suffit de regarder les nominés aux oscars pour se rendre compte de ce qui nous attend dans le prochain mois…

Bon, finalement, ces derniers cinémas sont bien peu geeks mais cela devrait s’arranger avec les prochains puisque demain, ya L’Echine du diable de Del Toro qui passe aux Carmes et que samedi je devrais aller voir Tron 2. Un peu mieux non ? J’aurai aimé vous parler de BD (enfin, plus de comics), de séries TV et même de Gaiman mais cela serait pour une autre fois. Et peut-être aussi de jeu de rôle si je rejoue un jour !
PS : un article par mois, vraiment pas terrible…

samedi 1 janvier 2011

Une bonne année,... de cinéma

Bon, une année se termine, une nouvelle commence et c’est le moment de remplir plein de traditions plus ou moins agréables. Si je vous épargne les bonnes résolutions que je ne tiendrais pas, un nouvel article consacré au cyclisme et que j’ai évité les texto de minuit, je ne peux pas déroger à une courte récapitulation de cette année 2010 en matière de cinéma. Je vais donc vous proposer ici mon top 10 parmi les films que j'ai vus au cinéma et non grâce à d’autres moyens ce qui élimine d’emblée certains candidats sérieux (Invictus et Fantastic Mr Fox par exemple).

1) 8th Wonderland : Pas un grand film mais une telle claque. Quel OVNI !
2) A serious man : Un grand film. Comme d’habitude avec les Coen
3) Crazy heart : Deux oscars pleinement mérités mais pas que. Superbe !
4) Kick Ass : Du fun, du fun, du fun, et que du fun.
5) Rubber : Un autre OVNI plein de fun mais pas que…
6) Shutter Island : Du Scorsese bien noir au meilleur de sa forme
7) Scott Pilgrim versus the World : Du fun et des trouvailles à tout va ! Jouissif.
8) Soul Kitchen : Enorme surprise qui apporte plein de bonheur… et de couleurs !
9) My own love song : Un superbe cast qui rend ce film beau et touchant !
10) The Social Network : Pour le cast et la réalisation essentiellement

Un top 10 finalement assez varié, entre OVNIs, films pour geeks et grands films, on a un peu de tout pour une très bonne cuvée à mon goût. A noter que les 8 premiers sont largement au dessus du reste et ont été assez difficiles à départager les uns des autres.

Quelques mentions spéciales:
-Déceptions de l'année pour Iron Man 2 (j'ai bien aimé mais franchement, à comparer au 1, c'est décevant) et Inception (de telles possibilités finalement bien peu utilisées,... grrr)
-Acteur de l'année: Jeff, of course, parce qu'il choppe un oscar qu'il mérite tout en dominant le beau casting des chevres du pentagone haut la main (et donnant un petit intéret au film)
-Le film que je n'aurais pas du aller voir: Adèle Blanc Sec
-Regret de l'année: ne pas avoir vu des hommes et des dieux...

Pour l'année qui arrive, j'attends beaucoup de quelques films, en particulier du prochain Coen, True Grit qui s'annonce encore comme un très grand et une probable machine à récompenses.

Mais, d'un autre côté, ya pas mal de trucs tentant: Paul, Pirate des Caraibes 4, Tron 2, Largo Winch 2, Very Bad Trip 2, Sherlock Holmes 2, Somewhere, Au-Delà, Black Swan, 127 heures, Tree of Life, les chemins de la liberté, Route Irish, Burke and Hare, The Invention of Hugo Cabret, A Dangerous Method, The Goon, Thor, Green Hornet, Sucker Punch, Captain America, Conan, Hobo With a shotgun. Bon, je reconnais que ça fait beaucoup et que je me suis peut-être laissé emporté mais cette nouvelle année me semble vraiment bonne...

En espérant qu'elle le soit effectivement! Et pour vous tous d'ailleurs!
Bonne année à toi qui me lis donc!

mardi 7 décembre 2010

Scott Pilgrim vs. The World

Dur, dur d’élaborer une vraie critique de ce film…
L’idée de départ est simpliste : un jeune musicien tombe amoureux d’une nana et doit combattre ses sept ex-maléfiques pour la séduire. Le tout sur un fond de référence à la pop culture, essentiellement jeux vidéo.

Et elle est plutôt bien traitée, la réalisation passe plutôt bien, sans moments d’ennuis et toujours aussi fun. Avec Edgar Wright, on sait à quoi s’en tenir tant Shawn et Hot Fuzz sont extraordinaires. Et là, on s’éclate tout autant. Mené par un bon Michael Cera et une Mary Elizabeth Winstead qui joue pas mal, le casting se démène bien, en particulier certains seconds rôles très important dans le manga (Knives Chau et Wallace). Mention toute particulière pour Jason Schwartzman qui monopolise l’écran lorsqu’il apparait. Tout cela doit vous décider à aller voir ce film malgré les quelques reproches qui vont suivre d’ici peu. En effet, pour son humour et pour toutes les petites trouvailles dans la réalisation (en particulier les scènes de combat), il vaut vraiment le coup.
Néanmoins, ce film n’est pas exempt de toutes critiques. Son scénario est évidement faiblard mais cela vient du matériel de base et est pleinement assumé. Cependant si dans la BD, les intrigues secondaires fourmillent et partent dans tous les sens, c’est beaucoup moins le cas ici et les personnages secondaires sont sous exploités malgré un potentiel certains (Knives, Kim, Wallace,…). Leur absence révèle aussi un gros défaut du film, celui qui me semble le plus rédhibitoire : on ne croit absolument pas à l’histoire d’amour entre Scott et Ramona. Je ne sais si cela est du à un véritable choix du réalisateur ou au jeu des acteurs… Si ma première hypothèse est la bonne, je pense que Wright a fait le mauvais choix et qu’il aurait du tourner cela autrement. Si c’est la seconde, cela est un peu plus inquiétant en ce qui concerne Cera que j’adore par ailleurs. Mais il faut dire que ses précédents rôles n’étaient guère convaincant sur ce point (alors que j’adore sa façon de jouer pour le reste). Bref, un gros bémol et une évolution à surveiller…



Alors, Scott Pilgrim, il faut le lire ou il faut le voir ? Les deux, clairement ! On a d’un côté une version complète, permettant de bien voir tout cet univers et la richesse qu’il développe alors que de l’autre, on a un concentré de fun, porté par le support idéal pour l’utilisation des codes du jeu vidéo. Finalement, je me demande si l’idéal ne serait pas une adaptation en série télévisé. On aurait la richesse du format papier avec les possibilités techniques du cinéma.

mercredi 1 décembre 2010

D’écrire la ville


Tout est parti de quelques messages sur une de mes lectures du moment : DMZ. Et plus particulièrement son volume 4. Je parlais avec l’amie qui me l’avait prêté et regrettait la perte d’importance de la ville. Pour elle, c’était une sorte de bouffée d’air pur, une autre ambiance qui se dégageait alors que pour moi, cela manquait réellement. En effet, je considère que c’est elle le véritable personnage central de ce comics. Il reste très bon (allez y jeter un œil, ça vaut le coup) même malgré cela mais perd dans la continuité et aussi dans ce qui fait, pour moi, son principal intérêt : la description d’une cité et de la vie de ses habitants dans une situation de guerre civile.
Et je me suis rendu compte que c’était là une de mes marottes actuelles : comment arriver à décrire une ville, faire ressentir toute la vie de ses habitants, ses spécificités, ses souffrances, bref tout ce qui lui donne son intérêt. Évidemment, toutes ces questions se font avec des idées de rôlistes derrière la tête : comment arriver à retranscrire cette force dans une partie ou dans un jeu ?



Gotham, Manhattan, Laelith, Lankhmar, Imrryr, Heaven Harbor, La ville (Transmetropolitan), Sin city, Arkham, le Paris de Zola, Ankh-Morpock, les villes américaines du « Noir », le Londre de Jack London. Toutes ces cités sont particulièrement marquantes pour ceux qui ont pu un jour les visiter au cours de leurs lectures et donnent envie de jouer dans leur cadre à l’accroc que je suis. Une vraie bonne ville de littérature ne doit pas juste être un décor, c’est un personnage à part entière. Pour ce qui m’intéresse aujourd’hui c’est même généralement le point central de l’histoire, l’aspect le plus important. Plus encore que les personnages ou que tout autre élément de l’intrigue. Elle se doit d’être originale, fascinante mais aussi cohérente.
Mon principal sujet d’intérêt du moment (dans une perspective de rôliste, toujours), c’est cette fascinante ville d’Ambergis, décrite dans La cité des saints et des fous de Jeff Vandermeer. Je me doute bien que ça ne vous dit pas grand-chose alors je vais vous gratifier d’une petite explication. Étant de nature fainéante, je me contente d’aller lire l’article du cafard cosmique à ce sujet, article bien écrit et rendant honneur à ce petit bijou.
Maintenant, il va falloir relire ce bijou, trouver quelques idées pour adapter cela, coucher le tout par écrit. Et peut-être même faire jouer… Mais là, on est en pleine science fiction.
Pour le moment, je pars avec une ville médiévale fantastique assez sombre reprenant les codes du roman noir. Je pense la situer dans une jungle luxuriante en pleine colonisation. Ce qui explique la présence de nombreux marginaux et des personnages. Et puis, ya plein de choses qui donnent envie niveau lecture. Avec en plus, certains cours qui me rappellent ça. Et puis même les expos à Paris...



Une petite citation au passage pour clore le truc...
"Ma ville. Elle est toujours là pour moi. Chaque nuit de solitude, elle est là pour moi. Ce n’est pas une espèce de fausse nymphette maquillée au marqueur. Non, c’est une vieille ville, vieille et fière de ses moindres pustules, fissures et ridules. C’est ma chérie, mon joujou. Elle ne cache pas ce qu’elle est, ce dont elle est faite : de sueur, de muscle et du sang des générations successives. Elle sommeille. De minuit à l’aube, seul les ombres fendent le silence... Mince, j’ai pas que ça à faire. Ma ville hurle, elle a besoin de moi. Elle est mon amour, elle est ma vie. Et moi, je suis son esprit. "

PS : bien évidemment, cet article a été écrit à l’arrache, sans plan, en regardant Hot shot 2 (si, si), sans savoir où je voulais aller. Et bah, je ne sais pas où je suis, mais j’y suis arrivé. Au milieu de ces saints, de ces fous et de cette tentaculaire agglomération.
PPS : il semblerait que malgré mes nombreux efforts, ce blog ne soit pas encore mort… Un jour peut-être.
PPPS : oui, je sais, j’ai toujours 15000 idées et je ne les mène presque jamais à bien. Mais c’est mon blog alors je fais ce que je souhaite.
PPPPS : Faudrait pas abuser non plus…

vendredi 12 novembre 2010

Monster in ze blog

Bon, ce blog est un peu mort en ce moment et je ne sais pas si je le relancerai un jour...

Mais là je dois répondre à un article paru chez une amie alors je vous en fait profiter puisque ça peut interesser certains d'entre vous et que c'est trop long pour faire un simple commentaire.

Bon, tu rentres dans le débat hyper classique de l'adaptation et surtout celui, peut-être un peu moins présent, de la reprise.

C'est un phénomène peut-être finalement moins européen qu'américain où la reprise de personnages est beaucoup plus aisé (l'industrie des comics par exemple). Pour ce qui est de l'adaptation, c'est assez souvent la même chose: c'est mauvais ou c'est pas mal mais il manque quelque chose. Pour Black et Mortimer, on est dans le second cas. Et comme tu l'as dit dans ton article, c'est ce cher Olrik qui trinque. Un manque de classe certain. Pourtant l'adaptation est plutôt réussie. Mais il y a d'autres exemples où cela marche aussi: Fight Club, Shutter Island et Watchmen sont par exemple adapté très fidèlement en film et gardent toute la saveur du livre originel.

On entre ensuite dans le domaine de la création originale à partir d'une oeuvre existante. Cette fois-ci, il faut s'approprier l'essence même de l'original et y apporter sa propre touche. Et c'est particulièrement difficile. Pour continuer sur les passages au cinéma, je vais continuer sur les super-héros et te parler de Hellboy. Del Toro a repris le personnage de Mignola, il a compris ce qu’il fallait comprendre mais a préféré écrire sa propre histoire, gardant ce qui l’intéresse (les personnages, l’histoire même du héros, son origine et une bonne part du style), en coupant une partie (atténuation de l’importance des légendes traditionnelles européennes) et ajoutant sa touche perso tout aussi retrouvable dans le reste de sa production (le bestiaire, le rythme et l’humour). Bref, une adaptation/re-création réussie. Et la même réflexion peut être faite sur le Dark-Knight originel. Et aussi, il est vrai, de son adaptation cinématographique.

Revenons maintenant à notre sujet de départ, Black et Mortimer. Cette fois-ci, je n’accroche pas à ce qui a été fait après Jacobs, que cela soit en BD ou en DA. Pour moi, l’essence même de l’œuvre originelle n’est plus là et il manque ce qui fait tout son intérêt. Je suis donc bien d’accord avec tout ce que tu as dit. Black et Mortimer, c’est un savant mélange. Il faut : de l’humour, de la SF (finalement, ce n’est que cela dans beaucoup d’épisodes, de la bonne vieille SF bien pensée. D'ailleurs, cette fois-ci c'en est, non Ernest?), un méchant classe, de l’aventure, nos deux héros et surtout un superbe style d’écriture. Il n’y a donc pas de place pour le fantastique pur ce qui est le principal souci des épisodes créés juste pour les DA. Ces épisodes peuvent être agréables, bien écrits et haletants, ce ne sera jamais du Black et Mortimer. Qu’ils laissent ça à Luc Orient !


Voilà, en gros ce qu’il y avait à dire sur cet article. Un dernier ajout quand même, qui s’en éloigne un peu pour parler d’Edgar P. Jacobs. Il a finalement fait bien peu de chose créé par lui-même mais je ne peux que vous conseiller de lire Le Rayon U. Pour moi, c’est une véritable introduction à Black et Mortimer. En effet, on y retrouve tout : le même style (ça reste brouillon mais on sent que ça vient), un duo aventurier/chercheur, un serviteur indien, un grand méchant classe, un monde secret avec d’autres humains et des animaux merveilleux. Et là dedans, on met de l’enquête, de l’aventure, de l’espionnage et de la « politique locale ». Et ce ne sont là que quelques uns des éléments de ressemblance : on a sous les yeux une première mouture de ce qui donnera plus tard L’Enigme de l’Atlantide ! Donc, pour les fanatiques de B&M, allez jeter un œil à cette BD : Le Rayon U.

Autres séries (un peu plus récentes, 70’s pour la plupart), vous pouvez jeter un œil à Bernard Prince (un marin aventurier), Luc Orient (SF contemporaine mettant en jeu un commando de barbouzes), Valerian (du space opéra extraordinaire), Simon du Fleuve (post-apo) et Bruno Brazil (SF contemporaine alternant entre E.T. et explication logique). Pour moi toutes ces séries font parties des héritières de Black et Mortimer.

PS: désolé pour le style et l'orthographe mais j'ai écrit cela comme ça venais et je n'ai pas le courage de me relire là maintenant tout de suite....

PPS: Pas envie de faire des articles dessus mais The Social Network, c'est très bien et L'Homme qui voulait vivre sa vie c'est plutôt moyen... Ha! Et ya Rubber qui vient de sortir et qui a l'air vachement bien, jugez plus tôt:

"Dans le désert californien, des spectateurs incrédules assistent aux aventures d'un pneu tueur et télépathe, mystérieusement attiré par une jolie jeune fille. Une enquête commence."